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La pollution numérique : une réalité dure à accepter


Publié le 19 novembre 2022

Si je vous disais que le numérique en général est responsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre et que ce pourcentage devrait augmenter dans les années à venir. Vous me diriez sans doute : Comment ça se fait ? Comment est-ce possible ? Parce que la pollution numérique dont je vous parle n’est pas aussi connu que les autres types de pollution comme celle causée par les transports, ou encore celle causée par les déchets jetés dans la nature. Et normalement, après avoir lu cet article vous saurez à quel point nous, les étudiants, nous y contribuons à cette pollution numérique.

 

Déjà, qu’est-ce que la pollution numérique ?

La pollution numérique désigne toutes les formes de pollution engendrées par le secteur informatique : émissions de gaz à effet de serre, contamination chimique, érosion de la biodiversité, production de déchets électroniques.

Et comme l’a dit Inès Leonarduzzi, fondatrice et présidente de l’ONG Digital For The Planet :

« Le numérique est un outil fabuleux qui permet des avancées extraordinaires mais en l’état il pollue. Quand le numérique a été placé dans nos mains, ces sujets n’ont pas été traités, structurés. Il est nécessaire de trouver des solutions et de mettre des mots sur ces externalités négatives ».

A partir de cela, on se rend bien compte de l’importance de cette pollution car même si elle est minime face aux autres à l’heure d’aujourd’hui, elle ne fera qu’augmenter puisque la sollicitation des objets informatiques est de plus en plus forte. Il n’y a qu’à regarder une salle de classe à Toulouse Business Education et sans grande surprise, pratiquement tous le monde a un ordinateur et téléphone. Nous utilisons nos ordinateurs pour prendre des notes et là certains me diront que c’est plus écologique que d’utiliser un cahier ou du papier tous ça parce que ceux-ci sont l’une des causes de la déforestation. Eh bien, je n’aurais pas d’argumentaire pour répondre à cela puisque ce n’est pas mon domaine d’expertise mais ce qui est sûr c’est lorsque nous utilisons notre ordinateur ou notre téléphone pour enregistrer des données ou autre la pollution numérique est instantanée.

 

 

Quand avons-nous commencer à prendre réellement conscience de cette pollution numérique ?

Eh bien moi je vais parler en tant qu’étudiante de L3 à TBS. Pour être honnête, je me suis rendu compte de cette pollution tout simplement lorsque l’un des jurys aux oraux de TBS éducation m’a posé la question. J’en avais déjà entendu parler mais je ne m’étais pas attardée sur le sujet car je n’avais pas conscience de l’importance de ce type de pollution.

Et puis, je me suis souvenue de la période du premier confinement où nous étions tous enfermés chez nous et que notre seul moyen de communiquer, de voir ce qui se passe dans le monde était la télé, le réseau téléphonique et internet. Et c’est aussi à cette période Netflix, notre fameuse plateforme qui propose des films, des séries et des documentaires a connu son apogée. En effet, durant cette période, on a vraiment connu ce que signifiait l’ennui et le fait d’être enfermé entre 4 murs. Sans s’en rendre compte, nous avons énormément pollué puisque nous étions H24 sur Netflix, TikTok , Snapchat , Instagram pour la plupart d’entre nous.

Moi, je ne le savais pas et peut-être que vous non plus mais le streaming est un exemple assez concret de la pollution numérique. En effet, chaque année, la consommation de vidéos en streaming émet 300 millions de tonnes de CO2 dans le monde. D’après un rapport du Sénat publié en juin 2020, le streaming vidéo représente environ 60% du trafic en France.

 

 

Quelles sont les causes de la pollution numérique ?

Je pense qu’on a tous une petite idée des causes de la pollution numérique mais je vais quand même m’y attarder. En effet, il y a 4 principales causes de la pollution numérique. La première cause est la fabrication des appareils informatiques et contrairement à ce que l’on pourrait penser la fabrication des appareils informatiques représente la plus grande partie de la pollution numérique. En effet, près de la moitié des gaz à effet de serre émis par la filière numérique provient en fait de cette phase de fabrication (47%). La deuxième cause la pollution numérique est le fonctionnement ; le fonctionnement du réseaux internet et téléphonique demeure un grand mystère pour nous tous. Et d’ailleurs, pour la plupart on ne sait même pas comment celui-ci fonctionne. Le réseau internet n’est pas « immatériel » comme beaucoup le pensent : il est composé d’une multitude d’équipements informatiques (ordinateurs, câbles, antennes, etc.), qui permettent de stocker et de transférer des données (vidéos, photos, emails, pages web, etc.) vers nos terminaux domestiques. Toutes ces technologies numériques doivent être fabriquées et alimentées, générant un coût écologique important. La troisième cause est l’utilisation des équipements numériques. Et là tu te demandes surement où je veux en venir. Je vous donne donc un exemple un peu plus concret : les e-mails que nous recevons tous les jours.

Saviez-vous que 10 milliards sont envoyés à travers le monde chaque heure, ce qui correspond à 4 000 vols aller/retour Paris-New York ? Cela paraît tellement étrange mais c’est le cas !

Et la dernière cause de cette fameuse pollution est la destruction des équipements numériques. Il est donc très compliqué de recycler les équipements numériques et ils sont donc détruits ce qui contribue fortement à la pollution des sols et de l’air.

 

 

Que devrions-nous faire face à cela ?

Afin de réduire son bilan carbone numérique, Inès Leonarduzzi conseille :

  • De conserver les appareils le plus longtemps possible car plus des 2/3 de la pollution numérique environnementale est due à leur fabrication,
  • D’utiliser le wifi au lieu de la 4G car celle-ci utilise quatre fois plus d’énergie,
  • De débrancher sa boxe wifi tous les soirs. Ce geste permet d’ailleurs d’économiser 80 à 100 euros sur une année.

Ce dont, je viens de vous faire part sont les solutions proposées par la plupart des professionnels mais honnêtement, débrancheras-tu ta box wifi tous les soirs ?

D’autre part, aujourd’hui il y a de plus en plus de métiers dans le numérique comme le marketing digital, le trading, l’intelligence artificiel donc n’est-ce pas paradoxal de vouloir réduire nos utilisations ?

Tous cela pour vous dire de faire attention quand vous regarderez vos séries Netflix !

 

Par Chloé CARMASOL

1 Commentaire

  1. Adrien Javoy

    Je propose de mettre en place un «pass carbone» qui calculerait notre consommation d’énergie, et construire des camps de rééducation pour les impies qui dépasserait les quotas.

    Blague mise à part, à quand un article de fond sur un problème vraiment important comme l’affaire Assange ?

    Oui ceci est une commande 🙂

    Réponse

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