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Devenir impopulaire : mode d’emploi


Publié le 10 décembre 2013

Comment ça marche ?

   

 

    Il était une fois…

Je vais vous conter l’histoire d’un homme qui en très peu de temps est devenu aussi impopulaire que mon humour. Pour beaucoup de personnes cette situation les préoccuperait grandement. A défaut de vous dire pourquoi mon humour n’est pas toujours apprécié à sa juste valeur, cela prendrait trop de votre temps et puis sujet très complexe, je vais opter pour l’option de facilité et  tenter d’apporter quelques explications pouvant nous éclairer sur cette impopularité grandissante… Et ce malgré l’absence de décisions d’ampleur souvent source de manifestations et de contestations en France.

  Historiquement c’est une première en France… et ailleurs ?

  Il est vrai qu’en France François Hollande est le premier Président de la République à avoir une côte de popularité qui chute si rapidement en seulement 18 mois de gouvernance, en dessous des 30%, pour atteindre 25% en novembre 2013 d’après le baromètre CSA-Les Echos. Pourtant, avant lui, son prédécesseur avait aussi atteint cette barre des 30%…
  Néanmoins une femme politique, une femme élue premier ministre, a également connu une période délicate durant sa vie politique avec une côte de popularité en dessous des 30% pendant quelques mois. Vous aurez deviné elle n’est évidemment pas française… mais anglaise. Cette femme c’est Margaret Thatcher. Entre Octobre 1981 et Mars 1982 sa côte n’a cessé de dégringoler pour atteindre les mêmes taux que le Président de la République Française actuel.

Thatcher exemple à suivre ?

    Cependant si elle a été si impopulaire cela a été dû à des prises de décisions très difficiles et douloureuses pour la population. Elle a voulu désengager les pouvoirs publics dans le PIB. Rappelons qu’à son arrivée au pouvoir en 1979 les entreprises publiques réalisaient 11% du PIB et 22% des investissements. En 1990 elles ne réalisaient plus que 2,9%. Je ne vais pas continuer à vous ennuyer en vous submergeant de données. Au contraire je vais essayer, je dis bien essayer d’être concis car je sens que je vais perdre des lecteurs en continuant ainsi (enfin même si j’en ai déjà perdu pas mal quand ils ont su que j’allais aborder un tel sujet). On comprend mieux les sources de son impopularité et des nombreuses grèves  que ses décisions ont engendrées, notamment les grèves minières de 1984-1985 en Angleterre qui furent très dures et longues (Cf. Le film Billy Elliot où on peut voir ces mouvements grévistes)… Et pourtant malgré une période difficile elle a été fortement soutenue par la suite et respectée. Ses obsèques qui ont eu lieu en avril 2013 le prouvent car même la Reine d’Angleterre s’était déplacée pour y assister. Preuve en est de l’immense respect qu’elle a laissé derrière elle en dépit des controverses sur sa politique encore existantes aujourd’hui.

Hollande the self-made man de l’impopularité

    A l’inverse François Hollande qui a été élu sur un programme économique « frauduleux » pour certains, « utopistes » pour d’autres considérant que vouloir taxer les riches et accabler les banques pouvaient redynamiser le pays relèvent du rêve.  Il est vrai que dans un monde où la finance occupe une place prépondérante dire que « l’ennemi c’est la finance » est un peu cavalier (surtout si vous suivez les cours d’Hervé Boco en AFP). Après avoir promis monts et merveilles on s’aperçoit que de nombreuses promesses ne seront pas tenues car irréalisables dans la situation économique actuelle. Dès lors les citoyens commencent à être médusés de ces tromperies et critiquent ouvertement le Président de la République que ce soit sur son activité mais aussi sur son charisme ou encore son manque d’autorité.

Quelles conséquences pour l’avenir ?

    A présent François Hollande est bloqué dans cette spirale de l’impopularité qui paralyse toute tentative de réforme structurelle dans de multiples domaines. Réformes nécessaires pour le bien-être du pays mais dans des optiques électorales et de « paix sociale » rien n’est entrepris. Cette impression d’inaction et d’indécision éprouvent les français et les agacent. Les classes moyennes paient de plus en plus d’impôts sans comprendre réellement pourquoi et dans quel but comme les efforts demandés ne semblent pas porter leurs fruits. Et l’argent manquant pour de plus en plus de foyers fait naître des tensions. Désormais tout est prétexte pour critiquer le pouvoir en place et les citoyens commencent à chercher des boucs-émissaires afin que ceux-ci servent de défouloir à leur frustration et à leur colère. De plus, voir qu’ils gagnent moins et que la France ne suit pas une direction claire mais vogue au vent, espérant que celui-ci amène le pays à la croissance et au plein emploi, les rend pessimistes sur l’avenir. Ainsi nombreux sont ceux à se tourner vers les extrêmes en clamant haut et fort que ni la gauche, ni la droite n’ont apporté de réponses claires et précises à leurs attentes et que finalement leurs situations empirent chaque jour.
En attendant que le pouvoir en place agisse pour le bien de la France, entreprenne des mesures urgentes pour tous les français, fasse les coupes budgétaires nécessaires. Nombreux sont les Français à perdre patience et sont de plus en plus perplexes quant à leur avenir.

Devenir plus populaire : mode d’emploi

    Et pourtant des mesures populaires et potentiellement utiles pourraient être entreprises ! Tout homme politique dit vouloir œuvrer pour le bien de la société et améliorer la vie des français, alors pourquoi avoir autant de députés payés plus de 13 000€ par mois, ayant tant d’avantages comme la gratuité des taxis (à Paris), des transports, des abonnements téléphoniques, etc. ?
Par exemple en supprimer 200 ferait économiser plus de 50 millions d’euros (minimum) par an soit en 5 ans une économie de 250 000 000€). Sans oublier toutes les commissions qui n’en finissent plus et qui coutent chères aux contribuables.  Ce type de mesure ne résoudra pas nos problèmes mais montrerait la volonté des hommes politiques tous bords confondus l’envie d’aider le pays.
    Le problème de l’impopularité ne réside pas dans les grandes réformes structurelles qu’il a voulu mettre en place, comme il n’y en a pas (pour le moment…) mais en son absence de décisions dans la politique économique et une hausse radicale des impôts et tous nous sommes touchés (Cf. Hausse de la TVA). Ainsi le risque latent qui est face à nous est une dégradation du niveau de vie de chacun, une haine envers autrui qui s’agrandit et à terme en continuant ainsi on risque de tomber dans le cercle vicieux de la violence, un engrenage qui une fois enclenché est très difficilement contrôlable. Mais des « solutions » pour éviter cette situation, pour relancer le pays et pour inverser la courbe du chômage existent d’après l’opposition et d’autres partis politiques… Selon eux on pourrait redonner espoir à la France et aux Français en suivant leur politique et ainsi mettre fin à la crise économique que l’on traverse.  Cependant l’opposition était au pouvoir durant cinq ans et elle ne s’aperçoit qu’aujourd’hui qu’elle avait les solutions à portée de main. Je ne sais pas pour qui on nous prend mais sûrement pas pour des êtres intelligents mais plutôt pour des personnes à l’esprit malléables et qui oublient vite le passé.

Conclusion

    Mais tout espoir n’est pas perdu car comme disait Paul Avignon : « Pipe du soir rend le patron plein d’espoir ». Finalement, ce sont les gestes les plus simples qui peuvent redonner espoir aux patrons. A présent vous savez ce qu’il vous reste à faire pour éradiquer la morosité ambiante dans les entreprises et peut-être relancer la croissance. 

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