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Et les droits de l’homme dans tout ça ?


Publié le 8 janvier 2014

Avant on espérait…

                21 Avril 1944, les femmes obtiennent le droit de vote en France. 21 Octobre 1945, elles votent pour la première fois en France. Qu’en est-il de leur situation plus d’un demi-siècle plus tard?
En 2011, l’Arabie Saoudite est le dernier pays en date à avoir adopté ce nouveau droit pour les femmes. Lueur d’espoir ? Peut-être mais celle-ci tend à s’éteindre petit à petit dans différents pays… Cette impression est amplifiée quand on entend un religieux saoudien, Cheikh Saleh al-Lohaidan, dire que conduire nuit à la santé des femmes, et c’est la raison pour laquelle elles doivent y être interdites.
La situation des femmes reste très préoccupante dans de nombreux pays et leur situation a tendance à s’aggraver. Je ne suis pas un féministe ni un rêveur ou un utopiste… seulement une personne interpellée par le traitement réservé aux hommes et aux femmes dans quelques pays à travers le monde.

…Aujourd’hui on constate

Si un jour on m’avait dit que, dans un pays, la police pouvait arrêter arbitrairement des personnes, sans motifs, sans raison et qu’en plus, elle avait le pouvoir de leur faire passer des tests urinaires et gynécologiques sous couvert de lutte contre la prostitution. Je le l’aurais pas cru. Malheureusement cela existe encore au XXIème siècle… De plus les femmes arrêtées sont présumées coupables de prostitution, c’est pourquoi elles doivent prouver leur statut matrimonial sans quoi l’humiliation continue. Ce pays existe, c’est le Turkménistan, pays frontalier à l’Afghanistan et à l’Iran notamment et à moins de 5000km de la France. (Grâce à cet article vous aurez appris au moins une chose : l’existence du Turkménistan et son emplacement géographique).

Pays libre ? Sans aucun doute !

Leur conception de la prostitution ou du proxénétisme est très fluctuante comme nous pouvons l’observer sur le site du Ministère des affaires étrangères : « Les relations entre les hommes étrangers et les jeunes femmes locales peuvent faire l’objet de poursuites judiciaires. En effet, l’interprétation par les autorités de la loi turkmène, qui punit sévèrement la prostitution et le proxénétisme, est très large. Des étrangers ayant des relations avec des jeunes femmes turkmènes, quelle que soit leur nature (tarifée ou librement consentie, de longue durée ou passagère), sont régulièrement arrêtés et condamnés pour proxénétisme. »
Nous ressentons dès lors une certaine idée de la liberté de chacun dans un pays qui, pourtant, est rempli d’histoire, avec des sites géographiques insolites et magnifiques. Du moins d’après le site : Lonely Planet.

Pourquoi les médias taisent-ils tant ce genre d’événements ?

Les droits de l’Homme sont bafoués quotidiennement, la liberté d’expression muselée, la liberté de culte « restreinte »,  l’opposition traquée, la justice… La liste dressée par l’ONG Human Rights Watch, ONG créée en 1988, est encore longue et consternante. Et pourtant rien n’est entrepris pour améliorer le sort de la population turkmène et cela pour de nombreuses raisons, toutes plus légitimes les unes que les autres, bien entendu.
Pour beaucoup vous me direz : « Mais qu’est-ce qu’on a à faire du Turkménistan ? »
Je vais vous répondre tout de suite. Ce qui se passe dans ce pays n’est peut-être que le début d’un retour à des conceptions primaires de l’Homme, un retour à la haine envers autrui, un retour à une plus grande défiance envers les autres, un retour à la violence.  Surtout on s’aperçoit que les « Grands » pays défenseurs des droits de l’Homme n’agissent que lorsque leurs intérêts économiques sont en jeu. Tant qu’économiquement ils ne sont pas affectés ils s’en moquent du reste. Peut-être qu’ils condamneront fermement mais ils n’iront pas plus loin. Cependant il est très difficilement imaginable d’engager une intervention militaire sans que celui-ci ne représente une réelle menace. 
Si des pays comme les Etats-Unis ferment les yeux c’est dû à la paix relative qui règne dans ce pays et à l’absence de prétentions militaires. D’autre part ce pays a des réserves naturelles de gaz ce qui éteint la moindre ardeur humaniste. L’enjeu économique prime sur la condition de l’Homme. Et enfin il est vrai que la population de ce pays étant faible (5,2 millions de Turkmènes) ainsi que sa démographie, sans oublier son emplacement géographique n’aident pas les défenseurs des droits de l’Homme à mettre en lumière les sévices moraux et physiques faits aux femmes. 

Finalement…

                Je sais bien que pour beaucoup d’entre vous le fait d’évoquer le Turkménistan peut ne pas réellement vous intéresser. Malgré tout je pense que l’on se doit de souligner la situation des hommes et des femmes dans divers pays et faire attention aux dérives qu’il y a. Je ne cherche pas à être moralisateur et puis, peut-être que le Turkménistan s’inspire de la romancière et philosophe française Colette pour agir de la sorte, vu qu’elle disait : «  Les femmes libres ne sont pas des femmes » mais j’en doute…
PS : Colette était une féministe française

François-Xavier ROUX
Etudiant en L3

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