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La charge mentale : comment aller vers une amélioration ?

La charge mentale : comment aller vers une amélioration ?

La charge mentale est un sujet très abordé depuis quelques années. En effet, de nombreuses études ont montré que les femmes étaient beaucoup plus investies que les hommes dans leur vie domestique en plus de leur vie professionnelle et que cela constituait une entrave au quotidien. Dans les couples hétérosexuels, ce sont majoritairement elles qui font tourner la maison et donc en rentrant du travail, elles doivent penser à faire les courses, chercher les enfants à l’école ou encore s’occuper des rendez-vous médicaux car les hommes ne s’en préoccupent pas, ou du moins beaucoup moins. Les femmes supportent une charge mentale au quotidien : penser à toutes ces tâches à réaliser ça fatigue. En partant de ce constat, nous pourrions déjà voir si, depuis que ce sujet a commencé à faire parler, il y a eu des améliorations.

 

Malheureusement, les nouvelles ne sont guère réjouissantes. En effet, cette inégalité n’a que très peu diminué au cours des 25 dernières années. Selon l’INSEE, en 2010, les femmes prenaient en charge 64% des tâches domestiques et 71% des tâches parentales au sein des foyer. En 1985, ces taux s’élevaient respectivement à 69% et 80%. En fait, dans de nombreux couples, le problème ne serait pas tant la réalisation des tâches domestiques que le fait que le conjoint, qui peut être de très bonne volonté par ailleurs, attend de sa partenaire qu’elle lui indique les différents travaux de la maison à effectuer. La rengaine qui revient effectivement souvent de la part des hommes est : “Il fallait me demander, je t’aurais aidée.” Très bien. Mais on comprend bien vite le problème de cette remarque. Il faudrait que les hommes se sentent responsables de leur foyer. Bien sûr, cela peut également passer par un changement dans la manière de faire des femmes, afin qu’elles laissent plus de marge de manœuvre aux hommes pour qu’ils apprennent par eux-mêmes. Cela suppose néanmoins une envie de leur part de s’impliquer davantage.

 

Par ailleurs, on pourrait s’interroger sur les causes de cette inégale répartition des tâches domestiques. En effet, cela peut poser question : alors que les femmes sont massivement sur le marché du travail, pourquoi est-il encore considéré comme “normal” que ce soit elles qui supervisent le foyer ? Bien sûr, cela n’a rien d’inné. Cela peut être dû à une éducation différenciée dès l’enfance, où l’on va mettre très tôt des poupées et des petits aspirateurs dans les mains des filles et où l’on va considérer qu’il est honteux pour les garçons d’aimer ces jouets. De plus, on va voir nos mères prendre en charge toute la gestion de la maison, pendant que nos pères ne font que participer à son exécution. Evidemment, cela ne se passe pas ainsi dans toutes les familles, mais cela reste quand même le cas pour une part importante. Par ailleurs, un problème se pose aux jeunes mères. Onze jours après l’accouchement, leur partenaire retourne au travail tandis qu’elles restent à s’occuper de leur enfant jusqu’à qu’elles-mêmes reprennent leur activité. C’est pourtant durant cette période que les mères intègrent mentalement tout le nécessaire pour gérer un enfant (choix d’une nounou, l’achat de vêtements, les rendez-vous médicaux, la préparation des repas, etc.). Quand elles reprennent le travail, le rythme est si intense qu’il sera moins épuisant pour elles de continuer à faire toutes ces choses, que de batailler avec leur partenaire pour qu’il en prenne sa part. Les pères ont alors raté le coche : ils n’ont pas acquis les habitudes à avoir pour s’occuper de leur propre enfant !

 

Selon l’économiste Hélène Périvier, la situation à laquelle on assiste aujourd’hui, où les femmes sont en charge des dépendants (soit les enfants, les personnes âgées et les personnes malades) et où les hommes sont dans la sphère publique, prend ses origines dans le XIXème siècle. Lors de la Révolution Industrielle, il fallait aller travailler en usine mais comment s’occupe-t-on alors des enfants ? Une injonction a été créée pour les femmes de prendre en charge les enfants tandis que les hommes s’occupaient du gagne-pain. Le concept d’instinct maternel émerge alors, qui a depuis été complètement démenti, notamment par la philosophe Elisabeth Badinter. Depuis, les femmes sont restées cantonnées dans ce rôle, par manque d’éducation d’abord et ensuite à cause des normes éducatives genrées. Aujourd’hui, il existe de moins en moins de couples mono-actifs car les femmes sont éduquées et veulent s’émanciper. Ce modèle est en perte de vitesse depuis plusieurs décennies mais persiste néanmoins.

 

Comment les politiques publiques pourraient encourager les hommes à prendre plus en charge le travail domestique et la responsabilité de leurs enfants ? Tout d’abord, on peut différencier deux types de politiques publiques : développer des structures d’accueil des enfants et la mise en place de congés parentaux. Concernant le premier, il est certes très utile mais il ne va pas changer la division des rôles dans la famille. Le second à l’inverse peut être réellement transformatif. En France, le congé maternité est présent depuis longtemps, mais le congé paternité a été créé il y a peu, en 2002. Tandis que le congé maternité est obligatoire – afin d’éviter des pressions de la part des employeurs pour que les femmes ne le prennent pas – le congé paternité est optionnel. Néanmoins, 7 pères sur 10 le prennent, ce qui démontre une volonté des pères de passer du temps avec leurs enfants. Cependant, le congé paternité est pris de façon synchrone avec le congé maternité, ce qui n’est pas idéal, car si l’on veut que les pères s’investissent plus, il faut qu’ils passent du temps seuls avec les enfants et qu’ils soient en charge des tâches domestiques durant cette période. Dans d’autres pays, notamment les pays nordiques, le système est plus poussé :  il existe un congé paternité obligatoire rémunéré et de longue durée. Ainsi, la Suède, qui est un des pays les plus égalitaires entre les hommes et les femmes, a un quota de congé réservé au père distinct de celui de la mère. Dans l’ensemble, ce sont les pays qui proposent des congés parentaux à répartir entre les parents qui font partie des plus égalitaires quant à la répartition des tâches. Le congé paternité semble donc avoir beaucoup d’impact sur la réduction des inégalités de genre.

 

Le congé paternité est une avancée qui permet de se rendre compte que les pères aussi aimeraient passer plus de temps avec leurs enfants, et si ce moyen pouvait se normaliser au cours du temps, il pourrait participer à remettre en cause la répartition genrée des tâches au sein des couples.

 

En conclusion, la charge mentale est un problème épineux qu’il ne sera pas simple de résoudre mais les différents mouvements féministes qui émergent sont un bon moyen de faire évoluer positivement la situation.

 

 

 

 

 

 

Sources:

 

Podcast : Les couilles sur la table: Congé paternité, le miracle?

 

Article de l’express : https://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-charge-mentale-le-syndrome-des-femmes-epuisees-d-avoir-a-penser-a-tout_1906874.html

 

Bande-dessinée : Un autre regard d’Emma

 

 

Elise RABOT pour PRISM

La famille JIM vous dit à très vite

La famille JIM vous dit à très vite

Qu’entendons-nous quand nous parlons de la Junior Investment Management alias la JIM ? Pour ses membres il n’y a aucun doute : cette association est avant tout une famille. Une famille composée de 24 membres, réunit autour d’une même passion, la finance.

La JIM est composée de deux pôles : le pôle investissement qui compte pour l’instant 21 membres et le pôle communication où on retrouve trois membres. Le bureau de l’association s’attache à créer un lien constant entre ces deux pôles aux rôles différents mais pourtant complémentaires. À titre d’exemple le pôle communication qui a une place particulièrement importante cette année, s’occupe de recueillir (et même de trouver) des idées de tous les membres pour ensuite les diffuser sur nos réseaux sociaux tels qu’Instagram (jim_tbs), LinkedIn. Nous avons également en projet de relancer notre site internet jim-tbs.com en postant davantage d’articles sur la finance en général ou en parlant de nos partenariats, comme celui avec la London Fox (une équipe de banquier d’affaires dont le but est de former des jeunes étudiants voulant travailler dans la finance).

Le but est vraiment que tous les membres de l’association s’entraident pour faire de la JIM ce qu’elle est aujourd’hui. En effet, au sein de la JIM, nous attachons beaucoup d’importance à maintenir une bonne entente, un bon dynamisme car c’est dans une bonne harmonie que nous arriverons à produire du contenu de qualité.

 

L’activité principale au sein de notre association est de rédiger plusieurs rapports d’investissements afin de gagner de l’argent pour le fonds que nous gérons : le fonds Nalpas, un fonds de 12 000€. Rapidement, qu’est-ce que le fonds Nalpas ? Ce fonds a été créé en mémoire d’un professeur de finance de TBS et a pour objectif de professionnaliser les étudiants. Sous l’égide de la Fondation de France, les bénéfices sont distribués à des étudiants sous forme de bourses ou servent au financement à la recherche.

De plus, cette année nous souhaitons développer l’aspect RSE de l’association. C’est pourquoi nous avons décidé qu’au moins un de nos rapports d’investissement concernera une entreprise respectant les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Faire du profit, tout en respectant les aspects environnementaux et sociaux, c’est possible et notre but est de le montrer. La finance verte ou finance durable comme on les appelle sont de plus en plus adoptées par des grandes ou plus petites entreprises. Ainsi nous pensons qu’il est important pour nous de promouvoir cet aspect-là de la finance qui malheureusement n’est pas encore assez connu.

 

Vous le savez sans doute déjà mais la finance est un milieu très sélectif. Ainsi, si nous voulons travailler dans ce domaine, il est impératif de le savoir le plus tôt possible afin de se former au plus vite. Cette formation peut commencer avec nous, l’association de finance de TBS. Dans la vie, il ne faut pas passer à côté de quelque chose que l’on aime, rejoindre la JIM c’est faire à la fois sa passion tout en préparant son avenir professionnel. En effet, la JIM est un moyen pour découvrir l’univers de la finance et ses enjeux. Elle permet de donner l’accès à la finance à des étudiants qui n’ont pas encore de cours de finance mais qui souhaitent apprendre et évoluer dans ce domaine. Cela permet de donner une première approche de la finance à la fois d’un point de vue pratique mais également théorique en nous permettant d’acquérir une culture financière ainsi que des méthodes non négligeables. Si la JIM est davantage axée sur la finance d’entreprise, nous suivons également des cours sur la finance de marché, les deux se complétant. Le fait d’intégrer cette association est pour beaucoup vu comme une aide pour se familiariser avec les outils financiers, pour rédiger un CV en finance, pour trouver un stage, en d’autres mots, découvrir et apprendre le plus possible avant de se lancer dans le monde professionnel.

Pour cela nous pouvons bien évidemment compter sur notre réseau alumni avec qui nous sommes constamment en contact. Grâce à leurs expériences académiques mais aussi professionnelles, les “anciens” nous apportent leurs connaissances et nous permettent ainsi de nous améliorer pour que nous puissions fournir un travail de qualité. De plus, dès notre entrée dans l’association jusqu’à la passation (et encore après), les membres du bureau de l’année passée sont bienveillants, avec cette envie de nous apprendre un maximum avant de nous donner les cartes en mains. En effet, des cours sont organisés par eux-mêmes pour le pôle investissement, bien que les membres du pôle communication soient aussi les bienvenus. D’un autre côté, le pôle communication reçoit des formations pour la bonne utilisation de PowerPoint ou pour expliquer les points importants à respecter pour les visuels de la JIM. Les nouveaux membres des deux pôles sans exception reçoivent un accompagnement afin de ne pas être perdu et de se sentir le plus prêt possible pour reprendre les rênes de l’association.

 

Vous l’aurez compris, la principale activité de la JIM est de chercher à faire du profit pour le fonds qu’elle gère en partie, à savoir le fonds Nalpas. Mais la JIM ne se restreint pas qu’à cela, c’est aussi une association qui s’est donné pour mission d’organiser des événements liés au domaine de la finance.

Cette année la JIM est ravie d’organiser la toute première édition de la Traiding Cup. Vous vous demandez sûrement en quoi cela consiste-t-il. C’est très simple, il s’agit d’un concours de finance organisé par l’association elle-même à l’aide du site absbourse.com. Cet événement est ouvert pour l’instant qu’aux élèves de TBS, mais nous réfléchissons à comment on pourrait en faire un événement régional. Chaque participant sera challengé étant donné qu’il devra gérer un portefeuille virtuel d’actions pendant 2 semaines, pour tenter de gagner différents lots de différentes valeurs selon le classement obtenu. De plus, il est important de préciser que l’inscription est entièrement gratuite.

Alors passionnés de finance, qu’attendez-vous pour y participer ?

 

La JIM est heureuse de vous avoir fait découvrir à travers cet article ce qu’elle est réellement. La famille JIM vous dit à très vite, et n’hésitez pas à venir nous voir dans notre local et nous suivre sur nos réseaux sociaux pour continuer à suivre notre activité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les jeunes sont-ils en passe de changer le monde ?

Les jeunes sont-ils en passe de changer le monde ?

Tandis que la « nouvelle génération » se targue, à coup de tweet, de post Instagram ou de story Snapchat, d’être plus éveillée que leurs aïeux, notamment grâce à l’utilisation de ces médias, les quinquagénaires aiment à penser que ce militantisme ne se fait que derrière les écrans et que la pseudo créativité que nous avons ne nous pousse pas à agir.

Loin d’être des détracteurs de ces nouveaux moyens de communication, nous ne pouvons pourtant pas célébrer toutes les publications de nos fils d’actualité Facebook, et nous devons avouer que l’activisme performatif est une pratique courante sur ces plateformes numériques.

Mais ces incohérences que nous voyons aujourd’hui sur les médias sociaux ne seraient-elles pas simplement le reflet des contradictions que porte la société ?

Le monde est rempli d’écolos limitant le plastique mais prenant l’avion pour partir en vacances au Costa Rica, d’addicts au bio la semaine mais mangeurs de fast-food le week-end ou de supporters de l’OM qui regardent les matchs du PSG. Les jeunes ne font pas exception mais certains se battent tout de même pour leurs idéaux tout en espérant changer le monde.

 

Alors pourquoi 35% des moins de 25 ans n’ont pas voté au second tour de l’élection présidentielle de 2017 ? Pourquoi les trois quarts des jeunes ne sont pas allés aux urnes pour les législatives françaises de juin 2018 ? Les jeunes s’intéressent à la politique. La politique en fait elle tout autant pour les jeunes ? Comment pourrions-nous espérer répondre aux problématiques de demain sans consulter l’ensemble des générations, en particulier les jeunes qui vivront encore plus les conséquences des décisions que nous prenons dès maintenant ?

De nos jours, leur politisation prend surtout forme dans l’engagement associatif, les réseaux sociaux ou l’entrepreneuriat. Ils défendent des idéaux et des valeurs qu’ils ne retrouvent pas toujours dans la politique actuelle et se fraient une place dans les débats. Ils se mobilisent pour faire entendre leur voix et ainsi changer le monde à leur manière.

 

C’est dans cette optique que plusieurs d’entre eux lancent leur entreprise et parviennent à faire évoluer les mentalités, les habitudes et même la société au sens large. La « start’up nation » que nous promettait Macron en 2017 est celle dont beaucoup rêvent. Ce n’est pas pour rien que l’entrepreneuriat a le vent en poupe. Quel membre de la génération Z n’y a jamais songé ?

Le désir de liberté, de créativité ou d’indépendance y est pour beaucoup, tout comme la facilité de création. Mais un nouveau moteur pousse les jeunes à entreprendre : leur volonté de transformer la société pour qu’elle soit plus à même de répondre aux problématiques actuelles. Parce qu’ils représentent l’avenir, qu’ils sont pleins d’idées et qu’ils paraissent conscients des enjeux climatiques et sociaux de demain, ils ont l’étoffe d’être des acteurs déterminants du changement. C’est par ces nouveaux types d’entreprises, où l’innovation est reine, que l’urgence des nouvelles problématiques semble pouvoir être résolue. L’entrepreneuriat social, voire l’entrepreneuriat qui ne se donne pas d’étiquettes mais qui cherche à casser les codes pour limiter ses externalités négatives, est un secteur d’avenir. Et les jeunes l’ont bien compris. Motivés, inspirés et engagés, nous assistons à une nouvelle vague d’actifs qui, par leur esprit d’ouverture, leur volonté et leurs convictions, pourront être les instigateurs d’évolutions sociétales dont nous avons grandement besoin.

L’inconscience, l’insouciance voire le manque d’expériences qui sont souvent reprochés aux jeunes ne seraient-ils finalement pas leur force ?

Lorsque Boyan Slat a fondé The Ocean Cleanup, il ne se rendait pas compte de l’ampleur du défi qui l’attendait. N’est-ce pas rêvé que de vouloir supprimer 90% du plastique des océans d’ici 2040 ? Comment une réalisation aussi extraordinaire pourrait être menée sans l’insouciance que l’on aime prêter à la jeunesse ? Nombreuses seraient les innovations qui n’existeraient pas sans une dose de rêve. La force d’inspiration des jeunes est source de création. Et si, malheureusement, leurs projets échouent, ce ne sera que partie remise pour eux. Ils ont le temps de faire des erreurs et de recommencer.

 

Mais outre cette forme d’engagement qui émerge de plus en plus, les jeunes continuent de se politiser via des manifestations, des petits actes du quotidien voire avec l’adhésion à des partis politiques. « Allons Enfants » a ainsi fait le pari d’inclure la jeunesse dans le processus décisionnel pour favoriser l’intelligence collective permise par la diversité intergénérationnelle. Un des enjeux majeurs que ces jeunes semblent porter est d’ailleurs la lutte contre le réchauffement climatique.

Nous n’avons même plus à présenter Greta Thunberg qui a mené, au départ, une simple grève isolée puis des manifestations tous les vendredis à travers différents pays et villes.

Son engagement n’est pas resté longtemps dans l’ombre. Elle a été invitée aux plus importants sommets politiques et a prononcé plusieurs discours, parfois controversés. Elle s’est opposée aux chefs d’Etat et les as interpellés avec le célèbre : « How dare you ? » [=Comment osez-vous ?]

Gitanjali Rao, une scientifique de 15 ans récemment élue Kid of the Year par le Time Magazine, peut aussi être un exemple de l’envie et de la possibilité qu’ont les jeunes d’être des vecteurs de renouveau. Ainsi, ses secteurs d’activités, allant de l’eau potable polluée à l’addiction aux opiacés et au cyber harcèlement, pourraient résoudre des problèmes majeurs dans notre monde actuel. À l’instar de TBS et de son slogan « Inspiring Life, Inspiring Education », Gitanjali véhicule aux autres jeunes un message inspirant, qui est : « N’essaye pas de résoudre chaque problème, concentre-toi uniquement sur celui qui t’enthousiasme ».

 

L’engagement peut également s’opérer via des associations. Le B3D, association étudiante qui vise à promouvoir le développement durable dans l’établissement et auprès des élèves, se veut ainsi facteur de changement pour rendre TBS plus soucieuse des enjeux actuels. Nos cinq pôles, qui organisent de nombreux événements, à échelle locale comme nationale, sont aussi des moyens d’agir pour les causes en lesquelles nous croyons.

La deuxième partie de la quinzième édition des ANEDD (Assises Nationales du Développement Durable) qui aura lieu en Avril, juste avant notre S3D (semaine du développement durable), en est un exemple. À travers des ateliers, des éco-awards et des conférences sur un thème que nous gardons encore secret, nous espérons pouvoir faire prendre conscience aux étudiants de l’urgence d’intégrer le développement durable dans toutes les sphères de nos vies.

 

Le monde appartient à ceux qui le façonnent…et qui se lèvent tôt, alors réveillons-nous et agissons.

 

Mathis et Charlotte du B3D

Le nouveau mandat commence fort chez RDVC !

Le nouveau mandat commence fort chez RDVC !

Alors que la plupart des cours sont maintenus à distance et que les locaux de TBS demeurent toujours aussi déserts, du côté de RDVC, les animations et activités ne manquent pas ! C’est ainsi que depuis janvier, ont eu lieu trois événements sans compter les interviews de personnalités pour les journaux papier de TBS Presse.

 

1) La table ronde « Quel monde après la crise du Covid-19 ? »

Le 21 janvier dernier s’est tenu notre premier événement de l’année, une table ronde à laquelle de jeunes représentants de Haute-Garonne des sept partis politiques principaux français (LFI, PS, EELV, LREM, MODEM, LR, RN) ont été conviés pour débattre sur le thème suivant : « Quel monde après la crise du Covid-19 ? ». L’événement a eu lieu à distance via Zoom et il a également été diffusé sur les pages RDVC des réseaux sociaux afin de permettre au plus grand nombre de le visionner et/ou d’y assister en direct. Dans un premier temps, les invités ont livré leur ressenti sur la situation sanitaire actuelle et ils ont pu nous faire part de leurs propositions et des solutions qui pourraient être mises en place pour le futur, le monde d’après. Après avoir laissé les jeunes représentants politiques présenter leur vision du monde post-covid, les organisateurs de la conférence ont laissé place aux échanges et à l’interaction entre les invités et le public. Quelque soit leur couleur politique ou le parti auquel ils appartiennent, les jeunes représentants politiques étaient tous d’accord pour affirmer que cette crise sanitaire que nous traversons, doit être considérée comme une opportunité pour accélérer le changement vers un monde nouveau. Un monde où les hommes doivent vivre en harmonie avec la nature, plus juste sur le plan social, dans lequel les hommes doivent accorder leur confiance au progrès et à la science.

Concernant l’écologie, la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de notre planète, de nombreuses propositions ont été faites par plusieurs des jeunes représentants. Un premier constat a été établi. En effet, la crise sanitaire que nous traversons résulte de la dégradation de notre environnement et de notre planète. L’activité humaine est responsable de la dégradation des espaces naturels qui entraîne une proximité entre les espèces animales, le milieu sauvage et l’espèce humaine. Cette proximité favorise le développement des maladies et des épidémies. Les invités se sont prononcés en faveur d’une transformation de notre économie. Il est nécessaire de réadapter nos modes de production et de consommation. Il faut non pas consommer plus mais consommer mieux en favorisant les circuit courts, la production locale. Il faut rebâtir nos infrastructures de production afin que ces dernières soient plus économes sur le plan énergétique avec des matériaux durables et respectueux de l’environnement. Il est essentiel d’avoir une indépendance économique, de relocaliser nos emplois, de développer l’attractivité territoriale. Les efforts doivent être portés sur les TPE-PME qui créent plus de la moitié des emplois de notre pays. En revitalisant nos territoires et en développant l’activité localement, une relance économique est possible et nous pourrons sortir de la crise plus facilement.

Ensuite, il est vital de croire en la science pour relever les défis de notre époque, du XXI -ème siècle. S’appuyer sur la science permet d’agir en faveur du progrès, cela permet également, comme l’a rappelé Florian Delrieu, de « lutter contre les obscurantismes, les contre-vérités qui déstabilisent nos démocraties ». Au sujet de la démocratie, les sept invités ont affirmé que les citoyens devaient être acteurs du changement de la société, qu’ils devaient s’engager et contribuer à la construction du monde d’après et ne pas se contenter d’être simplement spectateurs des décisions prises par les élites politiques.

Sur le plan social, la société du futur doit être plus fraternelle. Pour qu’il y ait de la fraternité, il faut promouvoir l’égalité et la liberté. D’un point de vue de l’égalité, il faut rendre le modèle social plus simple et plus juste. Le système de retraite a notamment été mentionné par Florian Delrieu. En effet, celui-ci doit être égalitaire et universel. Pour la jeunesse, il faut investir dans l’éducation et la formation. La vision d’un monde futur est celle d’un monde où chaque individu peut s’émanciper, où chaque individu choisit son parcours professionnel, réalise les projets qu’il souhaite entreprendre et est libre de mener sa vie comme il le souhaite.

En termes d’avancées sociales également, le monde d’après doit garantir un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Les avancées technologiques et la digitalisation permettent déjà une certaine flexibilité puisqu’il est désormais possible de travailler à distance depuis chez soi.

Enfin, une chose essentielle ne doit pas être oubliée dans la construction de ce monde, il s’agit de la résilience. En effet, cette crise sanitaire ne sera pas la seule crise à laquelle nous aurons à faire face et nous devons donc nous armer et nous doter de tout ce qui est nécessaire pour être en mesure d’affronter tous les aléas auxquels nous serons confrontés.

 

2) Le MUN (Model of United Nations)

Le samedi 13 février dernier avait lieu notre premier MUN et événement en présentiel de l’année. Pour rappel, le MUN signifie en anglais « Model of United Nations » et il s’agit d’une simulation des Nations Unies ayant pour objectif de former les personnes qui y participent aux négociations internationales. Cet événement était à l’initiative du pôle MUN de notre association. Nous devions choisir le pays que nous souhaitions représenter quelques jours avant l’événement et nous avions à disposition des « position papers » qui nous permettaient d’obtenir des informations sur le pays en question, afin de pouvoir orienter notre prise de position en fonction des intérêts du pays et de ses orientations politiques. Nous devions également préparer quelques clauses à présenter lors du MUN.

La journée s’est déroulée en deux parties. Le matin, le thème des négociations portait sur le nucléaire et l’après-midi, sur l’intégration des minorités. Les pays représentés lors de ce MUN étaient les suivants : Chine, Russie, Japon, Etats-Unis, Canada, Australie, Italie, Royaume-Uni et Arabie Saoudite. Les négociations se sont faites en anglais comme pour les négociations internationales qui ont lieu à l’ONU. Toutefois, Marie Bescond, responsable du pôle MUN et « chairperson » dont le rôle était d’assurer le bon déroulement des négociations a autorisé les délégués à formuler certaines de leurs propositions en français dans le cas où ces derniers ne seraient pas à l’aise avec les termes anglosaxons.

Le principe de l’événement était le suivant : un pays commençait à faire une proposition puis les autres pays demandaient la parole à la « chairperson » pour interroger le pays en question, le questionner sur la mise en place de sa proposition, les impacts de celle-ci sur la stabilité géopolitique mondiale. A titre d’exemple, dans le cadre des négociations sur l’intégration des minorités, l’Australie a fait une proposition de loi visant à imposer aux pays, un quota de réfugiés climatiques qui soit proportionnel au taux d’émissions et de pollution que ces pays génèrent. Cette loi vise à faire prendre conscience aux pays les plus industrialisés et donc les plus pollueurs, de leur impact sur le reste du monde et sur des populations défavorisées vivant dans des pays qui risquent de disparaître dans les décennies à venir, dû au réchauffement climatique, à la montée du niveau de la mer et autres aléas environnementaux. Les autres nations présentes au MUN ont manifesté leur inquiétude face à cette proposition de loi pour plusieurs raisons. Tout d’abord, certaines d’entre elles ont dénoncé l’injustice dont seraient victimes les réfugiés climatiques. En effet, on les enverrait d’office dans un pays qu’ils n’ont pas forcément choisi pour satisfaire des données chiffrées que sont les « quotas ». Ensuite, dans la plupart des pays, les processus d’acquisition de la nationalité sont très longs et cela poserait un problème de déontologie et de justice vis-à-vis des autres réfugiés et migrants arrivés dans les pays depuis des années et éprouvant toujours des difficultés à obtenir leurs papiers et leur nationalité. Les réfugiés climatiques seraient-ils prioritaires et passeraient-ils devant les autres réfugiés et migrants ayant immigré dans les pays industrialisés bien avant eux ? L’arrivée massive de réfugiés climatiques accentuerait les problèmes d’intégration déjà présents dans certains pays. Ces pays peuvent aussi avoir un PIB relativement faible et sont confrontés à des problèmes économiques, devraient-ils en plus accueillir des réfugiés climatiques ?

Toutes ces questions ont été posées et les échanges ont été très enrichissants. Cela nous a permis d’avoir un premier aperçu de la manière dont des négociations internationales peuvent se dérouler. Je tiens à remercier le pôle MUN pour l’organisation de cet événement ainsi que notre présidente Marion et vice-présidente Narjès pour l’accueil qui nous a été réservé avec le petit déjeuner offert.

 

3) Conférence – Pascal DROUHAUD

Le 17 février dernier, nous avons eu l’honneur de recevoir une personnalité engagée dans le monde des relations internationales qui est venue nous parler de son parcours. Il s’agit de Pascal Drouhaud. Lorsqu’il était jeune, il avait envie d’être utile à son pays et de le servir. Pour cela, notre invité pensait qu’il était nécessaire de partir le plus loin possible pour pouvoir revenir avec un regard extérieur et s’engager en sachant exactement pourquoi et comment. Un conseil précieux qu’il nous a livré est celui de tenter les choses, de se lancer dans l’aventure tout en ayant un plan, une stratégie afin de savoir exactement où l’on veut aller et quels sont nos objectifs. Au départ, Pascal Drouhaud ne pensait pas pouvoir réaliser son rêve, celui de partir loin à la découverte de nouveau horizons, lui qui était originaire du Pays Basque et qui a fait ses études à Pau.

Après ses études, il pensait que le meilleur moyen d’être utile à la France était de s’engager dans la fonction, publique mais il ne savait pas comment s’y prendre, il ne pouvait pas encore passer de concours car trop jeune et pas assez expérimenté. Une première opportunité lui a été offerte dans les années 1980 par l’armée. On lui a proposé d’effectuer une mission au titre de la coopération. Il s’agissait de partir servir son pays n’importe où dans le monde durant deux années au sein d’une entreprise ou d’une ambassade. Il s’est donc envolé vers le Salvador qui, à la fin des années 1980, était en pleine guerre civile. Un front international était présent et le monde Occidental s’affrontait avec le monde soviétique. Cette aventure a été l’occasion pour Pascal Drouhaud de prendre connaissance des enjeux internationaux, diplomatiques mais également de découvrir ce qu’était la guerre civile. En effet, il nous a confié que pour lui une guerre était synonyme de dévastation, de destruction massive, où les gens étaient démunis, n’avaient plus rien. La guerre civile était différente des deux guerres mondiales que l’on a pu connaître dans la première moitié du XX ème siècle. Il s’est donc engagé au sein de l’ambassade du Salvador en étant notamment en charge des affaires culturelles.

Il a par la suite assisté aux négociations engagées entre les FARC et le gouvernement colombien en 1998 et 2002 et s’est rendu dans la zone de détente pour rencontrer les leaders de la guérilla. Il a écrit de nombreux articles sur la démocratisation et la situation économique de l’Amérique latine dans les revues spécialisées de politique étrangère. Il réalise des entretiens avec des personnalités politiques internationales et est l’auteur d’un ouvrage sur les FARC. Il est membre du Conseil d’administration de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL). Cet échange avec Pascal Drouhaud a été très instructif et nous a permis de comprendre les enjeux d’un engagement à l’international.

Je terminerai cet article en affirmant qu’il faut croire en ses rêves. Tout est possible lorsque nous savons où nous souhaitons aller et les objectifs que nous voulons atteindre.

 

Par Nolwenn DALLAY

Est-il réellement utile de confiner les populations ?

Est-il réellement utile de confiner les populations ?

Lorsque cette nouvelle année a commencé, et on parle ici de 2020, il est impossible de ne pas penser aux périodes inédites de mars et novembre. Les deux confinements que nous avons vécus l’année dernière nous ont montré que les limites du possible sont bien plus éloignées que l’on ne le pensait. Qui aurait imaginé en 2019 que nous devrions remplir une attestation pour sortir dans la rue, que l’on nous imposerait un couvre-feu, que nous serions en guerre ? Mais le plus étonnant, et ce dont je veux parler aujourd’hui, est l’efficacité des confinements que nous avons adoptés. Quoi que l’on nous dise à la télévision ou dans les journaux, leur efficacité n’est pas aussi claire que l’on ne le croit. Quelles sont les vraies raisons pour lesquelles certains pays ont décidé d’adopter cette stratégie ?

En effet, la pratique du confinement semblerait être fiable. Mais, finalement, cela n’a-t-il pas failli deux fois de suite ? On a bien vu comment la quantité de cas par jour diminuait après le confinement. Mais qui dit que l’on n’aurait pas atteint des résultats similaires sans payer le prix exorbitant des confinements ? Le coupable est un article devenu viral, publié fin mars par Flaxman et al de l’Imperial College de Londres, intitulé Estimating the effects of non-pharmaceutical interventions on COVID-19 in Europe. Absolument tous les journaux que j’ai pu trouver, qui défendent l’instauration de cette mesure, citent cet article comme la preuve que le confinement d’avril, à lui seul, aurait sauvé énormément de vies. L’étude défend que, début mai, le confinement aurait sauvé environ 700 000 vies en France et 3.1 millions de vies en Europe. De plus, les chercheurs assurent que, seul, le confinement est responsable, toutes les autres mesures – la distanciation sociale, les fermetures des locaux, la fermeture des écoles – n’ont visiblement aucune importance. La table 1 (Extended Data Table 1) montre leurs estimations des vies sauvées grâce au confinement du printemps ; je l’ai extraite directement de leur article.

 

 

Cette étude a commis plusieurs graves erreurs, dont on parlera peut-être ultérieurement, mais pour l’instant, je vous invite à regarder cette table plus attentivement. Tout en bas vous avez l’effrayante conclusion que la quantité totale de vies sauvées en Europe, grâce au premier confinement, tourne autour de 3.1 millions. Mais repérez-vous quelque chose qui ne va pas dans la table ? Je vous rappelle que c’est cette étude que tout le monde cite – des journalistes et même des scientifiques – pour défendre le confinement. Vous avez trouvé ? … Qu’est-ce que la Suède fait là-dedans ? Comment peut-on calculer que le confinement suédois a sauvé 26 000 vies s’il n’y a pas eu de confinement en Suède ? De plus, les « confinements » des Allemands, Suisses, Norvégiens et Danois sont beaucoup plus proches des mesures prises par la Suède que du confinement français ! Le confinement danois, par exemple, consistait à interdire les rassemblements de plus de 10 personnes.

Celle-ci n’est pas la seule faute de cette étude, mais c’est certainement la plus grave. Il est stupide de supposer que le taux de contamination – et donc le taux de mortalité – serait resté le même malgré toutes les autres mesures ; la Suède en est la preuve.

Ce n’est peut-être pas la première fois que vous entendez l’argument de la Suède. Et vous savez peut-être que, en effet, la Suède a un taux de mortalité plus élevé que ses voisins. Mais la question est plus subtile que ça. Si on nous affirme avoir sauvé 3.1 millions de vies en Europe dont 720 000 en France grâce à un seul confinement, la question ne se pose même pas : il faut instaurer autant de confinements que l’on puisse payer. Mais, malgré les versions officielles, ces chiffres sont faux. Dans un modèle similaire à celui de ces chercheurs, développé par Philippe Lemoine (le code et ses calculs sont disponibles dans son site web [2]), il fait ce que les chercheurs auraient dû faire depuis le début. Il n’assume pas que le taux de contamination serait resté le même durant toute la période de l’épidémie. Il prend plutôt le comportement de l’épidémie en Suède (un vrai scénario sans confinement) et, en rajoutant quelques variables, le superpose sur les autres pays d’Europe. Il calcule ainsi un chiffre plus crédible des morts en Europe si tout le monde avait fait la même chose que la Suède. Sa conclusion est que la quantité de vies sauvées par le premier confinement est d’environ 50 000 en France et 200 000 en Europe.

Est-ce qu’une crise économique, psychologique et le sacrifice des loisirs d’une bonne partie de la jeunesse sont un prix trop cher pour sauver 200 000 vies en Europe ? Peut-être pensez-vous que le prix à payer est élevé, mais ce n’est plus aussi évident lorsque l’on nous dit que le confinement de mars, à lui seul, aurait sauvé plus de 3 millions de vies en Europe. Et si c’était aussi évident que ça, pourquoi nous ment-on en nous disant que le nombre de vies sauvées est de 3.1 millions ? Pourquoi a-t-on vraiment choisi de refaire un confinement en novembre ? N’aurait-il pas été plus utile de ne pas sacrifier nos commerçants et de chercher d’autres manières de contrôler l’épidémie ? Pourquoi n’a-t-on pas cherché d’autres mesures moins restrictives comme l’a fait, par exemple, l’Allemagne ?

La réponse, comme souvent en politique, n’est pas si simple et je n’espère pas tout détricoter ici. Le confinement n’est peut-être pas la façon la plus rentable de sauver des vies en France, mais il faut considérer tout ce qui entoure les décisions de notre gouvernement : c’est en partie grâce à la crise qui arrive que l’Europe a signé un prêt de 750 milliards d’euros [3] ; c’est grâce aux mesures prises que nos dirigeants sont plus aimés que les dirigeants de la Suède… sans compter que la présidentielle de 2022 approche à grands pas. Nous ne savons pas à quel point les autres restrictions ont été utiles. Mais on ne s’intéresse pas à leur efficacité, non. On sait que mettre en place un confinement a déjà marché pour faire baisser le nombre de cas par jour. Naturellement, cela fait monter la popularité de notre gouvernement. Nous avons donc reproduit la même chose en novembre. Pourquoi ferait-on les recherches supplémentaires pour éviter le confinement si cela a tellement d’avantages d’un point de vue politique ?

En vérité, je n’ai pas d’évidence pour assurer que les confinements n’ont pas été de bonnes mesures. Peut-être qu’ils l’ont été. Mais la question se pose : est-ce que le coût des confinements justifie les sacrifices que nous avons subis ? Pourquoi nous cite-on un article qui est si clairement faux ? Du moins, la décision de faire un deuxième confinement est maintenant un peu plus claire. Même si ce n’était peut-être pas le choix le plus sage pour le peuple, c’est un pari gagné pour notre gouvernement depuis le début. Une chose est claire, ce n’est pas que pour sauver des vies que nous sommes restés confinés pendant un quart de l’année 2020. Si sauver des vies de la manière la plus rentable avait vraiment été la seule motivation, on aurait bien pu faire autrement.

 

P.S. Cet article n’est censé inspirer personne à désobéir aux indications de notre gouvernement. Si une chose est claire, c’est que les pays les plus touchés par la Covid-19 ont un point en commun : ce sont des pays où les indications n’étaient pas claires, où il n’y avait pas un plan de lutte contre l’épidémie depuis le début, et où la population n’a pas suivi les recommandations officielles. Prenez soin de vous et suivez les recommandations du gouvernement.

 

[1] Flaxman et al (2020). Estimating the effects of non-pharmaceutical interventions on COVID-19 in Europe. Disponible sur : https://www.nature.com/articles/s41586-020-2405-7

[2] Lemoine, Philippe (04/12/2020). Lockdowns, Science and Voodoo Magic. Disponible sur : https://necpluribusimpar.net/lockdowns-science-and-voodoo-magic/

[3] Journal Le Figaro (21/07/2020). Les Vingt-Sept s’accordent sur un plan de relance à 750 milliards d’euros. Disponible sur : https://www.lefigaro.fr/flash-eco/plan-de-relance-europeen-les-vingt-sept-parviennent-a-un-accord-historique-20200721

 

 

Par Alejandro AVILA-ORTIZ