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Alors que le Covid continue de frapper et d’affaiblir de plus en plus l’économie mondiale, une entreprise tire son épingle du jeu et prospère. Cette société, c’est bien évidemment Netflix. Alors même que toutes les entreprises accusent difficilement le coup, voire s’effondrent, Netflix ne cesse d’accueillir de nouveaux clients et de proposer des nouveaux contenus. Lupin, le Jeu de la Dame, toutes ces séries nous ont bien divertis pendant les confinements. C’est là où Netflix tape très fort : l’industrie cinématographique est en berne, les cinémas sont fermés, les blockbusters sont déprogrammés, et Netflix réussit à produire des films et séries qui se classent numéro 1 dans le monde entier. Concurrencé mais jamais égalé, Amazon Prime Video, Disney +, Apple tv ne parviennent pas à rattraper l’avance considérable qu’a prise Netflix, aussi bien en termes de contenus que d’utilisateurs. Mais alors, comment expliquer ce tel succès de la chaîne noire et rouge ?

Netflix a compris qu’il fallait réagir…

Le lundi 16 mars, toute la France apprend qu’elle est confinée. Ce terme de « confinement » est aujourd’hui tellement passé dans les moeurs qu’il ne nous choque même plus. Pourtant, le 16 mars, nous avons bien tous cru que la fin était arrivée. Le télé-travail s’installe, les étudiants rentrent chez eux, mais que fait-on des personnes mises en chômage partiel ? Comment les occuper ? Netflix a trouvé : les restaurants ferment, les bars ferment, les cinémas ferment, que reste-t-il à faire un vendredi soir ? Apprécier un bon film avec un bol de pop corn sur le canapé. On allume Netflix et on parcoure son catalogue infini de séries et de films. Et comme tout ce qui est bien mérite d’être regardé plusieurs fois, Friends, les classiques français et autres sont revenus sur le devant de la scène. Cette stratégie a parfaitement fonctionné puisque Netflix a gagné 10 millions d’abonnés durant les deux mois de confinement.

… et même se servir du Covid…

Pas question de laisser passer une telle opportunité : pourquoi ne pas produire soi-même des films sur le Covid ? Mort à 2020, sorti en janvier 2021 a été un succès et les films catastrophes de fin du monde sont revenus à la mode : 2012, The Independance Day, La 5ème vague, World War Z, Je suis une légende, tous ces films ont été revisionnés presque religieusement. A noter, le film à succès Contagion avec Jude Law et Marion Cotillard a été retiré de la plateforme alors qu’il était la représentation la plus précise de ce qu’il se passait dans le monde avec le Covid. Devons-nous y voir un souhait volontaire de ne pas inquiéter ses clients ou une simple coïncidence ? Je vous laisse juge de cela.

Toujours est-il que Netflix a bien réussi à tirer avantage du Covid pour se développer. Mieux encore ? Tous les films sur grand écran étant repoussés, les acteurs d’Hollywood se tournent de plus en plus vers le petit écran… Jennifer Aniston joue Alex Levy sur Apple TV, Omar Sy devient la star de Lupin sur Netflix et les rumeurs vont bon train concernant l’arrivée de Robert Downey Junior dans The Mandalorian sur Disney+. Même les plus grands acteurs semblent aujourd’hui se tourner vers les séries à cause du retard que prennent les tournages des films et des restrictions sanitaires qui sont imposées sur les plateaux : réservation de chambres d’hôtel plus longue, désinfection des équipements, gel hydroalcoolique à disposition… Que des inconvénients qui sont bien moins contraignants sur le tournage d’une série.

… pour gagner le coeur des cinéphiles

Lors de la période de réouverture des cinémas entre les deux confinements, la fréquentation des salles atteignait 1 million de clients par semaine, contre 4 millions en temps normal. Le manque de films à l’affiche, la peur de se retrouver enfermé dans une pièce close avec d’autres personnes potentiellement malades, les mesures sanitaires à appliquer à l’intérieur de la salle… Toutes ces raisons ont poussé les cinéphiles à repousser leur sortie cinéma à une prochaine fois et les ont donc incités à passer leur soirée devant Netflix. Après tout, comment résister ? Netflix, c’est un catalogue de 4 000 programmes disponibles en permanence, aucune publicité pour interrompre votre visionnage et, surtout, une télécommande qui fait de vous le chef des pauses.

Netflix s’engage

Aujourd’hui Netflix profite de sa nouvelle notoriété pour s’engager et faire passer des messages subtiles, mais utiles. Quelques exemples qui vous montreront que vous vous êtes, au moins une fois, fait manipuler par Netflix. Commençons grand : Orange is the new black. Lors de la dernière saison, la détenue Taystee enseigne aux futures libérées de faire leur compte. Résultat ? Il leur manquera automatiquement 300$ à la fin du mois. Les ex-prisonniers seraient donc presque « obligés » de tomber dans l’illégalité pour vivre et, donc, de retourner en prison. Un message simple, parfois controversé, mais qui prouve l’engagement de la société. Changeons maintenant de thème, et dirigeons-nous vers la communauté LGBTQ. A travers Umbrella Academy et son soutien à Elliot Page, Netflix affiche son engagement auprès des personnes transgenres. Avec Sex Education, la chaîne rassure les adolescents quant à leur orientation sexuelle et les questions qu’ils se posent tous. Les exemples ne manquent pas : Dans leurs regards sur les 6 jeunes Afro-Américains qui avaient été injustement inculpés, 13 reasons why sur les dangers de l’harcèlement… Si l’on doit retenir une seule chose, c’est bien que Netflix sait choisir ses combats et les mener jusqu’au bout.

Pour conclure

Netflix a su séduire grâce à ses programmes originaux et ses reportages historiques (plus ou moins romancés). Toute histoire est bonne à raconter pour Netflix et ses 170 millions utilisateurs. Alors, pourquoi ne pas changer de devise ? Le célèbre « Tou doum » devrait laisser place à « Après tout, on pourra toujours en faire une série ».

Par Elise Casado