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Engagez-vous pour le BDH !

Engagez-vous pour le BDH !

Tu rêves d’intégrer une école de commerce, mais les préjugés sur leurs étudiants égoïstes et irresponsables te font douter ? Ne t’inquiète pas, être étudiant à TBS ne te fera pas renier tes valeurs ni tes convictions. Il y a mille et une manières de t’engager et de rendre ton expérience étudiante utile à notre société. Tout d’abord, parlons associations : lors de ton entrée à TBS, tu as la possibilité de rejoindre une de ses 30 associations étudiantes : le choix n’est donc pas vraiment aisé, c’est vrai. Mais, si tu souhaites mener des actions engagées dans l’humanitaire, l’environnement, le féminisme ou encore la lutte contre le cancer, tu trouveras plusieurs associations qui n’attendent que toi !

Aujourd’hui nous souhaitions te parler des différentes manières de s’engager dans l’humanitaire et le solidaire et, évidemment, nous allons te parler du Bureau De l’Humanitaire, aka le BDH. Celui-ci regroupe 50 étudiants qui n’ont qu’un objectif en tête, venir en aide aux personnes démunies à Toulouse, mais aussi à l’international. D’ailleurs, le BDH a été élu Meilleure Association Étudiante de France en 2020 par le Classement des Associations, ce n’est pas pour rien… Nota Bene, malgré son nom, le Bureau de l’Humanitaire n’a pas besoin d’être élu à la suite de campagnes, au même titre que le BDE par exemple, il s’intègre à la suite de candidatures comme toutes les autres associations !

 

Le BDH est fait pour toi

50 membres, 50 manières d’envisager la solidarité, 50 manières de s’engager. Voilà ce que tu trouveras au BDH. L’association se divise en 6 pôles à projets et 1 pôle Com&Event. Laisse-nous te détailler tout ça !

Ton truc, c’est le contact avec les populations autour de toi qui ont besoin de ton aide ? Alors nos pôles Art en Marge, Réfugi’aide ou encore School’idarité sont faits pour toi ! Art en Marge mène des actions pour aider les sans-abris et Réfugi’aide, comme son nom le laisse sous-entendre, accompagne les réfugiés et les demandeurs d’asile de Toulouse. Enfin, School’idarité, nouveau-né de l’association, vient en aide à des collégiens en difficulté en proposant soutien scolaire et sorties culturelles.

Ou alors, peut-être que tu rêves de partir en mission solidaire autour du monde ? Pas de panique, le BDH est sur tous les fronts. Le projet Human’Act organise de A à Z une mission solidaire d’un mois, dans un pays qui a besoin de ton aide. Rallye solidaire, organise un road trip à travers l’Europe de l’Est pour soutenir des associations humanitaires locales. Enfin Gawad Kalinga sensibilise à l’entrepreneuriat social et solidaire et prépare le stage avec l’ONG aux Philippines pour les étudiants recrutés.

Bref tu l’auras compris, peu importent les personnes que tu souhaites soutenir, le BDH te permet de le faire !

En outre, tu peux aussi t’engager en dehors du dispositif associatif de TBS, en intégrant une association extérieure telle que les Restos du Cœur, Amnistie Internationale, Unicef et j’en passe ! L’avantage en école, c’est que tu as le temps de t’investir dans des projets qui te tiennent vraiment à cœur ! Le + ? TBS valorise même l’engagement étudiant sur ta moyenne. Alors, tu n’as plus d’excuse !

 

TBS te soutient

Enfin, en L3, tu peux aussi t’engager à travers les ATC (Ateliers Think & Create) : un projet obligatoire (mais bon délire) que tu choisis en début d’année et que tu vas devoir réaliser tout au long des deux semestres de L3 avec ton groupe ! Ces ATC sont divers et variés, mais tu peux choisir les ATC Projets solidaires et Bénévolats (PSB) ou Cordée qui te permettront respectivement de mener à bien un projet solidaire avec une association prédéfinie ou d’accompagner individuellement des collégiens ou des lycéens dans leur scolarité et orientation.

Voilà, tu sais tout sur les manières de s’engager dans le solidaire en étant étudiant à TBS ! Peu importe ton association et parcours, tu peux évidemment toujours participer aux événements (collecte, bol de riz etc) que le BDH et les autres associations engagées de l’école proposent tout au long de l’année.

Pour ne rien louper de l’actualité du BDH et de l’humanitaire en général, n’hésite pas à venir nous rejoindre sur Instagram, @bdh.tbs et sur notre site internet, www.bdh-tbs.fr.

 

Par Manon HELFER

TBS Education dévoile son plan stratégique Inspiring TBS 2026

TBS Education dévoile son plan stratégique Inspiring TBS 2026

Ne l’appelez plus TBS Business School mais TBS Education ! Désormais dotée du statut de société à mission, l’école toulousaine affirme aujourd’hui plus que jamais la place centrale de l’éducation comme vecteur de transformation du monde. 

Sa mission : « devenir une école toujours plus inclusive ». Sa raison d’être : « favoriser l’égalité des chances, renforcer l’ouverture sociale et être une école qui permet d’offrir à ses étudiants les conditions d’une scolarité possible et sereine, quelles que soient les barrières sociales ou financières. D’où ce signal fort que nous lançons pour la rentrée prochaine : la modulation des frais de scolarité des étudiants en formation initiale en fonction des revenus des familles », introduit la directrice Stéphanie Lavigne.

Une illustration de cette dynamique collective qui a poussé l’école à prendre, en 2021, la qualité de société à mission, « concrétisant ainsi 15 ans d’engagement pour intégrer les objectifs environnementaux, sociaux et sociétaux dans tous les aspects de l’école », ajoute-t-elle.

 

Des campus new look

Une nouvelle dimension qui va de pair avec le démarrage d’un plan stratégique pour 5 ans, Inspiring TBS, basé sur quatre piliers. D’abord, des campus d’un nouveau genre. « Quatre campus inspirants auxquels nous voulons donner un impact sociétal. Des lieux de vie, des « tiers lieux » qui rassemblent toutes les communautés. »

Parce que sa faculté est « LA ressource différenciante, TBS Education encourage ses professeurs à s’engager dans une recherche académique de haut vol et à entreprendre des programme de recherche faisant écho à ses formations et ses entreprises partenaires », indique Stéphanie Lavigne. Trois centres d’excellence permettront d’ailleurs de formaliser cette recherche à impact : un centre dédié à la RSE, un centre dédié au big data et un centre dédié à l’aéronautique et au spatial.

 

 

 « TBS un jour, TBS toujours »

Autre axe stratégique, la formation continue. « Nous voulons aller plus loin pour accompagner la montée en compétence de nos diplômés grâce à la formation tout au long de la vie. Pour ce faire, nous lançons par exemple le « CFA made by TBS » permettant à tous nos alumni de bénéficier d’un compte de formation à vie. »

Pour les 5 ans à venir, TBS Education souhaite aussi miser sur le « bien-être pédagogique. » « Nous voulons assoir un modèle qui soit un mix inspirant entre des activités en présentiel où l’étudiant est au cœur d’une pédagogie expérientielle active, conjugués avec un campus digital où il peut puiser des contenus en libre accès », indique Stéphanie Lavigne.

 

 

Par Clarisse Watine, rédactrice en chef de Monde des Grandes Ecoles et Universités

Les Anonym’art ne veulent plus être anonymes !

Les Anonym’art ne veulent plus être anonymes !

Avant d’arriver en école, on connait le BDE (on vous aime les Raptors) mais on connait beaucoup moins le BDA.

Le Bureau des Arts qu’est-ce que c’est ?

D’abord c’est une liste ! Et oui nous aussi on a fait campagne (contre personne certes mais campagne quand même) ! Les défis, les rallys (on en n’a pas mais on se rattrapera sur les listes de l’an prochain), le stress des résultats (merci Hotsoft pour les vannes du film de dévoilement).

Après l’élection, le BDA c’est l’asso en charge de la vie culturelle et artistique de l’école ! Fashion Week, Salon du Livres, Concours de cout-métrage : les Ano seront là pour vous régaler toute l’année.

Et évidemment, on sera ravi de vous faire profiter à fond de vos campagnes l’an prochain et on espère que vous allez nous régaler !

 

Comment ça marche un BDA ?

Le BDA c’est sept pôles : mode, musique, cinéma, danse, théâtre, culture, et le pôle arts graphiques. Même si le Covid a su en venir à bout de certains, les pôles ont su montrer leur engagement tout au long de l’année.

Si le respo du pôle musique a très rapidement été happé par ses nouvelles responsabilités en tant que respo Comu, il a pu, avec son pôle, nous concocter de petites playlists. Le pôle mode s’est engagé dans la mode éco-responsable et non genrée et a su faire bénéficier à toute la promo de nouveaux partenaires locaux ! Le pôle ciné, quant à lui, nous a régalés par ses critiques de films, ses agendas mensuels de sorties des nouveaux films sur toutes les plateformes, ainsi que sa revue de la cérémonie des Césars. Mais c’est sans oublier l’investissement sans faille du pôle culture qui a su en faire rire plus d’un. Le pole art graphique, quant à lui, a su révéler les talents cachés des plus discrets d’entre vous.

On remercie d’ailleurs tout ceux qui ont participé aux projets menés par les différents pôles.

Le BDA vous réserve encore bien des events : le défilé du pôle mode, le concours de courts métrages, la Comédie Musicale, la semaine de la culture, la semaine des Oscars, le salon du livre, Trinit’art, les tables rondes lors de la Fashion Week… On vous attend nombreux pour soutenir ces projets qui sauront toucher votre âme d’artiste aussi cachée soit elle :

  • La Fashion Week s’articulera autour de plusieurs évènements : le défilé, qui sera cette année associé à Chaussettes Orphelines (votre participation sera s’ailleurs requise à la rentrée pour nous aider à récolter un max de chaussette qui sera recyclée pour créer les habits de notre défilé), ainsi que des tables rondes qui feront intervenir des personnalités du milieu de la mode qui vous parleront de leur expérience.
  • La Comédie musicale, un des évènements phares de l’école, saura rassembler les talents de tous nos pôles mais aussi des nouveaux L3 que nous avons tous hâte de rencontrer. Le scénario est en cours d’écriture mais chut… on ne peut encore rien vous dire ;
  • Le concours de court-métrages : ouvert à tous les étudiants de Toulouse, en collaboration avec Hotsoft, et qui récompensera le meilleur court-métrage réalisé par des étudiants de Toulouse.

Alors on espère vous retrouver pour tous ces événements et en attendant n’oubliez pas d’aller suivre tous les comptes du BDA sur Instagram pour ne rien rater (le pole mode, le pole culture, le pole ciné et évidemment les Anonym’art)

 

 

Par Narjes BAKRAOUY et Roxane AUDIGIER

La vraie raison pour laquelle l’Angleterre a quitté l’Union Européenne

La vraie raison pour laquelle l’Angleterre a quitté l’Union Européenne

Un vote du peuple

Le 26 juin 2016, le peuple anglais choisissait de quitter l’Union Européenne. Cela va faire cinq ans dans quelques mois, et on dirait que la plupart des gens ne comprend pas encore les raisons qui ont motivé ce choix des Anglais. On croit que ce qui a inspiré le vote « pour », c’est le racisme, la xénophobie, l’extrême droite. Et c’est ainsi que le Brexit l’a remporté avec 51% de voix. Si seulement il y avait eu moins de « vieux ultra-conservateurs » dans les campagnes, si seulement 1% des Anglais n’avait pas eu la flemme d’aller voter ce jour-là, le résultat aurait été le bon. Pourtant, si on continue de se convaincre de ces mensonges, nous allons être très surpris le jour où un référendum similaire surgira en France. Et ce sera la fin de l’Union Européenne. Et ce sera la fin de cette fraternité qui lie les pays européens aujourd’hui. Si l’on veut éviter cela, il faut comprendre ce qui a vraiment incité les Anglais à voter ainsi il y a presque cinq ans.

N’oublions pas que ce n’est pas le gouvernement qui a fait le choix. Ce ne sont pas les politiciens ou les économistes. Ce n’est pas David Cameron. Ce n’est pas Theresa May non plus. C’est le peuple qui a choisi, directement, grâce au référendum. Et naturellement il est arrivé ce qu’il arrive à chaque fois que l’on donne aux foules le dernier mot sur un sujet qui leur tient à cœur : ce sont les émotions qui l’emportent sur la raison. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de bons arguments, rationnels, dans l’économie et la politique pour le Brexit. Il y en a, et il est possible que le Brexit ait été le meilleur choix. Mais 51% des Anglais ne sont pas experts en économie et géopolitique. Ils ont voté en fonction de leur ressenti, souvent en croyant que leur vote ne compterait pas. Cela est tellement véridique que la principale recherche sur Google le lendemain du référendum au Royaume Uni était : « What is the EU ? » ([Qu’est-ce que l’Union Européenne ?]). Et aujourd’hui, ce sujet qui tient à coeur aux populations, ce sujet qui divise les familles et les pays, c’est l’immigration. Ou plus précisément, l’incapacité des gens de traiter ce sujet publiquement.

 

“Ils se faisaient traiter de fachos et de nazis”

Je vous présente John et Evelyn, deux Anglais d’une soixantaine d’années. En effet, le vieux John aurait pu voter pour le Brexit parce qu’il était convaincu que le Royaume-Uni ferait mieux de signer ses propres traités de commerce sans passer par l’UE. Sa femme, Evelyn, aurait pu voter « pour » parce qu’elle trouvait que le Royaume-Uni était sous-représenté au Parlement Européen face à Malte et que cela menaçait le système démocratique anglais. Ces deux arguments auraient été valables. Mais ce n’est pas pour cela qu’ils ont voté « pour ». Ils ont voté « pour » parce qu’ils en ont marre de lire dans les journaux que leur petite ville de 5000 habitants a maintenant un problème de trafic de drogue ; parce qu’on a construit un gros bâtiment de petits studios et qu’un jour ils ont vu arriver plus de 500 personnes avec des coutumes étranges et qui ne comprennent pas un mot d’anglais ; parce que depuis peu de temps l’anglais ne se parle que très peu aux supermarchés de leur ville ; parce que leurs églises sont vides et il y a de plus en plus de mosquées. Ou, du moins, c’est leur impression. Le problème – le vrai problème –, c’est que lorsqu’ils essayaient d’en parler, ils se faisaient traiter de racistes, d’intolérants, de fachos et de nazis.

 

“Personne ne traitait du sujet en public”

Même si la politique migratoire n’était qu’un détail de l’accord européen avec le Royaume-Uni, même si la voie pour mieux gérer l’immigration n’était pas du tout de quitter l’UE, c’était ce sujet-là qui touchait vraiment les gens normaux. Ils ont raison de poser des questions quand ils voient leur entourage changer si fortement en à peine vingt ans. Ils ont peut-être raison de vouloir se manifester contre une transformation qu’ils jugent très (voire trop) radicale dans leur petite ville, dans leur pays. Peut-être qu’ils n’ont rien à craindre. Peut-être que la politique migratoire était la bonne et que tout était sous contrôle. Peut-être que les programmes d’intégration marchaient très bien. Mais, comme c’est le cas avec la religion et ses dogmes irrationnels, il y avait toujours cet accord tacite comme quoi personne ne traiterait le sujet en public. Même aux repas de famille, le sujet provoquait des désaccords si graves que tout le monde partait se coucher tôt ; et ils étaient sûrs que leurs enfants les traitaient de fachos. Au lycée, une clope à la bouche, leur petit-fils disait à ses potes : « Ouais, c’est toujours compliqué de parler de ça avec ma grand-mère, tu sais. Elle a des opinions assez racistes. Comme tous les vieux, quoi. »

Les années passèrent et John et Evelyn ont vu dans le référendum l’occasion de faire entendre leur voix. Pour une fois, ils pouvaient s’exprimer ; pour une fois ils pouvaient déclarer cet amour qu’ils avaient pour une culture qu’ils trouvaient périssante. Ou du moins, ils pouvaient attirer finalement l’attention sur un problème que personne n’osait adresser. Comme on l’a vu quelques jours après le référendum, la plupart des Anglais n’avait aucune idée de ce qu’était le Brexit. Mais leur vote symbolisait leur participation à une manifestation silencieuse. « Maintenant, ils vont voir qu’une bonne partie de la population pense comme moi, mais qu’on est obligé de se mordre la langue », pensaient John et Evelyn, « j’ai envie de voir leur tête quand les résultats montreront qu’un bon quart de la population, même un tiers, est pour une Angleterre plus anglaise ». Cependant, c’était plus de la moitié de la population qui pensait comme eux et non pas un tiers. Une fois les résultats annoncés, ils ont foncé sur Google pour se renseigner par rapport à ce qu’ils venaient de faire. Désormais, ils regrettent d’avoir provoqué un basculement tellement soudain dans la politique anglaise à cause d’un vote qu’ils ne comprenaient pas.

 

Parlons-en

Ici il ne s’agit pas de décider si John et Evelyn avaient raison par rapport à l’immigration ou si le Brexit était le bon choix. Je ne connais pas les réponses à ces questions. Il s’agit plutôt de dénoncer ce tabou autour du sujet. Si un jour la France quitte l’UE à cause d’un référendum, ce ne sera pas pour « les bonnes raisons », ce ne sera pas pour l’économie ou pour la géopolitique, ce sera parce que les gens en auront marre de ne pas être écoutés. La prochaine fois que vous entendez quelqu’un exprimer ses inquiétudes par rapport à l’immigration, écoutez-le, discutez-en avant de le traiter de raciste. Oui, c’est un sujet délicat et il demande d’être traité avec respect. Mais ce n’est qu’en discutant qu’on peut arriver aux accords qui nous permettront de vivre ensemble, en paix et en fraternité. Tout comme dans une relation amoureuse, il faut souvent risquer d’être offensant pour trouver les solutions aux sujets qui nous angoissent.

Discutons, alors. À tous ceux qui évitent le sujet, qui trouvent ça tellement offensant d’en parler, parce que la bonne réponse est tellement évidente, parce que seul quelqu’un avec de gros préjugés pourrait penser ainsi, peut-être que vous avez raison. Mais on vous répond la même chose qu’on répond aux religieux : si vos croyances sont tellement vraies, alors elles devraient pouvoir survivre un peu de débat, n’est-ce pas ?

 

Par Alejandro AO

La Welcome Team : la famille d’accueil de TBS

La Welcome Team : la famille d’accueil de TBS

La Welcome Team est bien plus qu’une association, c’est une véritable famille. En passant par des évènements, aux apéros, jusqu’aux balades ensoleillées, l’objectif principal est d’être le plus soudés possible et d’intégrer au mieux l’ensemble des étudiants internationaux. Pour ce faire, nous faisons toujours en sorte d’organiser un maximum d’activités afin qu’ils se sentent à leur place au sein de notre belle école et dans la ville de Toulouse.

 

Au cours de cette année, nous avons beaucoup innové pour essayer de nous adapter à la situation sanitaire. En effet, elle est très difficile à vivre pour nous tous, mais elle l’est plus spécialement pour les étudiants qui ne viennent effectuer qu’une courte partie de leurs études en France et qui, à leur arrivée, se retrouvent souvent sans repère.

Pour les aider dans leur intégration, notamment pendant la période de cours à distance, nous avons eu l’idée d’organiser des « Apéro Zoom » pour leur faire part de cette tradition française tout en respectant les distanciations sociales. Nous nous sommes alors réunis plusieurs fois pour des soirées « Zoom », rythmées par des Blind Test, des Karaoke, et beaucoup d’autres jeux, et qui nous ont permis de faire connaissance avec les étudiants internationaux pour la première fois.

Après le confinement du mois de novembre et les fêtes de fin d’année, nous avons enfin pu organiser des activités en présentiel et nous en avons profité pour aller à la montagne, profiter de la neige et du climat hivernal que les étudiants n’ont pas tous l’occasion de voir dans leur pays d’origine. Au programme étaient, entre autres, la construction d’igloos et des batailles de boules de neige, sans oublier la randonnée en raquettes et la raclette ! 🤤

En février, nous avons continué les activités en extérieur et avons préparé une promenade pour visiter les endroits les plus emblématiques de Toulouse. Nous voulions aussi nous engager pour une cause importante. Alors, nous avons collaboré avec le B3D pour faire une « clean walk », soit une marche pour l’environnement où nous avons participé au ramassage de déchets. C’était un moment de cohésion fantastique entre tous les étudiants et les membres de la Welcome Team.

Enfin, pour continuer les évènements à distance et innover encore plus, nous avons commencé à faire des interviews sous forme de live sur notre compte Instagram. Pendant ces lives gérés par plusieurs personnes de l’association, nous invitons les étudiants étrangers à nous partager leurs expériences, leurs péripéties et le choc culturel qu’ils ont vécus depuis leur arrivée à Toulouse. Cela nous a une fois de plus rapproché malgré la distance et les restrictions sanitaires qui font maintenant partie de notre quotidien.

 

Nous sommes tous d’accord : la Welcome Team porte fièrement son nom en tant qu’équipe d’accueil et de bienvenue pour toutes les nationalités. C’est en effet cette image-là que nous souhaitons transmettre et qui nous caractérise au sein de TBS et des différentes associations.

 

 

 

Welcome Team

Baisse du niveau scolaire des Français : faut-il vraiment s’inquiéter ?

Baisse du niveau scolaire des Français : faut-il vraiment s’inquiéter ?

L’enquête du Centre National d’Etudes des Systèmes Scolaires (Cnesco) témoigne d’une baisse non négligeable du niveau de français des élèves de primaire mais également des classes supérieures. Cependant, si différents classements internationaux démontrent un léger retard notable par rapport au niveau des élèves issus des pays ayant le même degré de développement, le niveau éducatif français n’est pas catastrophique. La place de la France est plutôt moyenne puisqu’elle arrive à la 23ème position, derrière de nombreux pays comme le Canada, la Finlande, l’Irlande, le Danemark, l’Allemagne, la Belgique et plusieurs pays d’Asie. Mais, d’après le classement PISA, visant à évaluer la validation des acquis des élèves, la France reste classée dans le groupe des pays de “niveau 3” (le 2ème niveau le plus élevé) où se situe la majorité des pays développés (seules quelques villes asiatiques sont au niveau 4). Il est pourtant reproché aux élèves français de moins bonnes performances dans les différentes disciplines scolaires que leurs camarades des pays voisins (d’après le classement TIMSS évaluant l’acquisition des compétences en mathématiques et en physiques et d’après le classement PIRLS évaluant le niveau de lecture où la France se place 34ème sur 50 pays).  Quels facteurs peuvent expliquer ces résultats ?

 

Différents problèmes peuvent être mis en avant :

Selon plusieurs classements et rapports (PISA, du CNESCO, du Conseil Economique, Social et Environnemental), les inégalités sociales sont responsables du niveau des Français. Pourtant, la France se classe parmi les pays les moins inégalitaires (avec un coefficient de GINI de 0,30, 0 étant l’égalité parfaite, et 1 l’inégalité totale). Généralement, même s’il existe des exceptions, moins un parent a de temps à accorder à son enfant, plus l’enfant a une probabilité élevée d’avoir des difficultés scolaires. Ainsi l’école a pour objectif de lisser ces inégalités, que chacun dispose des mêmes savoirs et compétences. Des pays moins égalitaires que la France obtiennent tout de même de meilleurs résultats scolaires, mais la France est parmi ceux où l’écart de réussite entre un élève défavorisé et un élève favorisé est le plus élevé. Cela peut s’expliquer par un second problème : l’identification des élèves en difficultés scolaires et, par conséquent, les difficultés que le système éducatif a pour les prendre en charge. En effet, un élève en difficultés nécessite plus de temps, plus de suivi : un suivi individualisé, du soutien scolaire, des devoirs et des apprentissages adaptés. Et ici, les élèves français sont parmi ceux qui déclarent que leurs professeurs les aident le moins et leur font le moins de retours individuels sur leur travail et leurs progrès. Cela se justifie puisque la France se classe parmi les pays de l’OCDE avec les classes les plus chargées, (20% de plus qu’en Allemagne) où le temps à accorder par élève est moindre. Le dernier problème majeur est celui de l’évaluation des acquis : en France, les notations ne sont pas harmonisées, l’évaluation des élèves est morcelée, elle change d’un établissement à l’autre, d’un enseignant à l’autre… Et surtout, l’objectif de l’évaluation des élèves n’est pas toujours très clair.

 

Quelles solutions apporter ?

Pallier les inégalités sociales est un premier challenge et pas des moindres puisqu’il n’est pas uniquement du ressort de l’école mais d’un problème socio-économique de mixité sociale lié à des phénomènes de gentrification (puisque les populations défavorisées sont souvent regroupées sur les mêmes territoires). Il faudrait alors pouvoir faire en sorte que les élèves défavorisés et les élèves privilégiés se mélangent, mais il faut surtout, pour mieux accompagner et obtenir de meilleurs résultats, plus de moyens : des moyens humains pour un meilleur suivi mais qui engage donc des moyens matériels pour permettre l’élaboration de classes moins chargées. Former les professeurs permettrait de pouvoir aider davantage les élèves, se former aux nouvelles méthodes pédagogiques et aux programmes scolaires qui évoluent sans cesse. Cependant, si beaucoup d’enseignants sont demandeurs de ce genre de formations, bien qu’elles ne soient pas toujours adaptées en pratique, ils ont peu de temps pour se former et la France demeure le pays de l’OCDE où les enseignants ont le moins de formations continues (la gestion de classe, l’identification et l’accompagnement des élèves en difficultés par exemple). Enfin, par manque de moyens au sein de l’établissement scolaire, les professeurs se retrouvent à gérer en plus des tâches administratives.

Par ailleurs, il faudrait réorienter les moyens financiers mais aussi humains pour les affecter prioritairement aux territoires, aux établissements et aux élèves en difficulté. Cependant, la complexité des mécanismes d’attribution masque la réalité des situations individuelles des établissements. Ce sont ceux qui connaissent un taux important de lacunes qui ont moins de moyens financiers que les établissements d’un meilleur niveau, d’après un rapport en 2017 sur la gestion des enseignants. En effet, les établissements souvent en zone d’éducation prioritaire (ZEP) ont le nombre d’enseignants débutants le plus élevé car, comme il y est plus difficile d’enseigner, c’est là que se trouve la majorité des postes vacants. Par conséquent, une fois un nombre de points acquis pour obtenir l’affectation de leur choix, les enseignants débutants quittent l’établissement souvent après seulement une ou deux années scolaires. Dans ces collèges et lycées en difficultés : les équipes changeant alors en permanence rendent la structuration d’un projet pédagogique cohérent et stable beaucoup plus complexe.

Enfin, apporter de nouvelles formes d’évaluation permettrait de mieux gérer l’ensemble du système scolaire. Ce dernier ayant un mécanisme de notation de liberté pédagogique, chaque enseignant est libre, dans le cadre des programmes fournis par l’Éducation Nationale, de choisir comment transmettre ce programme aux élèves. Cependant, cette hétérogénéité de notes d’une matière scolaire à une autre ne permet pas toujours d’identifier clairement les problèmes des élèves en difficultés. Bien que de meilleures méthodes de notation soient régulièrement envisagées par des équipes pédagogiques, un manque de temps et de moyen ne permet pas de les adopter. Il en est de même si elles sont imposées par une autorité supérieure car, fondées sur une vision théorique, elles ne sont pas adaptées à la situation réelle dans les collèges et les lycées.

Par conséquent, le niveau scolaire des Français est loin d’être catastrophique mais révèle des failles dans le système éducatif, que son amélioration permettrait d’atténuer. Un problème sociétal étant à l’origine d’une des parties du problème, complexifie alors les moyens d’y remédier par faute de ressources au sein d’un système scolaire qui, parfois, défavorise les élèves. Il semble alors nécessaire de mettre à la disposition des élèves et enseignants des ressources nécessaires visant à améliorer le processus éducatif d’autant plus en cette période de pandémie. Mesures que l’Education Nationale peine à prendre et s’attarde davantage sur une refonte des programmes, des rythmes scolaires ou encore du temps de travail plutôt qu’au manque de moyen financier : le vrai problème de fond.

 

 

Par Léa MENARD