Poutine versus l’abstention

Poutine versus l’abstention

Ils ne seront pas moins de 100 millions à être appelés aux urnes demain. C’est en effet ce week-end que les électeurs russes vont décider de la personne la mieux à même de diriger la fédération pour les six années à venir. Vladimir Poutine, occupe ce poste depuis 2000 (1) ; et devrait sans surprise rempiler pour un 4e – et probablement dernier – mandat. Si Poutine est assuré de rester au kremlin lundi prochain, on aurait tort de considérer que ce dernier prend ces élections à la légère. Parce que le président russe n’est pas seulement capable de foutre deux droites à un ours, il est également doté d’une certaine aptitude à l’abstraction, et d’un chouilla de jugeote ! Ainsi les services du kremlin s’emploient à booster la participation.

Comment gagner une élection russe ?

La question n’est pas aussi simple qu’elle ne le laisse entendre : Comment gagne-t-on une élection russe quand on s’appelle Vladimir Poutine ? Atteindre 50 % des voix au premier tour ? C’est tout sauf un enjeu, pour un président dont la popularité est de nouveau au beau fixe après un léger cou de mou durant la présidence Melvedev. Ce regain de confiance dans l’opinion est à porter au crédit de sa politique étrangère. Les russes sont en effet une majorité à soutenir l’action du président Poutine en en Crimée, mais aussi en Syrie. La victoire annoncée de Bachar Al Assad est un succès diplomatique supplémentaire pour Poutine.

Réunir une majorité de suffrage est d’autant moins un enjeu pour le président russe que ce dernier a pris soin d’écarter tous ses concurrents sérieux (pour rappel, Alexei Navalny son principal opposant a été frappé inéligibilité en décembre dernier du fait de sa condamnation pour corruption). Ainsi personne ne s’étonnera de ce que les candidats en lice pour la présidentielle russe n’aient aucune chance d’inquiéter l’ami Vladimir ! On y retrouve bien sûr, comme pour les précédentes élections, un « « challenger » » désigné par le parti communiste, en la personne de Pavel Groudinine, un député de Moscou qui s’est rapidement éloigné de Russie Unie, le parti de Poutine, pour se rapprocher du PC. Ce dernier est crédité de 10 % des voix. On y retrouve aussi une kyrielle de candidats plus ou moins exotiques ; chacun d’eux ayant une probabilité assez faible de dépasser 5 % des suffrages.

Certains voudraient se convaincre de ce que le président russe ne fait pas grand cas de la manière dont il sera réélu en se fiant à sa campagne électorale… ou plutôt à son absence de campagne. Il est vrai que Vladimir Poutine n’a participé à aucun débat télévisé organisé pour ces présidentielles, ne débat pas avec ses autres concurrents, apparaît à peine dans sa propre campagne.

Cependant d’aucun rétorquera que ne pas faire campagne quand on s’appelle Vladimir Poutine participe justement d’une stratégie électorale. Ainsi le président se place moralement au-dessus de ses adversaires en lice pour les élections : ne pas faire campagne à leur manière, c’est s’exempter de se mettre à leur niveau.

Poutine s’intéresse à la campagne, mais pas de la manière dont on pense. Il est probable que le président ne cherche pas dans ces élections à battre le record de suffrages exprimés en sa faveur. Il sait que sa popularité a suffisamment remonté pour lui permettre de gagner 10% de voix par rapport à 2012, où il n’avait obtenu « que » 63% des suffrages.

Enfin si certains oblasts (2) n’offrent pas le plébiscite attendu par le Kremlin, il suffira d’ « améliorer » les scores, comme pour les précédentes élections, en prenant quelques libertés avec les statistiques. Après tout, la majorité de la population n’a pas fait la majeure Big Data de TBS : ils n’y verront que du feu ! (3)

Poutine et la participation

Si l’on cherche le véritable objectif de Vladimir Poutine pour les élections de dimanche prochain, il serait peut-être de meilleur aloi de se détourner des scores, et d’aller regarder du côté de la participation.

Il apparaît en effet que la seule chose qui puisse entacher l’éclatante victoire de Vladimir dimanche prochain soit un taux de participation en deçà de la moyenne des autres présidentielles. Deux raisons crédibles premettent de l’envisager. La première est l’appel au boycott des urnes qu’a lancé publiquement Alexei Navalny en décembre dernier, alors que celui-ci se voyait confirmer le fait qu’il ne pourra pas participer aux élections. La seconde tient à ce que les électeurs de Vladimir Poutine – lesquels quoique nous Occidentaux puissions en penser sont majoritaires dans le pays – ne se mobilisent pas massivement dimanche prochain, puisque la victoire est acquise au président.

Le véritable enjeu pour Vladimir Poutine est donc de prouver urbi et orbi qu’en plus d’être le président incontesté de la fédération de Russie, il est capable de créer un un véritable engouement de la part des Russes quant à sa réélection, et par la même d’infliger un revers à Navalny qui compte sur une hausse significative de l’abstention. Partant de ce postulat, tout est bon pour les équipes de Poutine pour faire augmenter cette participation.

Regroupement des élections

Il est probable que certains électeurs n’éprouvent pas l’intérêt de voter pour une élection présidentielle dont l’issue est d’ores et déjà écrite, cependant il n’y a pas que les élections présidentielles en Russie ; il a aussi les élections locales ! Ainsi nombre d’oblasts ont subitement décidé de placer leur referendums locaux – lesquels ont par nature plus de chance de concerner plus directement les électeurs – le jour de l’élection présidentielle.

Racollage anti-abstention

Quoi de mieux que taper dans le racolleur pour pousser à l’action ? Depuis le début de l’année les russes ont eu le droit à plusieurs campagnes de communication dans les différents médias les incitant à voter.
La palme du racollage revient sans conteste à l’édition russe du magazine Maxim, qui vise donc spécifiquement un lectorat masculin tout juste en âge de voter. Dans sa dernière édition le magazines avait publié deux photos de mannequin seins nus dans un bureau de vote, avec la légende « Bienvenue dans le monde des adultes ! »

Un opportun regain des tensions internationales

On a rarement fait mieux que l’union sacrée pour fédérer un peuple derrière son prédisent. Très récemment le royaume uni, qui accuse le kremlin d’avoir orchestré l’empoisonnement d’un ancien espion sur son territoire, a renvoyé plusieurs diplomates russes soupçonnés d’être des espions. On peu noter que le kremlin a habilement instrumentalisé ces sanctions ; d’une part en promettant des représailles et d’autre part en appelant les russes à faire corps derrière l’exécutif. Ce regain de tension international arrive à point nommé pour mobiliser l’électorat russe.

(1) La constitution russe interdit au président d’effectuer plus de deux mandats consécutivement. C’est pourquoi Vladimir Poutine a laissé en 2008 sa place de président à Dimitri Melvedev, qui était alors son bras droit. Poutine a néanmoins continué à exercer le pouvoir de la même manière, mais en tant que ‘chef du gouvernement’, l’équivalent de notre premier ministre, de 2008 à 2012 avant de se représenter comme président en 2012 à l’élection présidentielle.

(2) les oblasts sont la forme la plus courante d’entité fédérée de Russie.

(3) https://www.nouvelobs.com/monde/presidentielle-russe/20120328.OBS4820/presidentielle-russe-ces-statistiques-qui-demontrent-une-fraude.htm

(4) http://www.liberation.fr/planete/2018/03/01/presidentielle-des-photos-et-videos-sexy-pour-appeler-les-russes-a-voter_1633128

Trump : victoire ou essoufflement politique ?

Trump : victoire ou essoufflement politique ?

Samedi 2 décembre, le Sénat américain votait la réforme fiscale de Trump, une de ses grandes promesses de campagne. A l’approche de son premier anniversaire à la maison blanche le 20 janvier, Trump s’assure de ne pas arriver les mains vides… mais à quel prix ?

Une réforme favorable aux entreprises américaines

Les entreprises américaines se réjouissent déjà de la baisse du taux d’imposition sur les sociétés qui devrait passer de 35 à 22%. Si la réforme vise à soutenir les entreprises, son objectif est clair, il s’agit de les décourager à placer des activités ou capitaux hors des Etats-Unis, ou encore de les empêcher de s’engager dans des politiques d’optimisation fiscales trop agressives. Ainsi la réforme prévoit une taxe de 20% sur les paiements entre filiales étrangères et entités américaines, de quoi pénaliser les importations et affoler les entreprises étrangères, puisque le seul moyen d’y échapper est de déclarer la présence d’un établissement stable aux Etats-Unis et donc d’y payer l’impôt sur les sociétés.

Si cette réforme apparaît largement favorable aux entreprises américaines, comme promis Trump lors de sa campagne, elle semble porter préjudice aux entreprises étrangères qui devront ainsi lutter contre une double imposition. Certains Européens comme la France dénoncent cette réforme comme allant à l’encontre des traités internationaux sur la fiscalité et seraient prêts à envisager des mesures de rétorsion.

Devant cette apparence de victoire, il semblerait pourtant se cacher un essoufflement de la ligne politique de Trump, jusque-là principalement nationaliste et identitaire. C’est en effet à une courte majorité 51-49 que le Sénat a voté en faveur de cette réforme.

Par-dessus le marché, Trump semble être fragilisé jusque dans son propre électorat : mardi 12 décembre, le démocrate Doug Jones remportait les élections sénatoriales face à son adversaire républicain Roy Moore largement soutenu par Trump. Cela semble être le début d’un désastre puisque cette victoire démocrate inattendue survient dans un Etat qui avait massivement voté pour lui en 2016. L’Alabama n’avait pas voté pour un président démocrate depuis 1976 et aucun démocrate n’y avait été élu depuis 1992. De plus, Trump ressort décrédibilisé de ces élections pour avoir soutenu Roy Moore, un candidat accusé de délit sexuel depuis 2 ans, faisant ainsi ressortir que Trump est lui-même accusé depuis un an d’agressions et inconduites sexuelles par 16 femmes. Ainsi Trump est désormais approuvé à 48% dans les sondages en Alabama, un Etat qui pourtant faisait largement partie intégrante de sa base électorale. Le camp Républicain pourrait ainsi se voir refuser la victoire lors des prochaines « mid-term elections » de novembre 2018.

Trump : pour ou contre le peuple ?

Si cette réforme semble largement favorable au fonctionnement des entreprises américaines, on peut se poser des questions quant aux effets sur la population.
L’électorat de Trump avait voté pour un candidat qu’ils jugeaient capable de créer de l’emploi et d’améliorer les conditions de vie de la population, s’appuyant ainsi sur sa célèbre promesse campagne de ramener l’industrie en Amérique. Mais si Trump semble, avec cette réforme, tenir sa promesse de ramener l’emploi, l’impact de ses initiatives sur la population sont plus problématiques.

On se souvient que Trump avait tenté en vain d’abroger l’ « Obamacare » mis en place en 2010, ce qui aurait selon, le New York Times, touché 74 millions des Américains qui bénéficient de cette aide à la santé.

Après cet échec, survient cette réforme fiscale, qui malgré une hausse potentielle de la production issue de celle-ci, il n’y aurait alors pas de demande qui permettrait de la justifier.

A travers cette réforme Trump diminue également les recettes perçues par les Etats, qui seront alors tentés d’augmenter leur taxe à la consommation pour compenser ces pertes de recettes, mettant ainsi davantage en difficulté les ménages les plus défavorisés. Ce sera par exemple le cas pour les Etats comme la Californie ou l’Etat de New York qui dépendent d’un impôt local plus élevé que la moyenne.

Ainsi, alors que Trump s’apprête à remplir une grande promesse de campagne dont les entreprises sont satisfaites, le président américain s’en retrouve fragilisé dans l’opinion des ménages, ce qui s’est traduit dans les élection en Alabama, lui ayant affaibli davantage sa majorité au Sénat.

Petite histoire des villes sous statut international

Petite histoire des villes sous statut international

Depuis ce mercredi 6 novembre, le président américain a annoncé que l’ambassade américaine en Israël ne serait plus à Tel Aviv, mais à Jérusalem.

Donald Trump, sans doute moins animé par une aspiration à la nuisance que par une volonté de détourner l’attention (coucou monsieur Flynn) a donc décidé que son pays allait considérer la ville de Jérusalem comme la capitale d’un état, l’état d’Israël.

Outre le nombre de décès que ce déplacement d’ambassade impliquera de manière directe, on peut seulement regretter que la décision de l’excentrique locataire de la maison blanche n’ait, selon les traités internationaux signés et ratifiés par son pays, aucun fondement juridique.

En effet Jérusalem, « la capitale unique et indivisible de l’état d’Israël », n’est pas sur le territoire israélien, pas plus qu’elle n’est sur le territoire palestinien. Depuis le plan de partage de la Palestine de 1947, toujours officiellement en vigueur, Jérusalem est un corpus separatum (ou corps séparé en français) autrement dit une forme particulière de ville sous statut international.

Le problème n’est donc pas que Donald se range à l’opinion du gouvernement israëlien dans une méconsidération totale des revendication de l’autorité palestinienne. Le plus litigieux dans ce transfert d’ambassade est que par ce geste, lui et son administration crachent ouvertement sur le droit international.

Et pourtant, une ville sous statut international en droit au onusien ça existe. En réalité le problème concernant ce statut réside surtout en ce qu’il n’a pas de définition officielle ; c’est pourquoi chacune de ces villes sont devenues internationales à la suite de négociations multilatérales, entre plusieurs pays ou entités politiques.

Toutes ces villes ont néanmoins un point commun : à un moment de leur histoire elles ne furent pas la propriété d’un seul et même état (contrairement à 99,9 % des villes du monde). Leur organisation politique fut le fruit d’une négociation, d’une cogestion entre plusieurs puissances politiques.

Revenons sur l’histoire de trois villes qui vécurent une partie de leur histoire sans appartenir à un seul et même pays.

Tanger

Peut-être y’a-t-il parmi vous des gens qui pensent qu’une ville effectivement administrée par deux pays ça serait le bordel. Imaginez alors vivre dans la ville de Tanger, Maroc, entre 1922 et 1956. La ville était alors co-gérée par la bagatelle de 9 pays distincts (La France, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Portugal, les États-Unis, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas et la Suède).

Le Maroc, royaume puissant dont plusieurs villes prospéraient depuis longtemps grâce au commerce, suscitait depuis plusieurs siècles la convoitise des européens en matière de colonisation. On peut dire que les Espagnols avaient des prétentions sur le Maroc quasiment depuis la (re)conquête de la péninsule.

Seulement en ce début de siècle, les marocains sentent le vent tourner, et la convoitise des occidentaux grandir à mesure que la gâteau africain se réduit et que les colonisateurs tardifs se réveillent (coucou Kaiser Guillaume). Le royaume est à cet époque l’un des derniers états africains indépendant vis-à-vis des puissances européennes. Il sait qu’il ne pourra plus tenir très longtemps ainsi.

La ville de Tanger et sa gestion internationale est en réalité la caution du passage du Maroc sous protectorat français. Avec Ceuta et Mejilla, elle constitue en quelques sorte la « contrepartie » de la victoire des Français dans cette querelle entre occidentaux pour savoir qui colonisera le Maroc.

Tanger sera en effet jusqu’à la seconde guerre mondiale et son occupation par l’Espagne une zone franche, sans droit de douane, où les 9 pays trouveront leur compte en matière économique et commerciale.

Trieste

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Si Trieste est aujourd’hui une ville italienne à la frontière avec la Croatie, au sortir de la seconde guerre mondiale cela n’avait rien d’évident.

L’Italie, après la première guerre mondiale annexe les territoires qu’elles avaient obtenus suite au traité de Versaille, donc le Trentin (le nord est de d’Italie à la frontière avec l’Autriche), L’Istrie (actuellement en Croatie) et Trieste.

Dans la région de Trieste vivait une majorité d’italophones mais aussi beaucoup de yougoslaves, qu’ils soient croates ou slovènes.

L’accession au pouvoir de Mussolini, qui va être facilitée par la frustration des italiens d’avoir récupéré beaucoup moins de régions que ce qui leur avait été promis par l’Entente, va conduire à une stigmatisation des yougoslaves et une italianisation à marche forcée de la région.

Seulement après la Seconde Guerre mondiale, l’Italie est du mauvais côté, et ses prétentions sur la ville de Trieste sont menacées par la Yougoslavie communiste de Tito.

Les yougoslaves à cette époque soutenus par les soviétiques réclament que la ville et sa région passent sous leur contrôle.

Mais de leur côté les Italiens peuvent compter sur la guerre froide et à leur appartenance au bloc de l’Ouest pour appuyer leurs intérêts. En 1947, soutenus par les américains, les italiens obtiennent que la ville et sa région soient administrée par une instance indépendante de l’Italie comme de la Yougoslavie. Cette administration devait en principe être désignée conjointement par le conseil de sécurité de l’ONU et par les habitants de la région.

Dans la pratique le gouvernement de Trieste n’a jamais existé car l’URSS bloquait systématiquement les résolutions concernant sa désignation, et la ville et ses alentours fut partagée entre la zone d’occupation italienne à l’Ouest et yougoslave à l’Est.

Dans les années 50, le rapport de force entre l’Italie et la Yougoslavie commença à s’inverser sur la question. La rupture de Tito le dictateur yougoslave avec les soviétiques mit un coup d’arrêt au statut de ville internationale. Les deux pays ont fini par se partager la région en 1954 et la ville de Trieste est restée du côté italien.

Jérusalem

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Le statut international de Jérusalem a été décidée par l’ONU et inscrite dans le plan de partage de la Palestine entre juifs et arabes en 1947.

Ce plan de partage constitue l’aboutissement du mandat britannique en Palestine. Depuis la reprise de la région aux Ottomans en 1917 du fait des révoltes arabes, les Britanniques l’administrent, conformément aux accords secrets que ces derniers ont passés avec les Français (Accords Sykes-Picot). Parallèlement les Britanniques veulent aider les sionistes à l’établissement d’un foyer national juif.

Le sionisme est alors une idée de plus en plus en vogue dans la communauté juive de l’époque. Il est présenté comme la solution politique pour que les juifs puissent vivre en paix, et n’aient plus à subir l’antisémitisme : Si les juifs veulent en finir avec les persécutions et les crimes d’état perpétrés contre leurs communauté, la seule solution c’est d’être dans un pays peuplés majoritairement de juifs, gouvernés par des juifs. Cet État devait donc naître sur la terre d’Israël (ça c’est la caution religieuse du projet sioniste qui est avant tout un projet politique).

L’immigration juive en Palestine va donc se renforcer entre 1917 et le début de la seconde guerre mondiale. Les tensions entre les arabes et les juifs, alors près de 7 fois plus nombreux qu’avant le mandat britannique, vont culminer peu de temps avant le début de la seconde guerre mondiale. Les Britanniques vont alors acter le fait qu’un partage de la Palestine doit être réalisé entre les juifs et les arabes, et que cela aboutira nécessairement à la création d’un État juif et d’un État arabe en Palestine. La ville de Jérusalem étant une ville sainte à la fois pour les juifs et les musulmans, l’administration par l’ONU se présentait alors comme la solution qui engendrerait le moins de frictions entre les deux communautés.

Ce plan de partage n’a en réalité pas permis d’aboutir à une véritable administration co-gérée de la ville, que ça soit par le conseil de sécurité de l’ONU ou par une cogestion israélo-palestinienne.

Car si le plan a été adopté par l’ONU en 1947, il a été rejeté par l’ensemble des pays arabes de la région.

La formation de l’état d’Israël s’est alors vue rejetée catégoriquement par l’ensemble du monde arabe, ce qui aboutit à la première guerre israélo-arabe en 1948, remportée par les israéliens. Jérusalem Ouest est alors contrôlée par Israël et Jérusalem Est contrôlée par la Jordanie.

L’expatriation, un « must have » ?

L’expatriation, un « must have » ?

Tu viens de terminer 3 ou 4 belles mais intenses années à Toulouse Business School. Fraîchement diplômé, il est maintenant nécessaire de trouver le plus rapidement possible un job (n’oublions pas qu’un prêt étudiant attend d’être remboursé…). Si certains trouvent facilement du travail après des stages fructueux en France, d’autres (et ils sont souvent nombreux) se tournent vers l’international. Depuis le début déjà, TBS (comme la plupart des grandes écoles de commerce) oblige ses étudiants à partir un ou deux semestres à l’étranger, que ce soit en campus ou en université partenaire. Les retours de ceux qui rentrent pour terminer leurs études sont souvent positifs, et ils voient déjà d’ailleurs se profiler à l’horizon un nouveau départ hors de France dès qu’ils auront leur diplôme en poche.

Mais alors pourquoi ce si grand attrait pour l’étranger, et surtout, pourquoi ce désamour des jeunes pour la France au moment de trouver leur premier poste ?

Le phénomène est relativement récent en France (environ une décennie), et pourtant le nombre de jeunes diplômés qui quittent le pays à la fin de leurs études ne cesse d’augmenter (+1,7% en 2016).
Les motivations de ces départs sont pour la plupart similaires : retrouver un pays ou une ville dans laquelle on a évolué et où l’on s’est senti intégré et à sa place, retrouver notre bien-aimé rencontré un an auparavant et resté sur place, l’ouverture du marché du travail dans certains domaines (on pensera à Londres pour la finance,…), sans oublier les salaires qui sont bien plus attrayants à l’étranger (environ 45.000 euros par an pour un jeune manager à l’étranger, contre 37.000 euros par an en France, à formation égale). Beaucoup évoquent « un système trop fermé», la « peur d’échouer en France », « le besoin d’internationaliser le CV » ou encore « l’envie de changer d’air et de découvrir de nouvelles choses en entreprise ». On comprend donc que l’envie de partir vers de nouveaux horizons soit plus forte que celle de rester…

Mais si « l’herbe est plus verte ailleurs », cette fuite des cerveaux n’est-elle pas un problème pour la France ?

Et oui, toi jeune TBSien, tu t’inquiètes pour ton pays d’origine et te demande comment notre économie peut, ou pourra, survivre à la fuite de ton cerveau et de ceux de tes potes vers des destinations exotiques et des salaires plus attrayants ! Pas de panique, d’autres se sont déjà penchés sur le sujet, et ont montré que les départs français sont souvent compensés par l’arrivée de jeunes étrangers (grâce à des programmes d’échanges comme Erasmus) et par le retour au pays d’expatriés de longue date, qui reviennent en France pour des raisons personnelles ou professionnelles. Cependant, n’oublions pas que les avis restent mitigés, et que la France enregistre pour l’heure plus de départs que d’arrivées.

Un retour au pays difficile ?

Après être parti faire le tour du monde pendant quelques années, vient l’heure de rentrer en France pour de nombreux expatriés. Mais bien souvent, les retours sont difficiles voire insurmontables car les démarches administratives sont pour la plupart très longues. Par exemple, il faut parfois un an pour avoir une situation régulière auprès de la sécurité sociale, ou des complémentaires de santé…
Alors que d’autres pays comme le Canada accueillent à bras ouverts leurs revenants, nous avons encore de nombreux progrès à faire pour permettre à ceux qui le veulent de rentrer (souvent accompagnés d’un/une conjoint(e) étranger(e) et parfois même de petits marmots à la double nationalité)… Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi ils sont encore peu nombreux à revenir, d’autant plus que l’accueil qu’ils reçoivent n’est pas toujours des plus chaleureux, la France n’ayant pas une culture profondément migrante.

Le catalanisme : arnaque électorale ou renaissance d’un nationalisme ?

Le catalanisme : arnaque électorale ou renaissance d’un nationalisme ?

Le Catalanisme apparaît aujourd’hui comme la forme ultime de la lutte jeune et dynamique contre « l’oppresseur. »
A se demander d’ailleurs si l’on pourra un jour concevoir de nouveau une aspiration indépendantiste crédible dans une région pauvre (exception faite de la terre repue de colline et de ruisseaux au nord du mur d’Hadrien).
Ce qui apparaît aujourd’hui être une mauvaise idée pour une courte majorité de catalans serait unanimement qualifié de catastrophe par les habitants du pays basque.

Ce qui est clair c’est que l’indépendance constitue un filon électoral très rentable. L’indépendantisme, c’est vendeur, ça fait vibrer la fibre patriotique, ça fédère l’électorat autour de son chef « légitime », défenseur de la cause catalane, contre un ennemi commun, en l’occurrence Madrid.

Quand les dirigeants de l’Espagne font l’autruche

Il faut dire que le gouvernement madrilène fait depuis de nombreuse années un effort régulier et constant pour passer pour le méchant dans l’histoire.
En deux ans, les institutions représentatives du pouvoir central espagnol ont retoqué 17 fois le projet de référendum sur l’indépendance catalane. Leur obstination imbécile fut le meilleur argument des partisans de Puidgemont. Comment ont-ils pu croire avec tant de conviction que c’est en secouant la tête une dix-sept fois de suite en deux ans que le problème catalaniste se réglerait ? Comment croire qu’à une foule compacte, criant d’une seule voix leur volonté de ne plus être espagnols, on peut opposer l’enjeu de la conformité à la constitution… espagnole.
Il était évident que l’attitude de Madrid ne pouvait mener qu’à l’impasse. Par là même d’aucun peut cautionner la démarche des indépendantistes qui consiste, devant cette attitude de déni, à se passer de l’opinion de Rajoy et de l’Espagne.

Mais l’indépendance a ceci de pratique qu’elle occupe l’électeur. Elle permet de ne laisser aucun blanc sur l’agenda politique. Celui de la Catalogne aurait pourtant de quoi être remplie à raz-bord.
Se focaliser sur l’attitude stupide du gouvernement espagnol, c’est occulter le fait que les indépendantistes ont gouverné la région depuis le retour de la démocratie en Espagne, soit 30 ans presque ininterrompu de règne sans partage.

Pour une Catalogne à 3%

Jordi Puyol président de la Generalitat de Catalogne, a dirigé la région depuis la transition démocratique. Démocrate-chrétien, indépendantiste, bon père de famille, le bonhomme est impliqué dans des affaires de corruption, accusé d’avoir détourné près de 100 millions d’euros en totalité, via l’attribution de marchés publics à des sociétés catalanes. A titre les accusations formulées à l’encontre de Patrick Balkany ne font état « que » de quelques millions d’euros d’enrichissement personnel

Le parti Convergencia y Unio (dont Puidgemoment est issu) n’en est pas à son coup d’essai, en ce qui concerne les détournements et les abus de biens sociaux. L’affaire des 3% en est la meilleure illustration. Cette affaire constitue certainement le scandale politco-financier ayant eu les répercussions les plus lourdes sur le parti indépendantiste. 3%, comme le pourcentage que prenait les responsables de la Generalitat en commissions sur l’attribution de chaque marché public pendant près de 20 ans.

Pourtant force est de constater que les indépendantistes et les socialistes (au pouvoir pendant 7 ans durant les années 2000) firent régner jusqu’alors la plus grande omerta sur ces commissions dans toutes les instituions. On n’a pas compté plus d’un député régional pour sortir du silence.

La tentation est forte, dans ces conditions, de faire converger les mouvements catalanistes et fillonistes. Se poser comme un chef d’état en puissance, ça a autrement plus de tête lors d’une négociation avec des politiciens madrilènes ou des juges. Les référundums illégaux ou non détourne l’électeurs des affaires de corruption, et force la main d’un pouvoir judiciaire ennuyeux. Un remède efficace contre l’obligation de rendre l’argent !

Catalanisme, régionalisme particularisme et nationalisme

Le catalanisme peut-il pour autant se résumer à une simple escroquerie électorale ? Peut-on vraiment passer outre l’aspiration, non d’une majorité de citoyens comme on veut bien nous le faire avaler, mais d’une tranche non négligeable de la population ? Question rhétorique, bien évidemment.

Comprendre le mouvement indépendantiste catalan est devenu plus compliqué, au sens où il est aujourd’hui à cheval entre deux paradigmes. D’un particularisme régional, le catalanisme s’est fait nationalisme.
Avant de se demander quel crédit donner aux mouvements régionalistes comme le catalanisme il convient de s’accorder sur une définition du régionalisme.
Un courant politique qualifié de régionaliste a cette particularité qu’il considère que le pouvoir politique doit être donné aux régions.
Le particularisme régional est une forme de régionalisme à la nuance près qu’il considère que sa région plus que n’importe quelle autre est spéciale et que cette spécificité doit légitimement lui conférer une autonomie politique vis-à-vis du pouvoir central

En quoi peut-on le distinguer du nationalisme et surtout à quel moment un régionalisme devient nationalisme ? En somme la frontière aujourd’hui tient surtout de l’avis de l’opinion publique.

L’assistanat, « cancer de notre société » ?

L’assistanat, « cancer de notre société » ?

Lorsque l’on parle d’allocations sociales en France, il demeure encore dans de nombreux esprits que les bénéficiaires sont des profiteurs et des gens qui vivent au crochet de l’Etat, qui les assiste. Les mentalités évoluent et cette vision est bien moins présente qu’il y a quelques années, et la preuve la plus flagrante est la vision du chômage : là où, dans les années 70, un chômeur était un fainéant refusant de travailler, il est de plus en plus de nos jours une victime de l’infernal marché du travail. Mais ce changement n’est pas encore opéré dans tous les esprits, et il n’y a pas de fumée sans feu. Se pourrait-il que la société française soit effectivement une société d’assistés ?

Une société qui semble assistée sur le plan des aides sociales

Pour se mettre dans le bain, voici les paroles prononcées par Laurent Wauquiez sur l’assistanat, qui illustre bien la pensée de nombreux Français.

La métaphore de l’assistanat comme « cancer de notre société » est d’ailleurs signée de lui et date de 2011. On pourrait croire que cela relève d’une vision politique et sociétale marginale, ou du moins peu répandue. Et pourtant, en 2013, une enquête du JDD montre que 8 Français sur 10 trouvent qu’il y a trop d’assistanat et que les gens profitent trop des aides sociales. Et on ne peut pas les blâmer pour cela, c’est la vision la plus logique. Prenons l’exemple de l’allocation chômage : même si l’on ne va pas travailler, on touche une aide de l’Etat. Dès lors, si l’on ne prend en compte que l’aspect pécuniaire du travail, pourquoi aller faire les 3-8 chez Michelin si l’on peut rester tranquillement chez soi ?

Là où le raisonnement est également compréhensible, c’est quand on regarde la part des aides sociales dans le revenu des ménages Français depuis 1970 : elles représentaient 20% en 1970, 30% en 2000 et 35% en 2010.
Pour ne rien arranger, La France a un des régimes les plus favorables d’Europe : les indemnités chômage représentent environ 67% du dernier salaire. De plus, il suffit de travailler 4 mois pour y avoir droit. La durée de couverture est aussi la plus élevée d’Europe avec en moyenne 2 ans pour l’hexagone contre par exemple 6 mois en Allemagne ou 8 mois en Italie.

La pochette pour les cotisations sociales représente tout de même 23 milliards d’euros dans un Etat où l’on cherche à réduire les dépenses au maximum. Si l’on rajoute à cela un fond de xénophobie en se disant que les étrangers qui viennent en France pour profiter de ces aides généreuses comme on entend très souvent, on aboutit à une situation d’exaspération totale. Et c’est précisément ce qui gêne les Français : ils ont l’impression de travailler dur et de payer beaucoup d’impôts pour des Français ou immigrés fainéants qui en profitent.

Une réalité qui est en réalité bien différente

Pour autant, il apparaît nécessaire d’aller à l’encontre des idées reçues et des chiffres qui occultent une part importante de la société.
Déjà, pour reprendre l’exemple du RSA, il est certes élevé face à celui d’autres pays, mais il reste tout de même largement insuffisant pour vivre, puisque la valeur socle est à 524€. Il représente presque la moitié du seuil de pauvreté, qui s’élève lui à 1008€ pour un seuil à 60% du revenu médian. Pour prendre une situation plus parlante, prenons la situation d’un couple avec deux enfants chacun. Le premier, nommé le couple Sarkosi, est au chômage et touche entre autres le RSA. Le second couple, nommé le couple Fyllon, compte un travailleur au SMIC et un chômeur. L’image parle d’elle-même.

 

Par contre, un ménage comportant une personne seule sans enfant peut arriver à toucher sensiblement la même chose avec le SMIC ou le RSA et avec toutes les aides disponibles, mais cela représente seulement 5% des ménages.
Concernant la fraude aux allocations, c’est-à-dire les personnes qui touchent des allocations auxquelles ils n’ont pas droit, elle représente entre 1% et 5% des personnes selon les sources. La fraude totale s’élève aux alentours de 350 millions d’euros, là où, à simple titre comparatif, la fraude aux cotisations salariales s’élève à 25 milliards d’euros.

Mais le fait le plus marquant est peut-être le nombre de personnes renonçant à leurs droits alors qu’ils y ont droit : ils représentent entre 50% et 70% selon les aides. Plusieurs raisons à cela : la première est le manque d’informations. En effet, certaines personnes ne savent tout simplement pas qu’elles ont le droit à certaines aides. Vient ensuite le refus de la stigmatisation : ces aides sont principalement réservées aux personnes les plus démunies, et demander ces aides revient à accepter et affirmer à la société que l’on est pauvre, ce qui est peu valorisant. Il faut aussi mentionner la difficulté à se sortir indemne du calvaire de l’administration française… On aboutit à un total des allocations non demandées dépassant les 10 milliards d’euros.

Il faut donc dépasser les idées reçues concernant les aides sociales. Mais ces aides ne sont pas le seul assistanat concernant la société française.

Une mentalité assistée ?

Tout d’abord, ce genre de réflexions d’exaspération est en partie dû à une spécificité de la mentalité française, qui est de jalouser celui qui a plus que soi et de le critiquer, invoquant l’injustice et l’équité à tout va. Mais plus généralement, c’est la mentalité française que l’on peut qualifier d’assistée. En effet, imaginez un instant qu’une catastrophe naturelle et que tout système d’électricité, d’eau courante, d’égouts, de routes, soit détruit. Evidemment, tous les Hommes ne mourraient pas, mais il y aurait certainement des pertes importantes dues au manque d’adaptation. L’Homme, au fil des siècles et des évolutions technologiques, a appris à s’accommoder à ces derniers et à ne plus pouvoir s’en passer, et ce dans la majorité des cultures, mais plus encore dans la culture occidentale. En ce sens, elle est devenue assistée du système plus ou moins institutionnalisé par l’Etat. Elle ne lutte plus pour sa survie, ce qui l’obligeait à se débrouiller et à innover en permanence pour survivre. Mais on ne peut pas la blâmer pour cela : qui échangerait sa situation actuelle contre une situation préhistorique ?

Cette mentalité d’assisté concerne plus particulièrement une certaine tranche d’âge de la population : les enfants et les jeunes. Bien sûr, il y a ici encore de nombreuses exceptions, dont beaucoup d’entre vous se revendiqueront peut-être (et à juste titre) ! Mais de manière générale, il faut reconnaître à la jeunesse française actuelle une mentalité débrouillarde moins prononcée qu’il y a quelques décennies. Ceci est en partie dû, à mon sens, a une société de l’instantanéité, de l’opulence et de manière plus profonde, de la standardisation. L’instantanéité d’abord, parce que ces jeunes ont toujours connu internet et les nouvelles technologies. L’opulence, car cette génération, même si elle a grandi avec les crises, connaît une abondance matérielle jamais vue auparavant. En combinant ces deux éléments, on obtient une catégorie qui, en moyenne, a presque tout ce qu’elle désire et de manière quasi instantanée. Elle a perdu le goût de l’effort et du travail pour arriver à ses fins. Si l’on rajoute la standardisation, cette catégorie devient une jeunesse se conformant aux normes, incitées à rester dans leur case et à suivre les tendances, à se plaire dans sa zone de confort, certes désireuse de se différencier mais désireuse plus encore d’appartenir au groupe.

Ce phénomène est encore accentué par une évolution des rapports parents-enfants puisque depuis quelques années, on assiste à un renversement de la hiérarchie parentale : de plus en plus d’enfants dictent leurs règles à leurs parents. Ces derniers, voulant absolument rendre leurs enfants heureux, se laissent dépasser. Encore un endroit où les enfants et les jeunes n’ont aucune difficulté à obtenir ce qu’ils veulent ! Mais il faut nuancer cette observation. En effet, depuis quelques années, on assiste à une évolution des mœurs des jeunes. Certes, ils restent un groupe de l’instantanéité, et le deviennent de plus en plus, mais l’opulence et la standardisation dans une moindre mesure semblent se réduire, notamment avec la crise et l’évolution des mœurs. La rudesse extrême de l’actuel marché du travail est également intégrée beaucoup plus tôt par les jeunes, qui intègrent donc très tôt qu’ils doivent se battre pour gagner leur place.

Conclusion

On pourrait donc croire que la société française est assistée sur le plan des aides sociales, et que l’on paye des fainéants ne voulant pas travailler. Cette opinion est largement répandue, et les chiffres laissant penser cela sont réels. Cependant, si l’on creuse un peu plus, on se rend compte que cette opinion est fausse, ou au moins disproportionnée : les profiteurs sont bien présents et le seront toujours, mais ils ne représentent qu’au maximum 5% des ayant droits. Mais ce ne sont que des chiffres, et on ne pourra jamais réellement connaître les motivations de chacun. Cependant, une partie plus ou moins importante de la population française présente des traits d’assistanat dans la mentalité, notamment les jeunes, même s’il faut nuancer.

Mais pour prolonger la réflexion, il apparaît aussi intéressant de se demander si la notion d’assistanat est inhérente à l’être humain ou seulement à la société capitaliste ou occidentale.