Le mégot, nouvel ennemi public

Le mégot, nouvel ennemi public

Les mégots ne polluent pas que vos poumons… ils constituent aussi la première source de déchets mondiale et le 3ème déchet le plus mortel dans les océans.

Non seulement ces deux centimètres de plastiques envahissent par milliards les rues, mais il n’existe pas de réglementation à l’échelle de la planète pour leur élimination. C’est pourquoi une grande partie finit dans les mers et océans. Des scientifiques, universitaires, activistes écologiques et politiques ont décidé de se regrouper au sein de la Cigarette Butt Pollution Projet, une société à but non-lucratif qui tente de recentrer le combat pour s’attaquer à ce problème. Leur objectif : faire interdire les filtres à cigarettes aux États-Unis, et partout ailleurs dans le monde.

5 600 milliards de mégots

Les filtres des cigarettes ont été ajoutés dans les années 1950 pour réduire le taux de goudron et de nicotine dans les cigarettes. Le message de l’époque de l’industrie du tabac ? Les cigarettes avec filtre sont moins dangereuses pour la santé. Au final, cela s’est révélé totalement faux : les fibres de plastique dont sont constitués ces filtres sont dangereux pour la santé.

Un filtre : 2 cm et 4000 substances toxiques dont de l’arsenic, des métaux lourds, du goudron… A cause de tous ces composants chimiques, les filtres à cigarettes se dégradent très lentement (un à deux ans en moyenne). Et l’un de ses composants, l’acétate de cellulose, est un plastique qui met plus de dix ans à se décomposer ! Selon la Cigarette Butt Pollution Projet, la majorité des 5 600 milliards de cigarettes fabriquées chaque année sont dotés de ces filtres, et les deux tiers finissent dans la nature. Si l’on ajoute à cela le fait qu’un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau, l’ampleur du désastre est évidente. Autre exemple : ces 32 dernières années, 32 millions de mégots ont été ramassés sur les plages du monde.

En France, ce sont entre 30 et 40 milliards de mégots qui sont jetés chaque année, soit environ un millier par seconde. D’après le ministère de la Transition écologique, plus de 40% de ces détritus se retrouveraient dans la nature.

Un mégot, c’est jusqu’à 500 litres d’eau pollués.

Le recyclage des mégots, un problème fumant

Des initiatives se sont développées un peu partout en France pour organiser la collecte des mégots dans les villes. GreenMinded a par exemple mis au point la Borne to Recycle, un cendrier connecté destiné à lutter contre la pollution des mégots. Cette borne n’est pas qu’un simple cendrier mais un dispositif connecté qui affiche une question sur un écran. L’utilisateur peut y répondre en glissant son mégot dans l’un des deux trous situés en dessous. Le plus de la Borne to recycle, c’est de faire aussi de la collecte de données. Chaque fois que l’utilisateur jette son mégot dans la borne et répond à la question, il accumule des points sur une cagnotte virtuelle. Ils sont ensuite crédités à une association de protection de l’environnement ou de lutte contre le tabac.

La sensibilisation sur le sujet émerge : plusieurs villes comme Paris, Lille ou Cannes sanctionnent déjà par une amende les jets de mégots dans la rue. Le gouvernement a aussi annoncé la possible mise en œuvre d’une « écocontribution » visant les fabricants de cigarettes et servant à payer la dépollution et le ramassage. La ville de San Francisco a quant à elle imposé une « taxe de détritus » de 0,20$ par paquet vendu dans la ville.

Finalement, ce n’est pas tant la collecte qui pose problème, mais le recyclage de ces petits déchets aux énormes répercussions environnementales. Bourrés de près de 4000 substances chimiques, les filtres sont difficilement recyclables. Oubliés alors les plastiques de jouets, les films alimentaires … Mais alors que faire de ces mégots une fois collectés ?
Avant de pouvoir être recyclés, les mégots doivent être « dépollués » : en France, des entreprises comme EcoMégot ou MeGo ont commencé à s’attaquer au problème, et ont déjà recyclé plus de quatre tonnes de mégots (10 millions de filtres) grâce à un processus de broyage et de lavement dans des bains d’eau en circuit fermé. Un petit geste, néanmoins très loin d’être suffisant au niveau mondial.

L’expatriation, un « must have » ?

L’expatriation, un « must have » ?

Tu viens de terminer 3 ou 4 belles mais intenses années à Toulouse Business School. Fraîchement diplômé, il est maintenant nécessaire de trouver le plus rapidement possible un job (n’oublions pas qu’un prêt étudiant attend d’être remboursé…). Si certains trouvent facilement du travail après des stages fructueux en France, d’autres (et ils sont souvent nombreux) se tournent vers l’international. Depuis le début déjà, TBS (comme la plupart des grandes écoles de commerce) oblige ses étudiants à partir un ou deux semestres à l’étranger, que ce soit en campus ou en université partenaire. Les retours de ceux qui rentrent pour terminer leurs études sont souvent positifs, et ils voient déjà d’ailleurs se profiler à l’horizon un nouveau départ hors de France dès qu’ils auront leur diplôme en poche.

Mais alors pourquoi ce si grand attrait pour l’étranger, et surtout, pourquoi ce désamour des jeunes pour la France au moment de trouver leur premier poste ?

Le phénomène est relativement récent en France (environ une décennie), et pourtant le nombre de jeunes diplômés qui quittent le pays à la fin de leurs études ne cesse d’augmenter (+1,7% en 2016).
Les motivations de ces départs sont pour la plupart similaires : retrouver un pays ou une ville dans laquelle on a évolué et où l’on s’est senti intégré et à sa place, retrouver notre bien-aimé rencontré un an auparavant et resté sur place, l’ouverture du marché du travail dans certains domaines (on pensera à Londres pour la finance,…), sans oublier les salaires qui sont bien plus attrayants à l’étranger (environ 45.000 euros par an pour un jeune manager à l’étranger, contre 37.000 euros par an en France, à formation égale). Beaucoup évoquent « un système trop fermé», la « peur d’échouer en France », « le besoin d’internationaliser le CV » ou encore « l’envie de changer d’air et de découvrir de nouvelles choses en entreprise ». On comprend donc que l’envie de partir vers de nouveaux horizons soit plus forte que celle de rester…

Mais si « l’herbe est plus verte ailleurs », cette fuite des cerveaux n’est-elle pas un problème pour la France ?

Et oui, toi jeune TBSien, tu t’inquiètes pour ton pays d’origine et te demande comment notre économie peut, ou pourra, survivre à la fuite de ton cerveau et de ceux de tes potes vers des destinations exotiques et des salaires plus attrayants ! Pas de panique, d’autres se sont déjà penchés sur le sujet, et ont montré que les départs français sont souvent compensés par l’arrivée de jeunes étrangers (grâce à des programmes d’échanges comme Erasmus) et par le retour au pays d’expatriés de longue date, qui reviennent en France pour des raisons personnelles ou professionnelles. Cependant, n’oublions pas que les avis restent mitigés, et que la France enregistre pour l’heure plus de départs que d’arrivées.

Un retour au pays difficile ?

Après être parti faire le tour du monde pendant quelques années, vient l’heure de rentrer en France pour de nombreux expatriés. Mais bien souvent, les retours sont difficiles voire insurmontables car les démarches administratives sont pour la plupart très longues. Par exemple, il faut parfois un an pour avoir une situation régulière auprès de la sécurité sociale, ou des complémentaires de santé…
Alors que d’autres pays comme le Canada accueillent à bras ouverts leurs revenants, nous avons encore de nombreux progrès à faire pour permettre à ceux qui le veulent de rentrer (souvent accompagnés d’un/une conjoint(e) étranger(e) et parfois même de petits marmots à la double nationalité)… Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi ils sont encore peu nombreux à revenir, d’autant plus que l’accueil qu’ils reçoivent n’est pas toujours des plus chaleureux, la France n’ayant pas une culture profondément migrante.

[VU PAR] Paris, vue par une ex-Toulousaine

[VU PAR] Paris, vue par une ex-Toulousaine

Paumé à Paris
Guide Du Toulousain
Pour retrouver son chemin

Toulouse et Paris ne semblent fonctionner ni sur la même pendule, ni à la même heure (à la bonne heure, me direz-vous ? … Non, ça c’est Marseille, les gars) ! Et pour un Toulousain, le Parisien paraît incompréhensible –et inversement. Tandis que le Parisien est un râleur invétéré, le Toulousain fait figure de bon pote. Quand le Parisien semble tout le temps pressé, le Toulousain s’accorde un « quart d’heure » pour décompresser.
Oui, c’est vrai … Toulouse / Paris, c’est plus de 8 heures de train, plus de 6 heures de voiture, et plusieurs heures de décalage en terme de mode de vie. Et pourtant…  Toulousain tu resteras, mais Toulousain, tu t’adapteras, aussi.
Alors d’abord, et parce que j’adore sortir les grands gros clichés, voici en images pourquoi un Toulousain perd son chemin à Paris…

 

 

 

 

 

 

Oui oui oui … tandis que Paris rime avec Pressé – Compressé (dans le métro) – je dirai même plus Con Pressé – Toulouse chante et respire le Retard – Flemmard – Fêtard – Soiffard.
Quand les Toulousains s’agglutinent dans les bars place saint Pierre pour s’aligner les pintes de bière en matant le match de rugby, les Parisiens guillerets s’assoient bien gentiment en terrasse pour siroter des cocktails ou des verres de blanc, rosé, ou rouge et jeter, de temps à autre, un œil vers la TV qui rediffuse le PSG.
Paumé à Paris ?
Voici mes bonnes adresses
Tu ne retrouves pas la bière cheap et le traditionnel “collé-serré” du foyer ?
Retiens bien cette adresse, Au Taquet !
« Et bien quoi, au taquet ? Balance le doss, je suis au taquet oui … »
Au TAQUET te dis-je, 19, rue Bleue, Paris 9. C’est le bar cheap de Paris, à 2 euros le demi, 2.50 euros la bière et 4 euros le cocktail en Happy Hour (HH pour les intimes). Et les HH, c’est all night long dans ce bar où tu ne vois plus le bar avec son habituelle surabondance de petits parisiens fauchés.
Si tu te demandes comme moi « Mais où est passée la nature ? Où se sont cachés les arbres ? »
Je te répondrais : « ne désespère pas ». Il y a aussi des coins de verdure à Paris j’ai nommé « les parcs ». Si tu aimes le Luxembourg, alors passe ton chemin, je ne peux vraiment rien pour toi : tu es citadin. En revanche, si la nature dans ce qu’elle a de sauvage et d’indompté te plait … alors suis-moi jusque le Parc des Buttes Chaumont, mon parc préféré à Paris. Il a ce petit côté « wild » que je ne saurais trouver ailleurs, ni dans les structures futuristes et les grandes pelouses de La Villette, ni dans les parcelles végétales du Jardin des Fleurs, ni dans les allées feuillues des Tuileries. Les Buttes Chaumont, c’est l’association de la colline, de la falaise et du ruisseau. Mais aussi du joggeur, de la famille et du promeneur du dimanche. Là-bas tu pourras te ressourcer, prendre un grand bol d’air et de silence avant de replonger dans les affres de l’agitation, du bruit et de la pollution.
Le rugby te manque terriblement ?
Il n’y a malheureusement pas de solutions. Sauf si tu es une fille, et que par « rugby » tu entends davantage « rugbymen », autre synonyme de « beau mec musclé, de quoi me rincer l’œil ». Auquel cas je te conseille vivement de prendre abonnement chez NEONESS. Neoness, c’est une salle de fitness et de musculation avec les tarifs les plus bas sur Paris (si si …) et une accessibilité défiant toutes les autres salles.
Neoness, c’est un plateau de cardio et un plateau de musculation pour 15 EUROS / MOIS pour un forfait SIMPLYNESS (accès heures creuses) et 25 EUROS / MOIS pour un forfait FREENESS (accès à toute heure) +2 EUROS / MOIS en prélèvement mensuel sans engagement.
Neoness c’est aussi de nombreuses salles disponibles sur Paris (une dizaine) et une possibilité de te rendre, muni du pass, dans n’importe quelle salle.
Neoness c’est, enfin, des beaux mecs (et de très jolis filles aussi), jeunes, dynamiques, qui viennent se défouler en soirée avec une dure journée de travail. Moi, je dis ça … je dis rien !
Si tu te souviens avec mélancolie du Canal de Brienne et du Canal du Midi
Alors je te conseille vivement, très vivement, une de mes balades favorites : remonter le canal Saint-Martin jusque Canal de l’Ourcq et La Villette. Il y a certes beaucoup moins d’arbres qu’à Toulouse, mais c’est tout de même une balade reposante … à fleur de flots. Le canal est un lieu familial en journée, et festif le soir. Les jeunes viennent prendre l’apéro ou boire binouzes ou vinasses à bas prix entre deux œuvres de street art.  Pétanque et jeux, pédalo le printemps, Paris Plage en été.
Nostalgique du petit déjeuner Cosy entre Amies ?
Paris a mis le « brunch » au goût du jour. Le samedi et le dimanche matin, de nombreux Parisiens sortent pour aller déjeuner dehors, sous le soleil matinal d’un week end automnal. Et en matière de brunch, à Paris, tout se fait.
S’il y a une adresse à retenir, je dirais « rue des Martyrs ». Cette rue qui monte jusque Montmartre et descends jusque Notre-Dame-de-Lorette, est une concentration de petits cafés et restaurants, salons de thé … et un quartier très animé le dimanche pour « bruncher ». Quelques exemples :
  •           Le Café Marlette
Pour la meilleure copine, ou le petit copain, original et « healthy », fait maison
  •      Le Pain Quotidien
Pour la famille, pour bien manger, beaucoup, bon, et traditionnel (atmosphère chaleureuse avec les meubles en bois).
  •      Le KB coffee
Pour les hipsters ou les Parisiens un peu classe mais un peu melon. Un peu cher aussi.

  • Le Rose Bakery
Pour les addicts des desserts anglo-saxons ou les apprentis du BIO
Tu as laissé ton chat à Toulouse, et nos amis les animaux te manquent ?
Tu pourras te réconforter avec le Café des Chats.  Le Café des chats, c’est un restaurant avec dedans une quinzaine de chats adoptés pour le plus grand plaisir des clients. Ils sont ici chez eux, et investissent les chaises, les dessous de table, le piano et les fauteuils en cuir. Ils viennent jouer avec les clients et cherchent parfois la caresse, mais la plupart du temps, ils passent avec indifférence, sauf quand arrive ton assiette. Deux établissements sur Paris, à Bastille et dans le Marais. Un service très sympathique. C’est un peu cher (mais correct pour Paris, compter environ 15 euros / plat) et les plats ne sont pas fous (encore une fois, correct) pour y manger un repas. En revanche, leurs desserts –leur chocolat et leur cheese cake en particulier- valent le détour !
Si tu veux retrouver la quiétude des bords de Garonne
Gros spot sur la Seine et ses lumières brouillées se reflétant sur les bleus et bruns des flots. Sur Quai d’Orléans, au bord de l’eau et face à Notre-Dame, les cygnes viennent rendre visite et les flots lèchent la rive dans un flux et reflux mimant le chant de l’océan. Dans ce clair-obscur improvisé, la Seine murmure et parfois, éclaire les visages à coup de vedettes et de croisières touristiques.
« Partager
Un cigare et un ciel
Habiter
Un fragment de trottoir
Murmurer
Nos silences et nos peines
Aux pavés
Fumer tous nos déboires »
Si tu désespères de ne pas manger copieusement
Je te recommande chez Gladines, boulevard Saint Germain, Paris 5 (ou d’autres sur Paris). Chez Gladines, c’est un peu la cuisine du sud-ouest (cuisine Basque pour être plus exacte) qui se fait la malle ici à Paris. Outre les prix qui sont très corrects, les plats sont goûteux et copieux. Entre 8 et 10 euros pour une grosse (ENORME) salade pour les petits joueurs. Compter 14 à 16 euros environ pour des plats de viandes, accompagnés de leur pommes dorés ils sont vraiment tasty. Le tout dans une ambiance sixties in the USA, avec les murs rétro tapissés de visuels de Marylin.
Si tu ne sais plus où faire tourner ta roue
Si comme moi tu as adopté le vélo, et que tu désespères de pédaler dans Paris : et bien sache que tu n’es pas seul ! Faire du vélo tout en étant en sécurité relève du quasi miracle dans la capitale. Le meilleur moyen de limiter le danger est de connaitre le terrain, car il existe bien des zones agréables pour une balade tranquille à vélo (mais il faut les connaitre). Le boulevard de Rochechouart jusqu’à Pigalle est très sympathique : séparés des piétons du terre-plein central, et des voitures, les vélos ont leur voie tout le long du boulevard, et de quoi se rincer l’œil puisqu’ils peuvent passer par de grandes salles de concert et spectacles : Moulin Rouge, La Boule Noire, Le Chat Noir, La Cigale, Le Trianon.  Il y a aussi la balade du Canal de l’Ourcq jusqu’à La Villette et bien au-delà encore, hors des murs de Paris. Enfin, les quais sont une valeur sûre, mais il faut connaitre les pistes cyclables qui ne sont pas toujours immédiatement visibles.
Si tu ne retrouves pas ton dessert toulousain préféré, le Banoffee
Adopte les alternatives : le cheese cake, ou le macaron se trouvent bien plus aisément dans la capitale ! Je te conseille le cheese cake (j’en ai testé beaucoup) de chez Supernature si tu l’aimes léger, de chez French American Bakery si tu l’aimes traditionnel, de chez Rachel’s si tu cherches des saveurs originales.
Côté macaron, je suis une inconditionnelle de l’ISPAHAN (Rose-Framboise-Litchi) de chez Pierre Hermé. Tandis que La Durée fait des saveurs classiques (chocolat, fraise, vanille, pistache… oui, mais encore ?), Pierre Hermé innove avec ses Menthe-Fraise ou Fruit de la passion – Orange – Cheese cream.
Mais si tu insistes vraiment … voici la seule et unique adresse où j’ai pu dégoter un Banoffee Cake : Biocoop DADA rue du Paradis. EN l’occurrence, cette rue porte bien son nom. Ce magasin Bio est une petite perle à lui tout seul, avec une sélection de produits super bons et bios (un peu cher) et très diversifiés, des pains originaux (céréales, seigle, son, aux fruits et noix), et surtout, des pâtisseries comme on n’en trouve pas ailleurs (gâteau pavot citron, gâteau au potiron…) dont le fameux Banoffee.
Si tu aimes faire ton marché et te gaver de produits frais

 

Tu peux dans ce cas venir faire ton marché dans le 10e arrondissement, rue du Faubourg Saint-Denis juste derrière la porte Saint-Denis. Cette rue concentre à elle seule les enseignes citadines classiques : Carrefour City, Monoprix, Franprix – mais aussi du low cost avec Lidl – et enfin et surtout du primeur où acheter mille et une sorte de fruits et légumes frais différents – du boucher, du poissonnier, du fromager, de l’épicerie fine avec Julhès qui est mon petit coup de cœur (vins et spiritueux, sauces, thés, épices, confitures, sirops …). Si tu as soif de produits étranges et du monde, il y a beaucoup de petits magasins tenus par des indiens, tu peux donc découvrir de nouveaux produits et goûter aux saveurs venues d’ailleurs (de toute façon dans ma rue, tu voyages rien qu’au visuel … on ne se croirait pas à Paris, ça change des Champs Elysées !).
Happn, le test de l’application de rencontre rivale de Tinder

Happn, le test de l’application de rencontre rivale de Tinder

Happn connaît le succès dans l’univers du dating depuis maintenant plus de deux ans grâce à une idée simple : exploiter la géolocalisation pour retrouver les gens que vous avez croisés dans la journée. Un concept qui séduit, puisqu’aujourd’hui Happn c’est plus de quatre millions d’utilisateurs répartis dans le monde entier. L’idée, c’est que les endroits que vous fréquentez le sont aussi par des personnes qui vous ressemblent et qui ont fatalement les mêmes affinités et intérêts que vous.

 

 

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En somme, il s’agit de satisfaire le fantasme des inconnus qui se sourient dans le métro sans oser d’aborder. Eh bien grâce à Happn, c’est fini, vous pourrez le retrouver, votre beau gosse/belle gosse croisé au hasard auquel vous n’avez pas osé parler.

 

 

Je ne suis pas très application de rencontre, le phénomène m’intéresse, j’en entends parler, certaines connaissances les utilisent avec succès mais c’est tout de même avec méfiance que j’installe le petit cœur bleu. Après tout, Happn s’affirme plus sage que son cousin Tinder, quel risque y-a-t-il. Comme souvent c’est gratuit pour les filles. Je m’inscris par le biais de Facebook, une mine de renseignement à mon sujet, je choisis rapidement une photo un minimum flatteuse (et c’est pas facile). Le principe est simple, les profils apparaissent sous la forme d’un fil d’actualité, vous pouvez aimer un profil, si vous êtes aimé en retour, vous avez un crush. Vous pouvez donc éviter aisément les indésirables, si je puis dire. Si vous voulez lancer une conversation à tout prix, vous pouvez lancer un charme.

 

 

 Bon, moi j’ai lancé l’appli dans mon coin paumé donc j’ai 4 profils qui sont apparus au tout et pour tout, ce que j’estime prometteur. Ce n’est que le lendemain alors que je parcours Paris de long et large que la liste s’agrandit. Je constate une majorité de jeunes adultes, principalement entre 20 et 30-32 ans, population plutôt CSP+, ce qui est logique compte tenu du fait que l’homogamie sociale a tendance à diminuer partout sauf dans les classes sociales les plus élevées. Je mets des petits cœurs à des profils et j’attends, il est particulièrement amusant d’essayer de deviner qui parmi ceux que vous avez croisé va vous lancer un cœur. Pour ma part en deux jours j’ai eu deux crushs et un charme, mais je like peu de profils, mon côté chiant j’imagine.

 

 

J’espère vaguement que, appelons-le Roger, Roger ne me connaît pas déjà, mais je perds vite cette illusion puisque le brave jeune homme commence la conversation par me demander si je suis de TBS. Incognito level -100. Aurais-je croisé Roger dans les brumes d’un OB ? Malheureusement mes souvenirs de ces évènements sont étonnamment flous et il ne semble pas qu’il fasse partie de notre école. Je dis donc que je teste Happn pour écrire un article (sous-entendu je ne viens pas pour pécho le chaland mais pour des raisons sérieuses et importantes) mais Roger est chaud patate et me propose de « tester l’appli jusqu’au bout » en venant chez lui. Je me sens flouée, moi qui voulais des témoignages d’hommes que la qualité de l’appli et qui pensais Happn moins hardcore que Tinder. Vilain Roger (Big up Roger si tu me lis). Mais je relativise, c’est surement ma malchance habituelle qui m’a joué des tours.

 

 

Aurais-je plus de chance avec le second crush ? Irais-je un jour chez Roger ? C’est sur ce teasing bien moche que je vous livre mes premières impressions sur mon essai éclair de la séduction sur Happn :

 

 

Les + : concept amusant, géolocalisation très précise, de nombreux profils sur Paris et la banlieue, alliance de likes et de charmes qui permettent de belles ouverture, soutient l’économie française…

 

 

Les – : à part la région parisienne peu utilisée dans le reste de la France, ayez une belle photo (comme d’hab en ce genre de lieu)…

 

 

Je recommande Happn pour ceux qui cherchent une autre expérience que Tinder ou les autres sites et applications de rencontre du même genre et qui veulent retrouver les gens croisés au hasard.
Camille Barbry

Gaspillage alimentaire, quelques idées simples pour le réduire (lu et approuvé par le B3D) !

Le gaspillage alimentaire est un sujet qui n’en finit pas de revenir sur le devant de la scène. En juillet 2014, une quarantaine de députés avaient proposé une loi pour forcer les grands groupes à donner les biens encore consommables qui étaient condamnés à être jetés à des associations. Pourtant les dons de ces derniers grands groupes forment déjà jusqu’à 30% des dons effectués aux associations type restos du cœurs et banques alimentaires. Contrairement aux idées reçus, le problèmes est tout aussi au sein des foyers.

 

 

Les infographies comme celle officielle du ministère de l’agriculture montrent des chiffres alarmants, c’est pour cela que différents mouvements citoyens offrent, grâce à leur créativité, de nouveaux moyens de lutter contre le gaspillage.

 

Des applications pour mieux gérer sa consommation
Checkfood est une application gratuite bien utile pour tous ceux qui ont tendance à oublier certains produits. En scannant le code barre, l’appli vous rappelle qu’un produit est sur le point de périmer grâce à une jauge de péremption, une façon ludique et pratique de vérifier la durée de vie des aliments. Une alerte se lance automatiquement la date de péremption approchant, vous permettant soit de donner ou de cuisiner le produit en question.
Optimiam est une toute jeune application qui permet de détecter les invendus parmi les produits alimentaires. Tout le monde fouine du côté des produits presque périmés pour trouver des plats moins chers sur le point de périmer, l’application permet de géolocaliser ces produits pour ne pas les manquer. Il n’y a pour l’instant que 15 magasins partenaires, mais c’est une initiative appelée à grandir et qui pourrait faire du bien au porte-monnaie.
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Les évènements antigaspillage

 

Tous les ans le 16 octobre a lieu la journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Durant cette période sont organisés de nombreux évènements pour sensibiliser le public sur la question (colloques, concerts…). Le gouvernement invite pendant cette période toutes les associations à se faire connaître autour de ce thème.
Depuis 2012, les disco soupes se multiplient en France comme dans le monde. Le concept est simple : plutôt que de jeter les fruits et légumes abimés, des bénévoles choisissent d’en faire des soupes, smoothies. Petit plus, il les donnent gratuitement ou au prix libre aux passants dans une ambiance festive. La disco soupe en 2014, c’était plus de 50 villes et une dizaine de pays.
A ce titre le B3D compte organiser au mois d’Avril une disco salade, on vous attend nombreux !

Sur Kisskissbanbank, un projet propose de créer une marque avec des produits propres à la consommation mais qui ne correspondent pas aux critères esthétiques de l’agroalimentaire. Légumes moches, céréales pas assez bien calibrés ou camembert pas assez lisses, tous ces aliments sont jetés alors qu’ils pourraient tout à fait être consommés. En prime, la marque les vend jusqu’à 30% moins chers que les produits “normaux”. Le projet porte le doux nom de Les gueules cassée et mérite un petit soutien.

Quelques recettes faciles pour ne pas gaspiller

 

Cuisiner les restes peut être un excellent moyen de recycler des produits en fin de vie et éviter de les jeter. Il existe des recettes simples, sans trop d’ingrédients et goûteuses, pour ne pas laisser pourrir des produits qui tendent à perdre de leur fraîcheur rapidement, ou même d’autres recettes pour cuisiner ce que vous n’utilisez pas dans les produits.

 

Pain rassi : Rien de tel qu’un pain perdu pour récupérer vos tranches de pain de mie qui traînent depuis un bout de temps dans votre placard, le tout avec des pommes caramélisés pour ne pas laisser agoniser vos goldens.

 

épluchures : très à la mode, cuisiner les épluchures peut être excellent. Le moyen le plus simple est d’en faire des chips.

Pommes de terre : vous avez encore pris trop de pommes de terre ? Vous pouvez simplement les faire cuire à la vapeur (possible au micro-onde), rajouter votre reste de crème fraîche et des herbes (romarin).  

Adopter une poule : Elle mange toutes vos épluchures, vos restes et vous donne en échange de magnifiques œufs !  Le SIEEOM Grisolles-Verdun propose l’achat de 2 poules par foyer à petits prix et cette année le delta « Pou(bel)le de Table » propose une initiative similaire en projetant d’installer des poules dans des collèges, venez visiter leur page Facebook pour les soutenir.

Camille Barbry