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Le nouveau mandat commence fort chez RDVC !


Publié le 4 avril 2021

Alors que la plupart des cours sont maintenus à distance et que les locaux de TBS demeurent toujours aussi déserts, du côté de RDVC, les animations et activités ne manquent pas ! C’est ainsi que depuis janvier, ont eu lieu trois événements sans compter les interviews de personnalités pour les journaux papier de TBS Presse.

 

1) La table ronde « Quel monde après la crise du Covid-19 ? »

Le 21 janvier dernier s’est tenu notre premier événement de l’année, une table ronde à laquelle de jeunes représentants de Haute-Garonne des sept partis politiques principaux français (LFI, PS, EELV, LREM, MODEM, LR, RN) ont été conviés pour débattre sur le thème suivant : « Quel monde après la crise du Covid-19 ? ». L’événement a eu lieu à distance via Zoom et il a également été diffusé sur les pages RDVC des réseaux sociaux afin de permettre au plus grand nombre de le visionner et/ou d’y assister en direct. Dans un premier temps, les invités ont livré leur ressenti sur la situation sanitaire actuelle et ils ont pu nous faire part de leurs propositions et des solutions qui pourraient être mises en place pour le futur, le monde d’après. Après avoir laissé les jeunes représentants politiques présenter leur vision du monde post-covid, les organisateurs de la conférence ont laissé place aux échanges et à l’interaction entre les invités et le public. Quelque soit leur couleur politique ou le parti auquel ils appartiennent, les jeunes représentants politiques étaient tous d’accord pour affirmer que cette crise sanitaire que nous traversons, doit être considérée comme une opportunité pour accélérer le changement vers un monde nouveau. Un monde où les hommes doivent vivre en harmonie avec la nature, plus juste sur le plan social, dans lequel les hommes doivent accorder leur confiance au progrès et à la science.

Concernant l’écologie, la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de notre planète, de nombreuses propositions ont été faites par plusieurs des jeunes représentants. Un premier constat a été établi. En effet, la crise sanitaire que nous traversons résulte de la dégradation de notre environnement et de notre planète. L’activité humaine est responsable de la dégradation des espaces naturels qui entraîne une proximité entre les espèces animales, le milieu sauvage et l’espèce humaine. Cette proximité favorise le développement des maladies et des épidémies. Les invités se sont prononcés en faveur d’une transformation de notre économie. Il est nécessaire de réadapter nos modes de production et de consommation. Il faut non pas consommer plus mais consommer mieux en favorisant les circuit courts, la production locale. Il faut rebâtir nos infrastructures de production afin que ces dernières soient plus économes sur le plan énergétique avec des matériaux durables et respectueux de l’environnement. Il est essentiel d’avoir une indépendance économique, de relocaliser nos emplois, de développer l’attractivité territoriale. Les efforts doivent être portés sur les TPE-PME qui créent plus de la moitié des emplois de notre pays. En revitalisant nos territoires et en développant l’activité localement, une relance économique est possible et nous pourrons sortir de la crise plus facilement.

Ensuite, il est vital de croire en la science pour relever les défis de notre époque, du XXI -ème siècle. S’appuyer sur la science permet d’agir en faveur du progrès, cela permet également, comme l’a rappelé Florian Delrieu, de « lutter contre les obscurantismes, les contre-vérités qui déstabilisent nos démocraties ». Au sujet de la démocratie, les sept invités ont affirmé que les citoyens devaient être acteurs du changement de la société, qu’ils devaient s’engager et contribuer à la construction du monde d’après et ne pas se contenter d’être simplement spectateurs des décisions prises par les élites politiques.

Sur le plan social, la société du futur doit être plus fraternelle. Pour qu’il y ait de la fraternité, il faut promouvoir l’égalité et la liberté. D’un point de vue de l’égalité, il faut rendre le modèle social plus simple et plus juste. Le système de retraite a notamment été mentionné par Florian Delrieu. En effet, celui-ci doit être égalitaire et universel. Pour la jeunesse, il faut investir dans l’éducation et la formation. La vision d’un monde futur est celle d’un monde où chaque individu peut s’émanciper, où chaque individu choisit son parcours professionnel, réalise les projets qu’il souhaite entreprendre et est libre de mener sa vie comme il le souhaite.

En termes d’avancées sociales également, le monde d’après doit garantir un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Les avancées technologiques et la digitalisation permettent déjà une certaine flexibilité puisqu’il est désormais possible de travailler à distance depuis chez soi.

Enfin, une chose essentielle ne doit pas être oubliée dans la construction de ce monde, il s’agit de la résilience. En effet, cette crise sanitaire ne sera pas la seule crise à laquelle nous aurons à faire face et nous devons donc nous armer et nous doter de tout ce qui est nécessaire pour être en mesure d’affronter tous les aléas auxquels nous serons confrontés.

 

2) Le MUN (Model of United Nations)

Le samedi 13 février dernier avait lieu notre premier MUN et événement en présentiel de l’année. Pour rappel, le MUN signifie en anglais « Model of United Nations » et il s’agit d’une simulation des Nations Unies ayant pour objectif de former les personnes qui y participent aux négociations internationales. Cet événement était à l’initiative du pôle MUN de notre association. Nous devions choisir le pays que nous souhaitions représenter quelques jours avant l’événement et nous avions à disposition des « position papers » qui nous permettaient d’obtenir des informations sur le pays en question, afin de pouvoir orienter notre prise de position en fonction des intérêts du pays et de ses orientations politiques. Nous devions également préparer quelques clauses à présenter lors du MUN.

La journée s’est déroulée en deux parties. Le matin, le thème des négociations portait sur le nucléaire et l’après-midi, sur l’intégration des minorités. Les pays représentés lors de ce MUN étaient les suivants : Chine, Russie, Japon, Etats-Unis, Canada, Australie, Italie, Royaume-Uni et Arabie Saoudite. Les négociations se sont faites en anglais comme pour les négociations internationales qui ont lieu à l’ONU. Toutefois, Marie Bescond, responsable du pôle MUN et « chairperson » dont le rôle était d’assurer le bon déroulement des négociations a autorisé les délégués à formuler certaines de leurs propositions en français dans le cas où ces derniers ne seraient pas à l’aise avec les termes anglosaxons.

Le principe de l’événement était le suivant : un pays commençait à faire une proposition puis les autres pays demandaient la parole à la « chairperson » pour interroger le pays en question, le questionner sur la mise en place de sa proposition, les impacts de celle-ci sur la stabilité géopolitique mondiale. A titre d’exemple, dans le cadre des négociations sur l’intégration des minorités, l’Australie a fait une proposition de loi visant à imposer aux pays, un quota de réfugiés climatiques qui soit proportionnel au taux d’émissions et de pollution que ces pays génèrent. Cette loi vise à faire prendre conscience aux pays les plus industrialisés et donc les plus pollueurs, de leur impact sur le reste du monde et sur des populations défavorisées vivant dans des pays qui risquent de disparaître dans les décennies à venir, dû au réchauffement climatique, à la montée du niveau de la mer et autres aléas environnementaux. Les autres nations présentes au MUN ont manifesté leur inquiétude face à cette proposition de loi pour plusieurs raisons. Tout d’abord, certaines d’entre elles ont dénoncé l’injustice dont seraient victimes les réfugiés climatiques. En effet, on les enverrait d’office dans un pays qu’ils n’ont pas forcément choisi pour satisfaire des données chiffrées que sont les « quotas ». Ensuite, dans la plupart des pays, les processus d’acquisition de la nationalité sont très longs et cela poserait un problème de déontologie et de justice vis-à-vis des autres réfugiés et migrants arrivés dans les pays depuis des années et éprouvant toujours des difficultés à obtenir leurs papiers et leur nationalité. Les réfugiés climatiques seraient-ils prioritaires et passeraient-ils devant les autres réfugiés et migrants ayant immigré dans les pays industrialisés bien avant eux ? L’arrivée massive de réfugiés climatiques accentuerait les problèmes d’intégration déjà présents dans certains pays. Ces pays peuvent aussi avoir un PIB relativement faible et sont confrontés à des problèmes économiques, devraient-ils en plus accueillir des réfugiés climatiques ?

Toutes ces questions ont été posées et les échanges ont été très enrichissants. Cela nous a permis d’avoir un premier aperçu de la manière dont des négociations internationales peuvent se dérouler. Je tiens à remercier le pôle MUN pour l’organisation de cet événement ainsi que notre présidente Marion et vice-présidente Narjès pour l’accueil qui nous a été réservé avec le petit déjeuner offert.

 

3) Conférence – Pascal DROUHAUD

Le 17 février dernier, nous avons eu l’honneur de recevoir une personnalité engagée dans le monde des relations internationales qui est venue nous parler de son parcours. Il s’agit de Pascal Drouhaud. Lorsqu’il était jeune, il avait envie d’être utile à son pays et de le servir. Pour cela, notre invité pensait qu’il était nécessaire de partir le plus loin possible pour pouvoir revenir avec un regard extérieur et s’engager en sachant exactement pourquoi et comment. Un conseil précieux qu’il nous a livré est celui de tenter les choses, de se lancer dans l’aventure tout en ayant un plan, une stratégie afin de savoir exactement où l’on veut aller et quels sont nos objectifs. Au départ, Pascal Drouhaud ne pensait pas pouvoir réaliser son rêve, celui de partir loin à la découverte de nouveau horizons, lui qui était originaire du Pays Basque et qui a fait ses études à Pau.

Après ses études, il pensait que le meilleur moyen d’être utile à la France était de s’engager dans la fonction, publique mais il ne savait pas comment s’y prendre, il ne pouvait pas encore passer de concours car trop jeune et pas assez expérimenté. Une première opportunité lui a été offerte dans les années 1980 par l’armée. On lui a proposé d’effectuer une mission au titre de la coopération. Il s’agissait de partir servir son pays n’importe où dans le monde durant deux années au sein d’une entreprise ou d’une ambassade. Il s’est donc envolé vers le Salvador qui, à la fin des années 1980, était en pleine guerre civile. Un front international était présent et le monde Occidental s’affrontait avec le monde soviétique. Cette aventure a été l’occasion pour Pascal Drouhaud de prendre connaissance des enjeux internationaux, diplomatiques mais également de découvrir ce qu’était la guerre civile. En effet, il nous a confié que pour lui une guerre était synonyme de dévastation, de destruction massive, où les gens étaient démunis, n’avaient plus rien. La guerre civile était différente des deux guerres mondiales que l’on a pu connaître dans la première moitié du XX ème siècle. Il s’est donc engagé au sein de l’ambassade du Salvador en étant notamment en charge des affaires culturelles.

Il a par la suite assisté aux négociations engagées entre les FARC et le gouvernement colombien en 1998 et 2002 et s’est rendu dans la zone de détente pour rencontrer les leaders de la guérilla. Il a écrit de nombreux articles sur la démocratisation et la situation économique de l’Amérique latine dans les revues spécialisées de politique étrangère. Il réalise des entretiens avec des personnalités politiques internationales et est l’auteur d’un ouvrage sur les FARC. Il est membre du Conseil d’administration de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL). Cet échange avec Pascal Drouhaud a été très instructif et nous a permis de comprendre les enjeux d’un engagement à l’international.

Je terminerai cet article en affirmant qu’il faut croire en ses rêves. Tout est possible lorsque nous savons où nous souhaitons aller et les objectifs que nous voulons atteindre.

 

Par Nolwenn DALLAY

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