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12 years a slave


Publié le 4 février 2014

Prendre goût à la liberté puis la perdre en quelques instants. Telle fut l’histoire tragique de Solomon Northup, l’un des seuls esclaves à avoir retrouvé la liberté en 1853, à l’heure où l’Amérique est tiraillée entre abolitionnistes et bourreaux.

source:entertainmentwise.com
Quatre mots chargés d’émotions et d’histoire : 12 years a slave. Le nouveau chef d’œuvre de Steve McQueen, retrace les douze années d’enfer qu’a connu cet homme au sein des plantations de coton de la Louisiane et remémore, tout comme Django, bien plus qu’une page honteuse de l’histoire de l’Humanité. 1808, New York, Solomon Northup, fils d’un esclave affranchi et d’une esclave de condition libre, voit le jour en tant que freeman . Ce violoniste talentueux fonde, à son tour, sa famille sur les principes de l’homme libre. En 1841, à l’aube de la guerre civile américaine, sa musique séduit deux individus qui lui proposent de faire fortune au sein d’un cirque à Washington DC. Twelve years, un séjour plus long que prévu qui marquera à jamais la vie de cet homme pour qui la liberté était un cadeau, un cadeau que ces négriers lui ont volé. Twelve years dans lesquelles Solomon découvrira le martyr qu’ont connu ses ancêtres et la cruauté humaine mais gardera l’espoir d’un retour à la vie méritée de tout homme. Twelve years de courage, de ténacité et de force. Une leçon de vie à tous ceux qui oublient parfois cet épisode monstrueux de l’humanité : l’esclavage.
Bien qu’ils ressassent tous deux une des aberrations de l’espèce humaine, le côté plus réaliste du scénario de McQueen le distingue du film de Tarantino. Au niveau des acteurs déjà ,12 years a slave met en scène un Chiwetel Ejiofor, dans le rôle de Solomon Northup, qui, avec plus de douze récompenses dans la catégorie meilleur acteur, n’a rien à envier au chanteur de Gold Digger. Ensuite au niveau du scénario, 12 years a slave s’abstient du cliché presque  « western » des scènes, du sang à l’aspect ketchup ou des effets spéciaux de Django. En visionnant 12 years a slave, on tremble à chaque horreur infligée aux esclaves. On aurait même l’impression de les ressentir. Entre les innombrables pendaisons, coups de fouets ou viols, on en garde le souffle coupé. Après avoir visionné 12 years a slave, on se sent effondré et impuissant face à la réalité cruelle de ce qu’était l’esclavage. Un seul mot nous vient à la bouche: pourquoi ? Pourquoi un tel massacre ?  Pourquoi une telle honte quand on nous abrutit, aujourd’hui, aux valeurs de liberté, égalité et fraternité ?
Bref, 12 years a slave un film émouvant, poignant et parfois enrageant que je vous conseille vivement d’aller voir. Nul ne peut décrire le quotidien des esclaves mais le dernier succès de McQueen vous en donnera l’idée. Les plus sensibles en sortiront choqués et les plus stupides d’entre nous chercheront à déceler l’intérêt d’un tel film.  A moins d’être aveugle, sourd ou méprisant, vous serez plus que touchés par ce chef d’œuvre et regarderez la liberté d’un autre œil.
source: culturebox.francetvinfo.fr

Gabrielle

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