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Le jeu funeste de la Turquie

Le jeu funeste de la Turquie

        

         Acteur géopolitique toujours plus influent au proche et Moyen-Orient, forte de sa stratégie d’expansion régionale (le projet de grande Turquie), apparaissant comme un allié géostratégique indispensable et dont le modèle politique pourrait s’imposer dans le monde Arabe, la Turquie semble pourtant avoir nombre de garanties à fournir, notamment au vu de la somme des éléments qui pourraient l’associer aux attentats de Paris et Bruxelles. 

    

 

Afin de couper court à toute accusation -hâtive et stérile- de complotisme forcené ou autres délires, commençons par un bref mais nécessaire et salvateur rappel chronologique des faits. Peu après le début des printemps arabes (mars 2011), Juppé et Erdogan concluent un accord secret définissant les conditions de participation de la Turquie à l’intervention qui se trame sur le sol syrien, ainsi qu’a celle visant à destituer le Guide libyen, conditions que sont : la France s’engage d’une part à soutenir la candidature turque à l’Union européenne et d’autre part à « régler la question kurde » (ce qui revient de facto à soutenir une politique de purification ethnique) ainsi qu’a « préserver l’intégrité du territoire turc » (soit, du point de vue d’Erdogan, la débarrasser de ces éléments exogènes), donc à terme créer un Kurdistan au nord de la Syrie et en Irak (selon les plans dévoilés deux ans plus tard par Robin Wright dans le New York Times, document signé par Alain Juppé et son homologue turc Ahmet Davutoglu) et exclure le PKK de la Turquie.
Le 31 octobre 2014, se déroule à l’Elysée une rencontre tripartite entre Hollande, Erdogan et les kurdes de Syrie. A l’issue des négociations, Salih Muslim, président du YPG (branche armée du parti de l’union démocratique kurde syrien),trahissant par la même occasion Ocalan, le chef du PKK, accepte de devenir le président du Kurdistan syrien qui devait être crée après le renversement d’el-Assad.

 

Afin de mieux cerner les enjeux géostratégiques de cette alliance, nous nous efforcerons d’évoquer ici les éléments les plus troublants de la question syrienne.Intéressons nous ainsi à cette force armée décisive dans le conflit qui déchire la Syrie depuis 2011 qu’est l’armée syrienne libre. Fin 2011, elle est composé de 8000 à 15000 hommes -majoritairement des civils- selon les diverses estimations. Selon la version officielle, leurs armes seraient (du moins jusqu’à l’aide logistique étrangère reçue vraisemblablement depuis début 2012) achetées directement aux soldats de l’armée régulière, ou encore aux milices pro-régimes.

 

Fait étrange, Fahd Al-Masri (porte-parole de l’armée syrienne libre à Paris) déclare en juillet 2012 que l’ASL dispose seulement d’armes moyennes et légères, alors qu’au même moment les rebelles marchent sur Alep, avec un effectif -toujours d’après Al-Masri- de 100 000 hommes, face à une armée forte de 210 000 hommes et de 280 000 réservistes, possédant une division blindée de réserve à Alep, ainsi que trois brigades de missiles (équipées de missiles balistiques à courte portée Scud, SS-21 Scarab et Frog-7) dans la même localité!

 

Par ailleurs, force est de constater qu’on assiste à une véritable collusion d’intérêts entre Israël et la Turquie. Le ministre des affaires étrangères français, L.Fabius, déclarant alors que le « Front Al-Nostra fait du bon boulot en Syrie » (il se trouve, triste hasard, que le front Al-Nostra est la branche syrienne d’Al-Qaida). L.Fabius dont le soutien pour un autre état ayant lui aussi une stratégie d’expansion territoriale au proche-orient (soit le projet du Eretz Israël) est avéré, de sorte qu’on assiste en Syrie à une collusion des intérêts israéliens et turques (le Likoud bénéficiant de la chute de deux états souverains et influents au proche-orient contrecarrant son projet géopolitique, et la Turquie se voyant offrir une occasion de créer un territoire kurde), au détriment de la France, qui aurait mieux fait de renforcer ses liens privilégiés et historiques avec la Syrie…

 

Le problème étant que les occidentaux et les alliés stratégiques des rebelles syriens sont très surpris de la victoire kurde à Kobané le 26 janvier 2015, et que, face à la menace -sponsorisée- Daesh, les kurdes deviennent un allié militaire indispensable, les USA et la France ayant refusé à l’été 2014 le déploiement de leurs troupes sur le sol syrien,optant pour une aide logistique. D’autant plus que Bachar leur a accordé la nationalité syrienne au début du conflit, et les occidentaux tendent désormais à traiter avec le YPG (mais toujours pas avec le PKK).

 

Le 8 Février 2015, on assiste à un véritable retournement du jeu d’alliance français : François Hollande reçoit la co-présidente des kurdes de Syrie, elle fidèle au PKK turque, en l’absence de Salih Muslim, ce qui provoque l’ire d’Erdogan. Le 20 Juillet 2015, un attentat est perpétré à Suruc contre une manifestation pro-kurde. la Turquie déclare alors la guerre à Daesh et aux kurdes, actant ainsi la fin du cessez-le-feu datant de 2013, provoquant leur exode massif vers l’Europe.L’UE subventionne la poursuite de la guerre, et à titre d’aide humanitaire pour l’accueil des réfugiés, la Turquie reçoit trois milliards d’euros le 29 septembre 2015.

 

Néanmoins, l’intervention russe en Syrie fin septembre bouleverse la donne et l’équilibre des forces dans la région, d’autant plus que dans le même temps, S.Muslim lance une opération de kurdisation forcée du nord de la Syrie, provoquant ainsi de vives tensions avec la population syrienne. L’administration Erdogan -exaspérée de l’attentisme et des revirements français et furieux des conséquences de l’intervention russe- aurait donc pu aisément orchestrer ou encourager les séries d’attaques terroristes sur le continent européen (dont les attentats de Paris le 13 Novembre 2015) par le biais de ses services spéciaux, qu’on sait très liés voire maîtres des agissements de l’EI. La France, terrorisée et contrainte par la force, adopte la résolution 2249 le 20 novembre, avec l’appui du conseil de sécurité, afin de justifier la conquête du nord de la Syrie pour y créer le Kurdistan voulu par Erdogan.

 

Toutefois -nous rappelant étrangement la théorie du condominium et son application concrète lors de la crise de Suez en 56,- les USA et la Russie pressent de modifier la résolution, et la France et le RU ne pourront intervenir en Syrie sans y être invité par Bachar.

 

La résolution 2249

 

 Afin de mieux saisir la nature cruciale de cette résolution, intéressons nous à son contenu objectif ainsi qu’a son historique. La résolution fut votée le vendredi 20 novembre 2015, et est restée sous embargo jusqu’au lundi 23. Elle résulte originellement d’un premier projet de résolution russe présenté le 30 septembre, proposant une coopération internationale afin de lutter au sol contre les forces armées de l’EI. Le projet fut refusé par le Royaume-Uni, refus appuyé par la France et les USA. La France propose alors un nouveau projet de résolution, et la Russie, dans un absolu de conciliation et de multilatéralisme, vote le projet (ce qui se révélera être une erreur lourde de conséquences).

 

Bien qu’elle ne se réfère pas directement au chapitre 7 de la charte de l’Onu, la résolution 2249 mentionne une menace mondiale à la paix et à la sécurité internationale-ce qui est très précisément le sujet du chapitre 7 de la charte de l’ONU- et incite à « prendre toutes les mesures nécessaires » pour « éradiquer les sanctuaires de l’EIIL ». En dépit de la violation de la souveraineté de la Syrie, car les opérations militaires sous l’égide américaine menées depuis 15 mois en Syrie l’ont été sans l’accord de Bachar -elle est donc illégale-, et n’en déplaise aux ayatollah du choc des civilisations le droit d’ingérence n’est pas un recours légal du point de vue du droit international- elle n’opère aucune distinction entre l’intervention russe (à la demande de la Syrie) et l’intervention états-unienne.

 

Mais, plus grave encore, la résolution 2249 suspend la souveraineté de l’Irak et de la Syrie, puisqu’elle ne mentionne pas leur gouvernement respectif ni la nécessité de les associer à ce que l’on entreprendra sur leurs territoires nationaux ! L’état islamique en Irak et au Levant devient donc un acteur reconnu aux yeux de la communauté internationale, et cela de l’aveu de l’ONU elle-même !

 

Alors que la Russie voulait tout d’abord faire la guerre à la Turquie du fait de la recrudescence des tensions, (l’attentat contre le vol Metrojet 9268 dans le Sinaï, les accusations de Poutine au sommet du G20 à Antalya, les sanctions russes, la publication de photographies aériennes montrant le pétrole de Daesh transitant par la Turquie dans des camions-citernes..), elle va finalement soutenir le PKK contre le gouvernement turque. S.Lavrov (le ministre des affaires étrangères russe) négocie même avec les USA un éventuel renversement d’Erdogan, et le 14 Mars, Poutine annonce le retrait des bombardiers russes en Syrie. Toutefois, Russie et États-Unis commencent à livrer des armes au PKK, contrecarrant ainsi les plans turques.

 

De plus, la majorité des membres de l’UE sont exaspérés par la stérilité de la politique étrangère français, et la Belgique reçoit même des dignitaires du PKK. Durant le sommet UE-Turquie le 18 mars, Erdogan prononce un discours télévisé en mémoire des victimes de l’attentat à Ankara quelques jours plus tôt, ou il se montre ouvertement menaçant envers les états de l’UE qui ne s’alignerait pas sur la politique turque au proche-orient. Le 22 mars, Bruxelles connait à son tour des attentats faisant 34 morts et plus de 250 blessés… Malheureuse coïncidence…

 

Voici la retranscription de l’intervention télévisée d’Erdogan:

 

« Il n’y a aucune raison que la bombe qui a explosé à Ankara, n’explose pas à Bruxelles ou dans une autre ville européenne (…) Là, je lance un appel aux États qui leur ouvrent les bras qui, directement ou indirectement, soutiennent les organisations terroristes. Vous nourrissez un serpent dans votre lit. Et ce serpent que vous nourrissez peut à tout moment vous mordre. Peut-être que regarder des bombes qui explosent en Turquie sur vos écrans de télévision ne signifie rien pour vous ; mais quand les bombes commenceront à exploser dans vos villes, vous comprendrez certainement ce que nous ressentons. Mais alors, il sera trop tard »

 

 

Think Tank Averroès

 

 

Introspection et rap français

Introspection et rap français

« Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemples et dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme ce sera moi. Moi seul ». L’incipit-marquant- des « Confessions » réaffirme la valeur intellectuelle de la conscience de soi, et, dans une volonté de transparence de soi à soi, Rousseau fait de l’observation de ses états de conscience le matériau privilégié de l’expression du « moi ». De fait, l’introspection, véritable tradition littéraire française qu’inaugure Montaigne en réintroduisant le « moi » comme sujet d’étude premier et non plus comme champ d’analyse philosophique (le « moi » romantique contre le cogito cartésien), trouve de bien curieuses-du moins à première vue- occurrences dans le rap français.

          S’inscrivant dans un absolu de recherche de la sagesse, l’introspection fait en effet de nombreux émules dans cette mouvance culturelle et musicale que se veut le rap français. Dès 1995, Akhenaton et son « Métèque et mat » semble être partagé entre fougue (« Bad boys de Marseille« ) et spleen (« Au fin fond d’une contrée« , ou chacune de ses rimes semble le meurtrir). Fougue qui laisse place à la contemplation sur le sombre et déprimé « Sol invictus« , que clôture amèrement « Mon texte le savon« (« évacuer le fiel par la plume, je n’ai que ça dans le sang »). Probablement moins « bankable » que la trap musique, le rap introspectif se veut souvent sobre, réfléchi et angoissé. Shurik’n, avec sa « Lettre« , nous livre un plaidoyer musical en faveur du respect des valeurs viriles (honneur, respect, droiture) tout en rappelant l’importance de la transmission, donc du rapport père-fils.
Dès lors, le rap introspectif gagne en sincérité et en force émotive ce qu’il perd en fougue et en éclat. Face à la nuit, loin de son équipée épique et barbare avec Booba sur « Pucc fiction« , il ne reste que la langueur et la mélancolie à Oxmo, et, « Mourir 1000 fois« , véritable tissu d’assertions et de métaphores venant souligner le dénuement du black Jacques Brel face à la mort : « j’ai peur de la mort, je le sais, je l’ai vu épeler mon nom appeler des amis, jamais je les ai revus ». La morgue originelle du rappeur se dilue alors dans un flot/(w) de rimes et d’images. C’est pourquoi Oxmo ,dans « J’ai mal au mic« , fait, par métonymie, de la plume du MC son cœur. Or, elle se montre ici grinçante, désabusée, de sorte que seule la mélodie semble pouvoir triompher du spleen : « carabine à air déprimée cherche tempe [..] »La musique est ma porte d’échappement chaque note m’apporte un rythme cardiaque suffit que le beat reparte pour que mon mic batte ». Refusant toute hypocrisie (« Hypocritès », celui qui avance masqué..), Oxmo nous livre avec « l’enfant seul » un chant du cygne sur l’enfance et ses meurtrissures, sous forme d’hommages aux éternels petits garçons malmenés par la vie. Véritable miroir dans lequel chacun peut sonder le fond de son âme, « L’enfant seul » est la quintessence de ce que le rap introspectif a pu offrir de mieux : solitude, mélancolie, rimes acérées et poésie. Jugez plutôt : « Maitrise lancinante sentiments en ciment sinon dans 6 ans on me retrouve ciseaux dans le crâne dans le sang gisant ».
Même Booba, plus habitué à se dresser en fossoyeur du rap français (« Repose en paix« ) qu’a s’épandre sur le pathétique de la vie, nous livre avec son superbe « Ma définition » un testament musical aux accents tant mélancoliques que conquérants (« La folie, le sang, la mélancolie, du rap, du fil rouge des risques et du son : ma définition »). Regard amer sur l’enfance, habituelles fanfaronnades, misanthropie latente transcendée par l’instrumentale de « Mistral gagnant » (Renaud est l’une des principales inspirations de Booba) font de même de « Pitbull » la lettre d’adieu du MC au rap français.
Souvent déroutante et vertigineuse, l’introspection dans le rap français tranche assez radicalement avec l’imagerie -souvent fantasmée- associée à la culture hip-hop.Et si, par delà sa morgue, son inconscience et ses fulgurances, tout grand rappeur était sur le point de sombrer dans l’abîme du spleen ? Preuve en est ce coup d’éclat dans la discographie de Doc Gynéco qu’est « L’homme qui ne valait pas dix centimes« . Le doc, plus célèbre pour son amour du football , des substances illicites et des téléfilms programmés la nuit sur la TNT que pour sa propension à faire pleurer la plume, nous livre un chant du cygne poignant, entre dégoût -légitime- vis-à-vis de l’industrie du disque et son mépris du talent naïf, conscience de la précarité de son statut d’artiste (« Pourquoi subir tel un cireur de chaussures pour m’en sortir je me fais conteur de mésaventures ») et lucidité sur la bassesse de son époque.
Le rap introspectif se met en effet souvent au service de la critique sociale. Déjà John Fante, (dans son fabuleux « Demande à la poussière« ), Burroughs, ont fait de l’introspection le moyen d’expression de l’errance des crèves-la-faim, des marginaux face à la « nouvelle société » d’après-guerre et ses mirages. Si Bukowski a l’ambition dès ses « Contes de la folie ordinaire » de répondre au malaise dans la civilisation par la véhémence de son écriture, alors la prose accusatrice et vivante d’un Akhenaton (« On était tous des anges à l’école, le diable est apparu en cherchant du taf quand on a serré la pogne à Eole » « Mon texte le savon part 2« ) s’inscrit dans cette digne tradition. Engagement que revendique Kery James, qui a fait de la défense des humbles (Au prix de nombreuses polémiques, dont celle fort récente sur sa phrase « Y’a pas que les arabes et les noirs ce sont tous les pauvres qu’ils méprisent » l’identité constituante de sa musique. Le MC d’Orly, adepte du rap introspectif et des morceaux fleuves (Lettre à mon public, le combat continue, Post scriptum, banlieusards…), s’érige ainsi en poète vindicatif mais désabusé : »Nos textes sont des toiles que dévoilent nos mal-êtres des destins sans étoiles »,« A l’ombre du show business »

Le rap introspectif prend souvent des accents céliniens, en ce qu’il ne connait pas le principe de non-contradiction : en effet, il nous donne à voir deux voix puissamment contradictoires. Si le quotidien du rappeur semble le ramener inexorablement à un constat d’abjection, qui prend forme (musicale) en cette voix du ressentiment, voix à laquelle il oppose périodiquement à celle de la compassion (déjà Céline pressentait « qu’on a honte[..] d’avoir jugé l’humanité plus basse qu’elle n’est vraiment au fond », « Voyage au bout de la nuit« ). Cette duplicité s’observe à merveille sur « Pousse au milieu des cactus ma rancœur » ou un Akhenaton rancunier et vengeur vient, sur un sample de « Le bon, la brute et le truand« , nous livrer ses sentiments ambivalents : »Enfanté dans l’amour, mes sentiments sont confus confluent dans le lit de mes rêves d’une pièce exiguë ma salive est empoisonné mes larmes sont de la cigüe ». Force est de constater qu’il y a souvent assez de haine pour refaire un monde dans certains textes de rap. Toutefois, si Rohff semble plus prompt à cultiver l’image du rappeur survolant le rap game (« Rap game« , « la grande classe« …) que celle de l’aède, du poète tisseur de mythes sociaux, Housni a su nous délivrer quelques tracks -dont le glaçant et poignant « Regretté« – ou l’angoisse de la mort prend le pas sur la fascination pour la violence et l’argent facile. Le MC, habitué des fanfaronnades sur BPM (« J’suis venu au monde en mode numéro un », « En mode« ) et des punchlines mordantes, se découvre et redevient un simple mortel devant l’évidence de la mort, invité sinistre lui ayant retiré tant de proches (dont le rappeur du collectif Mafia K’1 fry Las montana).

Incertain, hasardeux, souvent revanchard et aigri, le rap introspectif peut s’apparenter à une certaine poétique de la chanson grise (doit bien y avoir une cité qui s’appelle Verlaine en Ile-de-France…), à une complainte mélodique (ou mélodieuse) , dont le but premier n’est pas tant de dénoncer ou de divertir, mais bien de dire l’échec, l’incertitude et le désarroi, trouvant ainsi un public élargi. Afin de clôturer cet article sur une note guillerette, je vous laisse avec Fuzati, MC versaillais ayant une tendance somme toute fâcheuse à faire l’apologie du malthusianisme, et dont le titre même de son album phare (« La fin de l’espèce« )  évoque le refus biologique de procréer, album ou sa haine nauséeuse fait rage sur les productions léchées de Detect.