Pourquoi la fonte des glaciers himalayens menace-t-elle l’accès à l’eau de millions de personnes ?

Pourquoi la fonte des glaciers himalayens menace-t-elle l’accès à l’eau de millions de personnes ?

En juin 2023, une nouvelle étude publiée par le Centre international pour le développement intégré des montagnes (ICIMOD) estime que le rythme de fonte des glaciers himalayens entre 2011 et 2020 a été 65 % plus rapide que pour la décennie précédente. Le centre alarme aussi quant à la sécurité hydrique de millions de personnes.

L’Himalaya et ses glaciers constituent une région-source fondamentale pour l’approvisionnement en eau de 240 millions d’habitants dans les régions montagneuses et 1,65 milliards d’autres personnes dans les vallées en contrebas, indique l’ICIMOD. Les glaciers himalayens alimentent en effet les plus importants bassins fluviaux du monde, dont le Gange, l’Indus, le Fleuve Jaune, le Mékong et l’Irrawaddy. C’est donc une ressource stratégique pour les 8 pays régionaux de l’Hindu Kush Himalaya membres de l’ICIMOD que sont l’Afghanistan, le Bangladesh, le Bhoutan, la Chine, l’Inde, Myanmar, le Népal et le Pakistan.

La fonte rapide des glaciers en raison du réchauffement climatique aura donc des conséquences écologiques et économiques dévastatrices qui se révèlent déjà préoccupantes. Sur le court terme en effet, la fonte des glaciers entraîne une augmentation du volume d’eau descendant des sommets. Ainsi, en février 2021 à la suite d’une crue, des dizaines de milliers de foyers de New Delhi ont été privés d’eau courante. Cette crue a fait suite à la rupture d’un glacier himalayen. Elle a endommagé un complexe hydroélectrique et détruit routes et ponts.

Selon l’étude de l’ICIMOD, ces conséquences ne feront que s’aggraver dans les années à venir puisque celle-ci estime une disparition des glaciers himalayens jusqu’à 80 % de leur volume d’ici la fin du siècle en suivant les trajectoires d’émissions actuelles. « Cela souligne la nécessité d’une action climatique urgente », déclare Philippus Wester, chercheur et principal auteur de cette étude.

Par Cassandre LETORTU

Le culte médiatique

Le culte médiatique

Le culte médiatique  

 

 

« La faute n’est donc pas au public, qui demande des sottises, mais à ceux qui ne savent pas lui servir autre chose. »

                                                          -Miguel de Cervantès

              Le 31 juillet 2022 un post twitter secoua les internautes, ceux-ci, alors complètement abasourdis par le niveau de résolution supérieur que nous offrent les technologies inarrêtables d’aujourd’hui sont ébahis face au spectacle sans précèdent d’une image détaillée de l’étoile du centaure, plus proche astre du soleil. La publication du scientifique français Etienne Klein a connu un grand succès au point d’attiser la curiosité des journaux qui se pressèrent de s’en emparer , conscient de l’impact de cette photo inédite sur les médias. Que fut la stupéfaction générale lorsque cette présumée photographie d’étoile se révéla être une tranche de chorizo, qui mit grandement en épreuve la crédulité des internautes.

Nos médias sont aujourd’hui jonchées de futilités qui pourtant font fureur et battent les records de célébrité et de visibilité. Une réussite aussi extrême dans le monde numérique repose sur le désintérêt général des sujets confus, de la quête de sérénité et de l’insatiable rêverie des utilisateurs. Ainsi, il est bien plus simple de refléter son idéal utopique sur les personnages cultes médiatiques, plutôt que de dépérir dans la réalité pessimiste. Les réseaux sociaux sont désormais un espace pratique envahi par les cultes et l’idolâtrie désolante, parfois dangereuse.

Le culte médiatique est un phénomène social qui se manifeste sous plusieurs formes. Il peut s’agir d’une admiration excessive pour une personnalité publique, d’une obsession pour un événement médiatisé ou d’une adhésion aveugle à une idéologie médiatique. Dans tous les cas, ce culte se caractérise par une influence prépondérante des médias sur notre manière de penser et de percevoir le monde.

Ce phénomène se voit renforcé par sa lucrativité, les médias de masse reprennent les critiques et les évènements phares des entreprises et organismes pour se focaliser dessus, générant un désastre : la vénération de la célébrité et du scandale. Le statut public et le succès de ces divinités du buzz sont dès lors une raison suffisante pour justifier le culte qui se crée autour d’une cause frivole.

Les cultes représentent le pain du cinéma, de la musique, de la politique et de la télévision. La roue de la culture médiatique se nourrit essentiellement de l’adoration de ses utilisateurs pour une image tordue et détournée d’une vie maquillée, et de concepts chimériques. Il peut conduire à une glorification excessive de la célébrité et à une valorisation de la superficialité au détriment des valeurs plus importantes telles que l’éducation, le travail acharné et l’empathie. En outre, il peut conduire à une polarisation de la société, en créant des divisions entre les gens qui adorent une certaine personnalité et ceux qui la critiquent.

Toutes ces folies entraînent des conséquences néfastes sur notre manière de penser et de percevoir le monde. En privilégiant l’émotionnel et le spectaculaire au détriment de l’information vérifiée et sourcée, les médias contribuent à biaiser notre perception de la réalité. Cette distorsion finira par mettre au péril notre comportement et notre engagement civique (si ce n’est déjà le cas !)

Le culte médiatique peut également conduire à une survalorisation de la célébrité et de la notoriété, au détriment de l’expertise et de la compétence. Cette tendance peut être particulièrement préjudiciable dans le domaine politique, où la notoriété peut prendre le pas sur la compétence et la capacité à gouverner.

Reptiliens, extraterrestres, Chorizos et autre fantasmes démesurés, enfin, le culte médiatique peut contribuer à la diffusion de fausses informations et de théories du complot. En privilégiant le sensationnalisme et en négligeant l’information vérifiée, les médias peuvent encourager la propagation de rumeurs infondées et de fausses nouvelles.

Une ancienne ministre affirme que la politique est remplie de zombies, des personnes qui misent « tout dans l’apparence le look, les médias, les communications ». « Mais ils n’ont aucune idée forte, ils n’ont rien à dire. »

Certains peuvent reprocher à nos dirigeants de briser les règles traditionnelles, et blesser l’éthique conventionnelle, sacrifiant ainsi cette image sacrée, qui se doit de rester immaculée et intouchable pour « s’abaisser au niveau » d’influenceurs qui sachent positivement augmenter leur visibilité auprès de la jeunesse crédule notamment. D’autre pensent qu’un monde où le président viendrait à envier la communauté de deux youtubeurs entre des milliards d’autres est encore loin d’arriver.

Le culte médiatique peut contribuer à renforcer la légitimité et l’autorité des personnalités publiques, cela reste indéniable. Les médias peuvent présenter les célébrités et les personnalités politiques comme des leaders charismatiques et compétents, ce qui peut renforcer leur crédibilité et leur pouvoir d’influence. Mais il ne faut négliger qu’au final le culte médiatique peut également entraîner des conséquences négatives pour les personnalités elles-mêmes. Les personnes qui sont au centre de l’attention médiatique peuvent se sentir isolées et exploitées, et leur vie privée peut être complètement exposée. Les médias de masse peuvent également pousser les personnalités à prendre des risques pour maintenir leur statut, ce qui peut entraîner des comportements imprudents et potentiellement dangereux.

Finalement, pour contrer le culte médiatique privilégions l’information vérifiée et sourcée. Sources crédibles et vérification des faits limitent la diffusion des théories du complot. Développons un regard critique sur les médias, soyons conscients de leur impact sur nos pensées. Un regard objectif et nuancé sur l’actualité nous permettra de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Valorisons l’expertise et la compétence, plutôt que la célébrité et la notoriété. Informons-nous sur les réalisations et les compétences, Pour évaluer la capacité à gouverner, diriger ou influencer. Ensemble, prenons le temps de nous informer, et cultivons un regard éclairé. Pour faire face au culte médiatique, et défendre la vérité et la sagesse.

Pour les curieux :

·        « The Cult of Celebrity: What Our Fascination with the Stars Reveals About Us » par Cooper Lawrence (livre)

·        « The Sociological Imagination » par C. Wright Mills (livre)

·        « The Dark Side of Media and Celebrity Culture » par Karen Sternheimer (article)

·        « Cultivating Cultural Competence: Contexts and Strategies for Working with Diverse Populations » par Kenneth Cushner et al. (livre)

·        « The Effects of Social Media on News Consumption » par Pew Research Center (étude)

·        « Media, Culture and Society: An Introduction » par Paul Hodkinson et al. (livre)

Par Sara KADIRI

La fameuse réforme des retraites

La fameuse réforme des retraites

Ces derniers jours, nous entendons réforme des retraites par ci 49.3 par là mais que se passe-t-il vraiment ? En quoi consiste cette réforme ? Pourquoi le chef de l’état veut à tout prix mettre en place cette réforme ? Et grève par ci et grève par-là ! Allons-nous en finir un jour ? Cela fait plus de 2 mois que cela dure.

 

La réforme des retraites c’est quoi ?

 

La réforme des retraites est intégrée à un futur projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale (PLFRSS), comme annoncé par la Première Ministre Elisabeth Borne, jeudi 16 mars au beau milieu d’une Assemblée Nationale extrêmement excitée. La numéro 2 du gouvernement annonçait alors l’usage du fameux 49.3 pour tenter de faire passer le texte de la réforme des retraites sans avoir recours à un vote de l’Assemblée nationale. Mission accomplie puisque les deux motions de censure déposées dans la foulée ont échoué le lundi 20 mars, et le projet de loi de la réforme des retraites a été adopté. Pour tenter d’y voir plus clair, voici les 9 points clés à retenir concernant le projet de réforme des retraites :

 

  • Recul de l’âge légal de départ de 62 à 64 ans
  • Création d’une retraite minimum à 85% du Smic
  • Nouveau dispositif sur les carrières longues (départ plus tôt)
  • Meilleure prise en compte de la pénibilité (élargissement du C2P)
  • Vers une suppression de certains régimes spéciaux (RATP, IEG)
  • Création d’un « ​​index des séniors » avec sanctions en cas de non-respect
  • Création d’un CDI sénior
  • L’âge d’annulation de la décote reste à 67 ans
  • Durée de cotisation maximale à 43 annuités

 

Pourquoi le gouvernement a mis en place cette réforme ?

 

Afin d’assurer la survie du système de retraite par répartition cher à la France, le gouvernement a souhaité revoir le système de départ à la retraite. L’exécutif se base tout d’abord sur l’augmentation de l’espérance de vie. Nous vivons plus longtemps, donc nous pouvons travailler quelques années supplémentaires. Le nombre de retraités, lui, croît plus rapidement que le nombre d’actifs. Et ce chiffre devrait connaître une constante augmentation dans les années à venir. 16,8 millions de retraités en 2020, et jusqu’à 23 millions en 2070. Une grosse accélération devrait se faire ressentir autour de 2040 avec l’arrivée à la retraite des générations du baby-boom. Problème, ce sont bien les actifs qui cotisent pour payer les pensions des retraités. D’où le souhait pour le gouvernement de « rééquilibrer » ce système de retraites qui réclame un financement plus important.

 

En analysant le contenu de la réforme des retraites, nous comprenons pourquoi toutes ces manifestions. Qui voit travailler jusqu’à pas d’âge ? Mais le chef d’état avait-il vraiment le choix ?

Selon moi, cette réforme des retraites est mise en place pour le système, pour l’état et non pour le peuple. Seul l’Etat en tire des avantages et non le peuple ? Mais il faut savoir que sans le peuple, tous cela n’existe plus, sans le peuple le système s’effondre. Toutes ces lois qui sont promulguées s’adresse au peuple. Alors pourquoi la voix du peuple a si peu d’importance. D’un point de vue extérieur, c’est inédit tous ce qui passe en Métropole actuellement. Comme on dirait c’est le bordel complet !

 

Alors que le gouvernement a eu recours au 49.3, le projet de loi pour la réforme des retraites a été définitivement adopté par l’Assemblée Nationale le 20 mars après que les deux motions de censure ont été rejetées. Emmanuel Macron affirme ce mercredi 22 mars 2023 au JT de 13h sur TF1 qu’il souhaite que la réforme des retraites entre en vigueur « d’ici la fin de l’année ».

Mettons en avant les dates phares de cette réforme des retraites.

 

  • 16 mars 2023 : la première ministre a eu recours au 49.3 pour faire adopter le texte de la réforme des retraites.
  • 17 mars 2023 : deux motions de censure ont été déposées.
  • 20 mars 2023 : les deux motions de censure sont rejetées et le projet de réforme des retraites a été définitivement adopté par l’Assemblée nationale.
  • 21 mars 2023 : la Première ministre Elisabeth Borne a saisi le Conseil constitutionnel pour un examen du texte de la réforme des retraites.
  • Les membres du Conseil constitutionnel (les Sages) vont désormais analyser et contrôler chaque article du projet pour voir s’il est bien conforme à la Constitution.
  • L’entrée en vigueur du projet de loi est envisagée d’ici la fin d’année 2023.

 

Malgré les 2 motions de censure qui ont montré la désapprobation de certains envers la politique du gouvernement, le président a tout de même décidé d’adopter cette réforme.

Les Français continuent de manifester dans l’espoir que cela change. Mais est-ce possible ? Après un 49.3, il est difficile de retourner en arrière.

 

Par Chloé CARMASOL

Il était une fois… l’individualisme

Il était une fois… l’individualisme

L’individualisme est une tendance de plus en plus courante dans notre société moderne. Nous sommes de plus en plus enclins à mettre l’accent sur notre propre réussite et notre propre bonheur, sans se soucier de la façon dont cela peut affecter les autres. L’individualisme est souvent considéré comme une qualité positive, car il encourage l’indépendance et l’autonomie. Ce n’est pas tout à fait faux, mais il est important de se demander s’il peut devenir trop extrême et causer des problèmes pour la société dans son ensemble.

 

Quelles en sont les causes ?

 

Les médias, la musique, les films et les réseaux sociaux nous encouragent à nous concentrer sur nous-mêmes et à faire ce qui nous rend heureux. Nous sommes en permanence incités à nous démarquer de la foule, à être différents et à être fiers de notre individualité. Un exemple concret se trouve dans les rayons de nos librairies : la multiplication des livres de développement personnel. « Eat, Pray, Love » d’Elizabeth Gilbert raconte l’histoire de l’auteur qui quitte sa vie monotone pour voyager dans différents pays afin de trouver le bonheur et la sérénité personnelle. Bien que le livre soit inspirant pour certains, il

encourage également l’idée que la solution à nos problèmes personnels réside dans l’individualisme et la recherche de soi plutôt que dans la coopération et l’empathie envers les autres. En ce qui concerne les réseaux sociaux, les plateformes comme Instagram, TikTok et YouTube sont souvent utilisées pour mettre en valeur les réalisations individuelles et les styles de vie, plutôt que de mettre l’accent sur la coopération et le travail d’équipe. Les « influenceurs » sur ces plateformes encouragent souvent une mentalité d’auto-promotion et d’individualisme extrême. Certes, ce sont des généralités mais cela démontre tout de même un phénomène de société.

La deuxième cause de l’individualisme grandissant est la pression économique. La mondialisation et l’économie de marché ont créé une pression sur les individus pour qu’ils se concentrent sur leur propre réussite. Nous sommes ainsi de plus en plus encouragés à travailler dur, à réussir et à obtenir de l’argent, plutôt que de s’occuper des besoins de notre communauté. S’ajoute à cela une culture de consommation qui nous pousse à acheter toujours plus de biens et de services pour affirmer notre statut social. Nous ne travaillons plus seulement pour subvenir à nos besoins mais pour prouver aux autres que l’on est mieux dotés qu’eux.

La troisième cause est l’évolution des normes sociales qui ont énormément changé au fil des ans. Nous souhaitons maintenant de plus en plus vivre notre vie comme nous l’entendons plutôt que de se conformer à des normes sociales strictes. Nous sommes plus susceptibles de poursuivre des relations et des carrières qui correspondent à nos propres intérêts, plutôt que de suivre les attentes de notre famille et de notre communauté. L’un des exemples les plus frappants est l’acceptation croissante de la diversité en matière de sexe, de genre et d’orientation sexuelle. Les personnes LGBTQ+ ont historiquement été victimes de discrimination et de marginalisation en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Cependant, au cours des dernières décennies, les normes sociales ont évolué pour devenir plus inclusives et acceptantes envers ces groupes. Les individus sont désormais plus nombreux à vivre leur vie selon leur identité de genre ou leur orientation sexuelle, plutôt que de se conformer aux normes sociales strictes en matière de masculinité et de féminité.

 

Quelles en sont les conséquences ?

 

La première conséquence est l’isolement social. Les gens sont de plus en plus isolés les uns des autres car ils se concentrent sur leurs propres intérêts plutôt que de se soucier les uns des autres. Cela peut entraîner des conséquences néfastes sur notre santé mentale (dépression, anxiété, stress) et physique (hypertension artérielle, AVC, système immunitaire affaibli) mais aussi sur notre mémoire et notre cognition. De plus, les personnes isolées peuvent rencontrer des difficultés à s’adapter aux changements de vie, tels que la perte d’un être cher ou un changement de carrière. La crise sanitaire liée au Covid-19 a largement contribué à intensifier ce phénomène inquiétant pour l’avenir de notre société.

La deuxième conséquence est l’augmentation de la concurrence et de la rivalité. Nous sommes sans arrêt poussés à être meilleurs que les autres, à réussir plus que les autres et à obtenir plus que les autres. Cela peut créer un environnement où les gens se battent les uns contre les autres, plutôt que de travailler ensemble pour atteindre des objectifs communs et donc avoir un impact sur la société dans son ensemble. Cette compétition constante peut également créer des inégalités sociales, où les individus les plus riches et les plus influents ont un avantage sur les autres.

La troisième conséquence est la perte de valeurs collectives. Ce sont celles qui visent à promouvoir le bien-être de la communauté dans son ensemble, plutôt que les intérêts individuels. Ces valeurs incluent la solidarité, la compassion et l’altruisme, qui sont des éléments clés pour maintenir une société saine et équilibrée. Dans leur grande majorité et malgré une minorité de collectifs actifs, les individus se désintéressent ainsi des problèmes sociaux et des inégalités qui affectent la communauté dans son ensemble, préférant se concentrer sur leurs propres préoccupations

 

Quelles sont les solutions ?

 

Dans un premier temps, il est important de reconnaître que nous vivons dans une société interconnectée où les actions d’une personne peuvent entraîner des répercussions néfastes pour les autres. Une fois cette prise de conscience faite, il devient plus clair et évident qu’il est vital de recommencer à encourager la coopération plutôt que la concurrence. Les gens doivent réapprendre à se soucier les uns des autres et à travailler ensemble pour atteindre des objectifs communs.

Toutes ces valeurs devraient être inculquées dès le plus jeune âge via l’éducation et la sensibilisation. Ainsi, l’éducation morale et civique devrait être remise au goût du jour et occuper une place centrale dans l’enseignement.

L’idée d’un service civique obligatoire envisagée par le gouvernement s’inscrit dans cette lignée et mériterait d’être discutée.

Enfin, il est important de rappeler que l’individualisme n’est pas nécessairement une mauvaise chose en soi. Il peut encourager l’indépendance, l’innovation et la créativité. Il faut juste trouver un équilibre entre l’individualisme et les valeurs collectives pour assurer une société saine et fonctionnelle.

Par Marie PONTALIER