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Le TIMUN (Toulouse International Model of United Nations) c’est quoi ?


Publié le 26 mai 2021

Il s’agit d’une simulation onusienne où chaque participant représente un pays et doit défendre ses politiques et ses intérêts.

Au cours de plusieurs sessions, les délégués sont invités à débattre avec les autres délégués sur des problèmes internationaux afin de trouver des solutions appropriées. Cette expérience est l’opportunité de travailler son élocution, sa communication et de se familiariser avec les relations internationales et la diplomatie. Les simulations des Nations unies sont encadrées par des règles parlementaires, qui sont celles qui sont utilisées lors des réunions officielles de l’ONU, afin d’être fidèle aux institutions représentées. À la fin des simulations, des prix sont souvent décernés aux meilleurs délégués des comités.

 

 

Pourquoi le TIMUN ?

Les MUN offrent la chance aux étudiant.e.s de se mettre dans la peau d’un.une véritable diplomate aux nations unis le temps d’une journée. TIMUN est une conférence réservée aux étudiant.e.s  et organisée par les étudiant.e. s. rassemblé.e.s en délégations de 3 ou 4 délégué.e.s. Les étudiants représentent un pays afin de résoudre un enjeu fondamental des relations internationales, discuter, négocier, débattre, … Un véritable moment de rencontre entre universités et étudiant.e.s qui ont la possibilité de former des délégations transuniversitaires !

Ces simulations visent à promouvoir les droits de l’Homme, les compétences en communication et en relations internationales ainsi que les bases de la diplomatie. La sécurité collective a pour base fondamentale l’accord entre les nations. Elle suppose alors qu’aucun Etat ne prenne le dessus et soit une menace pour un autre. En effet la sécurité collective fait face à ce dilemme : garantir l’indépendance politique des Etats sans qu’un de ces derniers, ou un groupe d’Etats, impose son hégémonie sur la scène internationale et soit une atteinte à la souveraineté des autres Etats. La souveraineté s’exprime aussi par une indépendance politique et gouvernementale, des modes de gouvernement politiques qui prennent des formes différentes entre les nations mais qui sont soumis aussi à une politique mondiale.  Cette politique, c’est celle des organisations internationales qui peuvent s’imposer à elle et qui doivent faire en sorte que la politique des Etats puisse respecter des droits et obligations fondamentales que ce soit des droits de l’Homme, de la démocratie, etc… C’est tout cela qu’éprouvent et découvrent les étudiants lors du TIMUN.

 

 

Zoom sur le thème de l’année 2021 !

Pour la 9ème édition du TIMUN, le sujet au cœur des débat était : la place du nucléaire dans la transition écologique mondiale.

Le choix du thème a émergé naturellement au vu des besoins en énergie au niveau mondial qui ne font que s’accroître. Les prévisions démographiques mondiales estiment que l’on pourrait atteindre 2 milliards d’habitants terrestres d’ici les 30 prochaines années. Autant de personnes à loger, autant d’habitations à éclairer, autant d’usines de production à fournir en électricité, etc. Aujourd’hui encore 70% de l’électricité produite provient des énergies fossiles. Ces mêmes sources d’énergies sont la source principale d’émission de gaz à effet de serre, alimentant en grande partie le dérèglement climatique. Ce dernier affecte la planète entière sans distinction de frontières. Cela rend une réponse prise par des processus de coordination multilatéraux plus que nécessaires. C’est en cela que transition énergétique et transition environnementale sont des enjeux irrémédiablement concomitants. Il est donc nécessaire de repenser aujourd’hui notre rapport aux énergies. Aujourd’hui seulement 10% de la production d’électricité mondiale trouve son origine dans les combustibles minéraux. La source d’énergie primaire la plus productive de gaz à effets de serre, c’est à dire les combustibles fossiles qui doivent être raffinés ou brûlés pour émettre de l’énergie, correspondent à 63% de la production d’électricité mondiale.

Ce thème soulève les risques environnementaux mondiaux, des risques pour la sécurité mondiale et ceux de la prolifération de l’arme atomique.

 

 

Comment organise-t-on le TIMUN ?

Cette année a été une grande première pour le TIMUN qui s’est tenu pour la première fois en ligne. Il a fallu repenser l’organisation du TIMUN, des inscriptions, des formes de débats, …

Le pôle MUN organisateur en collaboration avec Sciences Po prépare ce que l’on appelle des Position Papers qui permettent aux participants d’accéder à une source d’information du pays qu’ils représentent. Les Position Papers donnent les informations indispensables et à connaître sur les pays participants (PIB, lignes rouges politiques, ennemis et alliés au sein de l’ONU, …).

Une fois la période des inscriptions terminée il faut former les délégations et leur attribuer le pays qu’elles représenteront. Le pôle organise également des situations de crise qui auront lieu au cours de la session et bousculera les débats. Cette année la gestion de crise concernait un tremblement de terre survenu à proximité d’une centrale nucléaire en Arménie. Les délégations doivent alors suspendre les négociations et trouver rapidement un terrain d’entente avec les autres pays afin de proposer une solution et un plan d’action commun à la crise.

Le travail ne s’arrête pas là puisqu’il est organisé une remise de prix à la fin des débats : meilleure délégation, délégation la plus coopérative, délégation la plus animée et d’autres.

Il existe de plus en plus de MUNs dans le monde car il s’agit d’un format unique et d’un moment privilégié pour les élèves participants, alors rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition du TIMUN !

 

 

Par Marie BESCOND

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