Concours de la meilleure plume 2018 – Soyez jury !

Concours de la meilleure plume 2018 – Soyez jury !

Salut les jurys en herbe,

Aujourd’hui, TBS Press et Littosphère te proposent de voter pour le texte que tu as préféré pendant ce concours de la meilleure plume édition 2018.
Pour voter, rien de plus simple : Lis les textes, trouve ton petit chouchou-chéri, puis vote sur ce lien : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfZbLligvCcSSeaXFpRXCceFG0Z31FLjBfhtN6eXJ0-XrcB_w/viewform

A vos votes !

Voici les textes de vos petits camarades (classés par ordre alphabétique) :

 

Texte de Clem :

Nous (passion amoureuse)

Au tout début il y avait moi.
Petite, seule, abandonnée. J’avançais à tâtons et avec angoisse dans les couloirs de la vie.
Puis un jour, il y a eu toi.
Et très rapidement il y a eu nous.
Nous, c’était un peu comme une bouffée d’air pur dans un monde pollué. Nous c’était un peu le sourire d’un enfant. Nous
c’était ce soleil qui réchauffe les cœurs en hiver. Nous c’était un amour grandissant, flamboyant, extraordinaire. Nous c’était
un peu l’amour cliché de ces films à la con tu vois. Nous, c’était tout cela. Et tellement plus. Nous c’était aussi cette petite
flamme dans le regard. Ce rire omniprésent. Et cette envie de vivre chaque jour dans tes bras. C’était tout cela, nous.
Grâce à toi, j’ai vécu, en prenant de l’assurance. Si je tombais, tu me relevais. Mon angoisse s’était dissipée, plus rien ne
comptait à part ton parfum qui me guidait. Et puis un jour sur ma route, que dis-je, sur notre route, quelqu’un t’attendait.
Patiemment, comme s’il savait que tu ne pouvais pas lui échapper. Un sourire froid collé sur son visage, il t’attendait. Et quand
on est arrivé à sa hauteur, on a continué à avancer. La vie, c’est long comme route, et puis on ne voulait pas s’arrêter. On
voulait continuer à avancer. Main dans la main pour toujours. Et si nous étions le couple cliché par excellence, après tout on
s’en fichait. On était heureux, alors que demander de plus ? Bref je m’égare. On l’a donc croisé. Et insouciants, on l’a salué, et
on a continué à marcher. Toujours plus loin. Sauf que lui, il ne l’entendait pas de cette oreille. Alors, il nous a suivis. Au début
on l’a ignoré. Après tout, il se faisait discret, c’était presque comme si nous étions encore rien que tous les deux.
Presque.
Et puis de jour en jour, il a pris de l’importance. Il te harcelait, ne te lâchait plus…
Et un jour tu es tombé. Il t’a fait tomber. Et on l’a enfin vraiment remarqué. Il nous a alors offert son identité. Lui, il s’appelait
Leucémie. C’est un vilain nom. On l’a tout de suite détesté. Alors on a essayé de lui dire de partir. Mais il ne voulait plus. On a
rencontré des tas de nouvelles personnes. Il y eu Moelle Osseuse, Globule Blanc, Chimio aussi. Avec ce dernier, il s’est
beaucoup battu. Mais il n’a pas perdu.
Je disais donc qu’il ne voulait plus partir. Et pourtant, malgré toutes ses tentatives pour nous séparer, on est resté deux, unis.
Mais il prenait de plus en plus de place.
On a continué notre route. Et puis un jour, on est arrivé sur un lac glacé. Une vraie patinoire. C’est beau le chemin de la vie
quand même. Ça faisait plusieurs jours que l’on n’avait pas entendu Leucémie. On était bien. Et puis soudain, sans prévenir, la
glace sous toi a cédé. Tu n’étais pourtant pas bien gros, Leucémie t’avait volé de nombreux kilos. Mais elle a cédé. Tu as coulé
comme une pierre. Et d’un coup Leucémie était à mes côtés, te remplaçant. Il a murmuré : « Une rechute… C’est bientôt la
fin. ». Je n’ai pas compris. Je l’ai poussé de toutes mes forces et je me suis accroupie, en sondant l’eau qui sortait du trou qui
t’avait aspiré. Tu étais invisible. Je me suis mise à pleurer, à crier : « Où es-tu ? ». Je collais mon nez à la surface glacée. Et
soudain je te vis. A travers la glace, je te voyais, toi et ton petit manteau rouge. Je tapais sur la glace, il fallait qu’elle casse, il le
fallait ! Sinon… Les larmes ruisselaient sur mes poings qui cognaient de toutes leurs forces. Mais la glace ne bronchait pas.
Tandis que toi, tout doucement, tu sombrais, tu coulais, tu te noyais. Tu étais parti.
Mais tu m’avais oublié. J’étais là. Sans toi. Leucémie arriva, un sourire victorieux sur les lèvres. « J’ai gagné, me murmura-t-il.
Je gagne toujours. ». Je m’écroulai. Où étais-tu ? Et comment allais-je maintenant faire pour continuer ma route ? Pour me
relever quand je tomberai ? Je me sentais si impuissante face à cette eau glacée qui t’avait emportée, qui avait brisé ce
« nous » dont nous étions les fiers représentants.
Et pourtant j’ai continué ma route. J’ai croisé rapidement un nouvel ami. Alcool qu’il s’appelait. Un brave type qui m’a aidé à
oublier pendant quelque temps. Mais très vite après l’avoir quitté, j’ai connu Dépression. Moins chouette. Plus triste.
Pourtant on est resté longtemps ensemble.
Je me sentais tellement seule. J’avais tellement peur. Et je pleurais, tellement souvent. Et chaque jour, je détestais un peu plus
Leucémie. Je n’avançais plus sur ma route désormais. Soit je reculais, soit je prenais de mauvaises décisions, comme par
exemple, emprunter ces ruelles sombres où j’avais croisé Alcool et Dépression.
J’étais redevenue moi, petite, seule et abandonnée.
Tu te souviens quand il y avait toi et moi ? Dis, où que tu sois, tu te souviens de ce que l’on était ? Toi et moi contre la terre
entière.
Une journée, j’étais restée collée à Dépression. Je lui parlais de toi, tu me manquais et je n’arrivais plus à avancer sur mon
chemin. Alors il m’a présenté quelqu’un. Il m’a dit : « Tu n’es pas obligée de le suivre, mais réfléchis bien. Après tu ne pourras
plus faire marche arrière. »
J’ai donc rencontré Suicide. Il m’a proposé de l’accompagner. Sa route était belle, très tentante. J’avais même une chance de
te retrouver ! Mais pardonne-moi, je ne l’ai pas suivi. Il me faisait un peu trop peur.
Alors j’ai dit au revoir à Dépression et je me suis remis en route sur mon chemin. Je n’ai plus la force de dire « notre ». Et j’ai
décidé d’aller jusqu’au bout. Parce que je suis sûre qu’au bout de cette route, tu m’attends. Alors ne t’inquiète pas mon
amour, j’arrive. En marchant, courant, volant même ! J’arrive. Pour qu’on puisse enfin arrêter de marcher. Pour qu’on puisse
s’asseoir et se donner la main. Et collée contre toi, respirant ton parfum si particulier, tu me diras :
« Toi et moi contre la terre entière. Tu vois, on aura quand même réussi à se retrouver. Après tout, ça ne nous aura pris
qu’une vie. On a maintenant l’éternité pour redevenir nous.
Toi et moi. Nous. Tu vois je me souviens. Je dirais même que je n’ai rien oublié. »

Texte de EM²A :

Passion, de son étymologie latine patior, pati, signifie la souffrance et le supplice.
La passion est ce que l’on apprécie, adore, aime au plus profond de notre être. Lorsque celle-ci se concrétise, on est dans un monde à part, dans notre bulle, et plus rien autour ne compte. Tout comme l’amour, la passion nous pousse à la folie. Une folie douce et légère qui nous fait revivre les moments d’allégresse tant aimés et tant désirés, que l’on souhaite se réapproprier, afin de se sentir exister.
C’est là le maître mot de la passion : l’existence. La passion nous fait revivre, ressentir des émotions auparavant inconnues et que l’on ne peut nommer. Dans la recherche du désir, l’Homme souhaite donc réitérer cette activité afin de découvrir de nouveaux sens. Pris dans un tourbillon de recherche du plaisir, il se laisse enivrer par cette activité passionnelle ; comme tiré par un être invisible, qui souhaite l’attirer dans les profondeurs de la folie. La passion extrême n’est pas synonyme de raison et d’équilibre. L’Homme peut s’y perdre, y laisser sa raison d’être et toute sa tête.
« Toute passion et toute action s’accompagne logiquement de plaisir ou de peine », Aristote.
La passion est comme l’amour, elle est bipolaire. Soit on goute à une ivresse qui semble irréelle, soit on entre dans une phase de dépression.
L’adage annonce qu’entre l’amour et la haine il n’y a qu’un pas, il en est de même pour la passion.
« Il vaut mieux se perdre dans sa passion que de perdre sa passion », Augustin d’Hippone
La passion nous pousse à faire le meilleur de nous-même dans telle activité mais elle est perverse et dévastatrice. Si le but recherché n’est pas atteint, l’Homme se braque, s’énerve et transforme involontairement sa passion en dégoût voire en haine.
C’est un sentiment démesuré, passant d’un pôle à un autre sans difficulté mais en entraînant une souffrance extrême. Si la passion est rompue, l’être est perdu, noyé dans l’incompréhension et dans la détresse ; cherchant une main pour l’aider, le tirer vers le haut et non continuer de creuser son désespoir.
« Si je laissais la passion pénétrer dans mon corps, la douleur viendrait rapidement à sa suite », Michel Houellebecq.
La passion devient alors synonyme de rage et de désespoir. Il faut alors comprendre pourquoi cette source de passion nous dévaste, nous rend si faibles et désespérés. Il n’y a pas de juste milieu, ni de sagesse, simplement un désir d’assouvir cette passion. Elle procure un sentiment de bien-être et de joyeuseté ; en contrepartie, une fois brisée, elle apporte un dégoût à l’Homme, un dégoût tel qu’il en vient à se répugner lui-même et sombrer.
L’espoir fait vivre, malheureusement il ne faut pas oublier son supplémentaire : le désespoir fait mourir…

Texte de Gabodge :

Un instant à Florence

Sur le pas de la porte, elle sentie la chaleur de l’air, l’étouffante atmosphère florentine du soir. Elle décida de rentrer à pied, malgré l’heure. Aujourd’hui, elle se sentait la force pour cet exercice revigorant. Elle tourna à droite et pris la via Mazzini, puis longea les pavés de la via Stella. Elle écoutait les rires des bambini qui courraient les rues, les genoux rougis et les joues sales. L’un d’eux s’arrêta, et doucement, ramassa un gant au sol. Les yeux tout écarquillés du garçon se posèrent sur elle, et timidement, il le lui tendit. Elle le remercia d’un grand sourire, ce qui faisait délicieusement plisser les rides aux coins des yeux. Le bambin parti, elle reprit tranquillement sa route. Un gant… cela lui rappelait ses 17 ans. Comme si c’était hier. Il s’était inscrit au cours de couture, dans le seul but d’attirer son attention. Ce fût chose aisée. A l’examen, il réussit à coudre deux gants, certes, mais tous deux pour une main gauche. En remontant l’allée du marché, elle riait en repensant à ces jours lointains.

Devant l’église S Anastasia, elle fit une pause, un peu essoufflée. Quelle idée de rentrer à pied. Les souvenirs reviennent alors au gallot, et se bousculent. Elle admira les vitraux d’où émanait une drôle de lumière. Qu’il était beau dans son costume. Il ne le portait que pour les grandes soirées. Il n’en avait qu’un. Même s’il jouait de sa popularité auprès des filles, il n’avait pas un sou à l’époque. Elle s’assit sur un banc recouvert de mousse. Il était toujours aussi beau. Les sillons qui creusaient son visage rappelaient chaque détail de leurs soixante années de mariage. Certains s’étonnaient de cette tendresse passionnée qu’ils éprouvaient encore l’un pour l’autre. D’autre l’admiraient. Elle, elle n’y songeait pas souvent, finalement. Ils étaient devenus bien âgés. Leurs corps informent ne leur permettaient plus de finir une balade sans se sentir défaillir.

Elle s’arracha à l’allégresse de la foule, trop épuisante pour une octogénaire, et elle s’éloigna. Dieu avait fait un bien beau cadeau aux italiens : une grande imagination, et ce pour qu’ils ne voient pas le monde comme il était, mais comme il eussent aimé qu’il fût. Les larmes aux yeux, elle revivait la soirée de leur première étreinte. Tout le long de la fête, elle n’avait cessé de s’assoir sur ses genoux, pour montrer à toutes les jeunes filles présentes, qu’il était sous son emprise. Tard dans la nuit, quand l’air devenait davantage respirable, ils s’étaient promenés côte à côte. Enchanteresse, avait-il dit. Et il l’avait embrassé, tous deux émerveillés par ces émotions nouvelles. Elle gagna la piazza de Celestino, et s’engagea sur la costa S Giorgio. Sa main droite tremblait légèrement. Que cela pouvait l’agacer. Il ne valait mieux pas y penser. Elle levait les yeux et n’entendait rien perdre des détails architecturaux qui rendait la ville de Florence si prestigieuse. Lui aussi il aimait cet endroit. Avaient-ils tant de goûts en commun ? Oh non, se dit elle, esquissant un sourire. Il aimait à la contrarier sur un point, il cultivait une aversion toute particulière pour les plantes. Seules quelques-unes avaient pu s’épanouir sous la véranda, échappant aux scènes de ménage répétitives à ce sujet. Continuant sa route, elle salua d’un hochement de tête de vieil Angelo, encore plus âgé qu’elle.

Sa promenade s’achevait via Cosseria, où elle décida d’oublier sa nostalgie et se perdit dans les captivants problèmes qu’offrait sa perspicacité de gourmet. Les fragrances d’ail et de poisson n’avaient aucun secret pour elle. Elle reconnaissait la douce odeur du risotto cuisiné par l’homme dont elle était éprise. Elle avait d’ailleurs tout de suite distingué l’odeur lourde et entêtante que dégage le poivron cuit à l’étouffé. Seul un parfum lui échappait, elle en était confuse. Cependant, cela n’enlevait rien à l’enchantement de l’odorat qu’elle vivait au quotidien, aux côtés d’un mari cuisinier. Le plaisir de déguster de bons plats ne passe jamais. « Mia Cara, te voilà », murmura-t-il lorsqu’elle se montra dans l’encadrement de la porte. Il la contempla un instant, puis la serre dans ses bras, un énorme bouquet de coquelicots à la main.

« L’amour est une passion qui enivre et qui fait oublier tout ce qui n’est pas elle. » CJB Bonnin

Texte de MadWill :

PASSION

La Passion… La Passion, cette douce folie qui amène l’homme à n’être que chose sentimentale et destructrice. La Passion comme moteur de la mort de la raison, la passion comme arme contre les autres mais aussi comme moyen pour s’accomplir. La mienne, c’est l’écriture. Bonjour. J’écris, pour m’exprimer oui, mais surtout me délivrer de cette peur existentielle qui m’envahit à chaque moment difficile de ma vie. Écrire, ce n’est pas simplement jeter des mots sur le papier. Écrire, c’est réfléchir au présent, au futur comme au passé. Réfléchir sur des questions personnelles, philosophiques ou tout simplement sur des thèmes de la vie quotidienne. Réfléchir, en fait, à n’importe quel sujet qui me traverse l’esprit. C’est aussi parler avec moi-même, trouver des explications, faire jaillir mon inconscient sur la page blanche de mon ordinateur pour enfin savoir ce que cette partie si mystérieuse de moi-même pense.

La Passion est souvent synonyme de mort ou de déraison, mais elle me permet au contraire de vivre. Elle prend bien des formes, du génie à la folie en passant par l’amour. Elle peut n’être que rage destructrice si elle fait face à une force contraire mais peut également être un levier formidable engendrant une force qui n’est en nul point comparable aux autres. Car c’est bien de passion dont je parle : en amour, elle peut permettre d’avoir la force de faire des exploits pour l’autre, en écriture, elle donne l’envie de créer de jolis textes, d’écrire de belles choses dans cette langue magnifique qu’est mon français natal.

Bien sûr, je ne peux parler que de mes passions, passées ou présentes. J’ai commis des erreurs dans le passé, poussé par une envie fulgurante et passionnée, envie qui m’a dépassé et perdu. Seules les affaires du domaine de l’émotion, liées au cœur, peuvent être qualifiées de passion car elles vont souvent à l’encontre de ce que dit la raison. La définition même de la passion, à mon avis, réside dans cette confrontation entre le cœur et le cerveau, fidèle représentant de notre raison, qui réfléchit et analyse l’environnement, nos interactions avec les autres et finalement, notre propre personne. La passion ne fait jamais que détruire cette alliance avec cette partie de nous-même qui n’a de cesse d’être critique envers autrui. Cette division de l’être n’induit qu’erreur et folie, mais est parfois à l’origine de grandes œuvres. Chacun, à travers ses sentiments, se divise d’abord soi-même avant de diviser l’autre. Mais la plus forte, la plus redoutable alliance qui puisse être pour un être humain arrive lorsque la passion, c’est-à-dire le cœur et la raison s’accordent sur un sujet. Il en résulte une volonté sans faille qui doit désormais faire face à autrui. Une nouvelle épreuve pour cette alliance d’un être passionnée avec lui-même. La confrontation avec les autres stimule l’être grâce à l’échange et la communication. De nouveaux éléments, sur la concrétisation de l’objet source d’accord apparaissent et permettent son développement. Cette passion-là est pour le moins positive et se retrouve à l’origine de tout ce qu’il y a de plus beau sur notre planète.

Mais malheureusement, d’autres formes de passions existent. Des passions plus sombres, des passions plus violentes, qui font souffrir à la fois l’être qui les intègre et ceux qui l’entourent. Elle part bien souvent de la précédente forme, brillant de mille feux, rayonnant sur le monde et partageant la joie qu’elle procure. Mais un événement du quotidien, une pensée, une réflexion sont autant de petits éléments qui peuvent créer une ombre qui se transformera en crépuscule à mesure que la prise de conscience avance. Cette faille de la « passion joyeuse » est intrinsèque et se cache partout, quel que soit le domaine dans lequel la passion s’exprime. Une passion est une force de par son côté motivant, mais peut aboutir à une haine profonde, à une rage des plus dangereuses pour l’Autre. Cette passion devient alors une arme mortelle et engagée dans un but qu’elle n’avait pas avant. Elle se combine alors à la pulsion, qu’il faut impérativement évacuer. Et tous les moyens sont bons puisque les pulsions sont par définition, incontrôlables. De la violence cachée du sport à la concrétisation mortelle, il existe de

nombreux barreaux sur l’échelle de la catharsis. Tous ne sont pas égaux en efficacité. Le théâtre et le cinéma, comme les jeux-vidéos, vident la tête mais ne font que remettre à plus tard la recherche salvatrice d’une réponse à ces pulsions. Le sport fait que l’on se sent mieux, nous relaxe tout en nous fatigant. Mais par la suite la réflexion est bien plus efficace, bien plus concentrée et en fait, bien plus constructive. Le sport comme solution à la « passion noire », aux pulsions qu’elle engendre. La boxe canalise la violence brute par exemple, alors que la course à pied canalise la pulsion en faisant appel à une violence mentale.

Alors, le sport est-il le moyen ultime réunissant les parties contraires d’un même être, réussit-il à canaliser les pulsions ? Sans doute… Mais à mon humble avis, la musique répond bien plus aux attentes. Elle s’adresse en effet directement aux émotions tout en faisant appel à la réflexion, entre la mélodie et les paroles. La musique prend les émotions et les amplifie si bien qu’elles débordent de l’être en terrassant l’auditeur. Elle prend ses émotions les plus extrêmes pour ne lui rendre que les plus douces, les plus bénéfiques. Bien sûr, chacun a sa propre musique, il existe un nombre incroyable de genres différents et l’effet décrit précédemment ne fonctionne pas de manière systématique avec tous les styles ni avec toutes les personnalités. Il intègre beaucoup de paramètres différents, allant de la personnalité intrinsèque de l’être à la composition et aux paroles elles-mêmes. La musique, apparemment inutile – après tout, que produit-elle de concret ? – est en réalité essentielle à notre développement, à notre équilibre mental. La musique rassure, la musique nous grandit dans nos émotions. La musique nous aide au quotidien à surmonter les problèmes. Elle peut même être utile à la création dans d’autres domaines, par exemple en favorisant la concentration – les étudiants savent de quoi je parle.

C’est pourquoi l’on doit tant aux passionnés de ce domaine, que j’admire profondément. Les musiciens partagent leur passion de la meilleure façon qui soit : une passion, qui allie coeur et raison et communique une émotion à autrui. Cette passion rassemble bien plus que les autres ne le font : non seulement les passionnés d’un style se rassemblent entre eux, ce qui peut sembler normal, mais en plus leur musique est un pont vers ceux qui ne sont pas nécessairement passionnés par ce domaine. Elle convertit plus rapidement que les religions et aujourd’hui, elle est bénéfique dans ce monde où tout va toujours plus rapidement, dans ce monde en ébullition, où les messages arrivent de partout, par milliers, en permanence. La musique unit en créant une bulle protectrice qui nous isole du reste du monde, au moins pendant un petit moment.

La Passion prend des formes diverses et variées, ses conséquences sont innombrables et touchent tous les domaines. Elle a permis les plus grandes découvertes, a été à l’origine de bien des innovations utiles à l’Homme, à la société et à notre planète. Mais la Passion comporte un danger intrinsèque, la pulsion. Et c’est la raison qui nous pousse à l’utiliser pour en faire quelque chose de constructif. La musique reste un moyen efficace pour lutter contre les pulsions. Mais attention, Passion et Pulsion sont des moteurs qui peuvent être destructeurs mais qui ne vont pas nécessairement de pair. La passion raisonnée résiste à la pulsion, qui se canalise de plusieurs manières différentes, grâce à la musique ou au sport notamment. Vive les passionnés, qui font avancer le monde tout en lui permettant d’aller mieux. Vive la Passion, et vive la musique salvatrice…

Texte de Maya :

Passion

L’objet de toutes mes attentions est carré. Ou rond selon les saisons. Il se teinte de bleu, de jaune ou d’ambré, grossit, rétrécit, au gré de ses envies.
Parfois il se laisse approcher, souvent il reste caché, regarde le monde depuis là où il est.
Quand j’essaie de l’attraper, il s’enfuit. Et quand j’y parviens, comme du sable il se délite et glisse entre mes doigts. Quelle sensation extraordinaire ! Que donnerais-je pour ressentir ça une nouvelle fois !
Il est toutefois très attachant, presque séduisant parfois, il se joue de tout et de moi.
Mais je sais que jamais il ne me quittera, qu’il sera toujours auprès de moi quoi que je fasse, où que j’aille, qui que je devienne. Et je resterai moi, car il sera là. Et qu’il est une partie de moi, et que je donne tout pour lui.
Voilà ce qui m’anime dans la vie, ce qui me meut, ce dont je ris. Je ris de moi et de lui, je lui tends la main quand il me le dit, je ne vis que pour ça, que pour lui.
S’il veut devenir vert aujourd’hui, je lui donnerai tout le vert de mon cœur et de mon âme pour qu’il en soit empli. S’il change d’avis et qu’il opte pour le gris, qu’il en soit ainsi !
Et moi dans tout ça, qui suis-je ? Une partie de lui, et pourtant je vis. Mais je mets ma vie au service de ses envies, et si un jour il me le dit, j’offrirai ce qui me reste de forces et de vie pour sa vie à lui.

Texte de PV :

Si par hasard, tu me lis

La vie est une histoire d’arrachement. Elle apparaît en nous arrachant du ventre de notre mère. Elle nous apprend à vivre avec le manque, et nous dérobe ceux que nous aimons. Elle disparaît enfin dans le même fracas et nous arrache à nos proches. La passion nous permet de recoller les morceaux et d’oublier cette fatalité. Une force ineffable, comparable au vent qui plie les arbres, au grondement du tonnerre au loin. La passion vit en nous – dans nos pensées et nos actes – de façon paradoxale. Elle nous fait souffrir ou aimer, nous lie ou nous déchire.

Elle se nourrit des éclats de rire de la personne aimée, de ses mouvements et de ses mots. J’écris ces lignes pour essayer de la décrire, mais elle m’enveloppe peu à peu d’une ombre transparente qui trouble l’idée que je peux avoir d’elle. En réalité, voilà peut-être l’essence même de la passion : elle se vit mais ne s’explique pas. Nous l’observons, nous la fuyons ou nous la vivons, mais nous ne devons pas la décrire.

La passion est mobile mais s’inscrit considérablement dans le regard. Regardons-nous ! J’aime le regard de celle ou celui que nous retrouvons après des mois d’absence. J’aimais tant ton regard que je n’ai jamais su interpréter…

Texte de R.K. :

mon cœur distrait toute pensée

fait de ma folie

sa plus grande œuvre

mon monde redessine

sa gravité

autour de la courbe de tes lèvres

la violence de mes amours

nourrit et détruit

tes espoirs et ma vie

mon corps réclame une ile déserte

un calme glaçant

des retrouvailles

mais tu transperces

amour et raison

et tu embrases

cœur monde et corps.

Texte de Savinien :

Réflexion sur la passion

Il est assez incroyable de constater que lorsqu’on entend le mot « passion », la première chose que cela évoque en général est l’amour tendre, torride et tumultueux. La passion est souvent réduite dans l’imaginaire collectif à la fougue de la jeunesse – comble du glamour –, à cet emportement qui rend notre vie passionnante. Pourtant, l’étymologie raconte une autre histoire : la passion, c’est avant tout la souffrance. Et les exemples de passions malheureuses ne manquent pas vraiment.

Roméo et Juliette ? Le comble de la passion, me direz-vous. Mais pour rappel, Roméo se tue en croyant Juliette morte, et Juliette à son réveil se tue en voyant Roméo mort. Ou peut-être est-ce l’inverse, pour ce que cela change à l’absurdité du dénouement …

Cyrano de Bergerac, bel exemple de victime d’une passion interdite, se met sans cesse en danger pendant la guerre pour aller poster à Roxane des lettres qu’il ne peut même pas signer de son nom. Cyrano qui, lorsque le séduisant compère qui lui sert de masque décède, renonce pour toujours à exprimer ses sentiments et les étouffe pendant des années.

Les Hauts de Hurlevent ? Les passions n’ont même pas le bon goût de s’y revêtir entièrement des apparats de l’amour ; le roman est sombre, elles y sont essentiellement vengeresses.

Une dernière preuve si besoin est que le mot « passion » ne renvoie pas (uniquement) à d’extraordinaires histoires d’amour mais aussi à la douleur : « la Passion du Christ », c’est le récit des derniers jours de sa vie, depuis son arrestation jusqu’à son exécution en vue de racheter l’humanité. Et entre-temps, il n’a pas vraiment eu le loisir de faire des folies avec Marie-Madeleine. La passion au sens biblique du terme, c’est donc accepter la souffrance suprême qu’est la mort … par amour pour autrui. Est-ce là qu’il faut chercher le lien entre ces deux définitions a priori opposées, entre la passion passionnée et la passion qui suscite la compassion ?

Dans la religion chrétienne, Jésus aurait accepté de mourir pour sauver les Hommes. Quel rapport avec une banale histoire d’amour, quel rapport même avec la passion qu’on peut vouer à un sujet, à une activité, à une cause ?

Ce point commun, c’est la priorité donnée à une entité autre sur notre propre bien-être, sur notre personne, sur notre petitesse. Par ce sacrifice, l’humain s’élève subitement à une hauteur supérieure. C’est cela – la passion élève. Elle élève lorsqu’on se dévoue corps et âme à un objectif qui nous dépasse, lorsqu’on s’engage totalement et entièrement dans un combat, lorsqu’on se laisse guider par une force extérieure. Elle élève l’amoureux transi qui en acceptant un « On peut parler ? » interrogatif accepte sa conséquence potentielle, le « Il faut qu’on parle. » impératif. Elle l’élève d’autant plus qu’il sait que plus il goûtera à la plénitude des cimes sentimentales, plus la chute risquera d’être violente. Elle élève encore lorsque l’on met ses intérêts de côté pour satisfaire ceux d’un être aimé ou d’une cause supérieure.

La passion mêle en un même mouvement les hauts et les bas, l’euphorie et le désespoir, la plénitude et la souffrance ; mais toujours la passion, dans tous les sens du terme, nous rend plus grands, plus forts, plus nobles. Etre passionné, c’est finalement croire que lorsqu’on cesse de vouloir mourir d’amour (pour une personne comme pour une cause) alors la vie cesse de valoir la peine d’être vécue. Est-ce réellement un mal, dans un monde de plus en plus indifférent à tout ?

Texte de Skaikru :

L’ambiance était parfaite. Un mélange de musique, de rires et d’alcools semblait dire à cette journée de printemps qu’elle était là pour durer. J’allais le coeur léger au milieu de la foule. Le vent faisait voltiger mes cheveux, le soleil était comme un invité de marque après ces longues semaines de pluie.

La nuit tombait. Et je l’ai vu. Et la nuit s’est embrasée.

Elle était stupéfiante. Bien-sûr que je la connaissais, bien-sûr que j’avais déjà remarqué ses traits parfaits et ses lèvres couleur coquelicot. Mais à cet instant, à cet instant précis, c’était comme ouvrir les yeux sous l’eau et distinguer tout de même chaque détail. Quelle douce apparition pour moi, pauvre mortelle. Eussé-je montré ma stupéfaction, je serais tombée en extase à genoux sans pouvoir rien faire.

Ressaisis-toi

Je pensais connaître le feu de la passion, mais jamais je n’avais eu cette impression de plénitude totale, pourtant si exaltée. Et je jure que par deux fois en une vie je ne pourrais trembler aussi fort. Puis l’angoisse de l’inconnu

Qu’est ce qu’il m’arrive ?

J’en avais lu, des histoires d’amour, des lignes passionnées. J’avais ressenti tout ça ! Mais cette fois-ci, mes battements de coeur n’accéléraient pas. Le rouge ne me montait pas aux joues, je n’ai pas eu chaud, puis froid. Le sol était toujours bien là sous mes pieds. Je suis restée sans voix, ébahie, éblouie. C’était une soirée hors du temps, hors de celle que je pensais être et avais toujours été. Quelque chose était différent, sans que je sache quoi. Quelque chose avait changé sans crier gare. Ce n’était pas de la joie, c’était un shot de douleur béate. Une plaie béante qui laissait entrer en moi des émotions insoupçonnées. Et, je me rappelle quand plus tard j’ai réussi à trouver des mots assez puissants pour décrire cette douceur mélancolique, seule cette phrase m’est venue :

« Je ne sais plus qui je suis, ce que je suis, parce qu’à chaque fois que je la vois, j’ai envie de pleurer tant elle est belle.»

Poutine versus l’abstention

Poutine versus l’abstention

Ils ne seront pas moins de 100 millions à être appelés aux urnes demain. C’est en effet ce week-end que les électeurs russes vont décider de la personne la mieux à même de diriger la fédération pour les six années à venir. Vladimir Poutine, occupe ce poste depuis 2000 (1) ; et devrait sans surprise rempiler pour un 4e – et probablement dernier – mandat. Si Poutine est assuré de rester au kremlin lundi prochain, on aurait tort de considérer que ce dernier prend ces élections à la légère. Parce que le président russe n’est pas seulement capable de foutre deux droites à un ours, il est également doté d’une certaine aptitude à l’abstraction, et d’un chouilla de jugeote ! Ainsi les services du kremlin s’emploient à booster la participation.

Comment gagner une élection russe ?

La question n’est pas aussi simple qu’elle ne le laisse entendre : Comment gagne-t-on une élection russe quand on s’appelle Vladimir Poutine ? Atteindre 50 % des voix au premier tour ? C’est tout sauf un enjeu, pour un président dont la popularité est de nouveau au beau fixe après un léger cou de mou durant la présidence Melvedev. Ce regain de confiance dans l’opinion est à porter au crédit de sa politique étrangère. Les russes sont en effet une majorité à soutenir l’action du président Poutine en en Crimée, mais aussi en Syrie. La victoire annoncée de Bachar Al Assad est un succès diplomatique supplémentaire pour Poutine.

Réunir une majorité de suffrage est d’autant moins un enjeu pour le président russe que ce dernier a pris soin d’écarter tous ses concurrents sérieux (pour rappel, Alexei Navalny son principal opposant a été frappé inéligibilité en décembre dernier du fait de sa condamnation pour corruption). Ainsi personne ne s’étonnera de ce que les candidats en lice pour la présidentielle russe n’aient aucune chance d’inquiéter l’ami Vladimir ! On y retrouve bien sûr, comme pour les précédentes élections, un « « challenger » » désigné par le parti communiste, en la personne de Pavel Groudinine, un député de Moscou qui s’est rapidement éloigné de Russie Unie, le parti de Poutine, pour se rapprocher du PC. Ce dernier est crédité de 10 % des voix. On y retrouve aussi une kyrielle de candidats plus ou moins exotiques ; chacun d’eux ayant une probabilité assez faible de dépasser 5 % des suffrages.

Certains voudraient se convaincre de ce que le président russe ne fait pas grand cas de la manière dont il sera réélu en se fiant à sa campagne électorale… ou plutôt à son absence de campagne. Il est vrai que Vladimir Poutine n’a participé à aucun débat télévisé organisé pour ces présidentielles, ne débat pas avec ses autres concurrents, apparaît à peine dans sa propre campagne.

Cependant d’aucun rétorquera que ne pas faire campagne quand on s’appelle Vladimir Poutine participe justement d’une stratégie électorale. Ainsi le président se place moralement au-dessus de ses adversaires en lice pour les élections : ne pas faire campagne à leur manière, c’est s’exempter de se mettre à leur niveau.

Poutine s’intéresse à la campagne, mais pas de la manière dont on pense. Il est probable que le président ne cherche pas dans ces élections à battre le record de suffrages exprimés en sa faveur. Il sait que sa popularité a suffisamment remonté pour lui permettre de gagner 10% de voix par rapport à 2012, où il n’avait obtenu « que » 63% des suffrages.

Enfin si certains oblasts (2) n’offrent pas le plébiscite attendu par le Kremlin, il suffira d’ « améliorer » les scores, comme pour les précédentes élections, en prenant quelques libertés avec les statistiques. Après tout, la majorité de la population n’a pas fait la majeure Big Data de TBS : ils n’y verront que du feu ! (3)

Poutine et la participation

Si l’on cherche le véritable objectif de Vladimir Poutine pour les élections de dimanche prochain, il serait peut-être de meilleur aloi de se détourner des scores, et d’aller regarder du côté de la participation.

Il apparaît en effet que la seule chose qui puisse entacher l’éclatante victoire de Vladimir dimanche prochain soit un taux de participation en deçà de la moyenne des autres présidentielles. Deux raisons crédibles premettent de l’envisager. La première est l’appel au boycott des urnes qu’a lancé publiquement Alexei Navalny en décembre dernier, alors que celui-ci se voyait confirmer le fait qu’il ne pourra pas participer aux élections. La seconde tient à ce que les électeurs de Vladimir Poutine – lesquels quoique nous Occidentaux puissions en penser sont majoritaires dans le pays – ne se mobilisent pas massivement dimanche prochain, puisque la victoire est acquise au président.

Le véritable enjeu pour Vladimir Poutine est donc de prouver urbi et orbi qu’en plus d’être le président incontesté de la fédération de Russie, il est capable de créer un un véritable engouement de la part des Russes quant à sa réélection, et par la même d’infliger un revers à Navalny qui compte sur une hausse significative de l’abstention. Partant de ce postulat, tout est bon pour les équipes de Poutine pour faire augmenter cette participation.

Regroupement des élections

Il est probable que certains électeurs n’éprouvent pas l’intérêt de voter pour une élection présidentielle dont l’issue est d’ores et déjà écrite, cependant il n’y a pas que les élections présidentielles en Russie ; il a aussi les élections locales ! Ainsi nombre d’oblasts ont subitement décidé de placer leur referendums locaux – lesquels ont par nature plus de chance de concerner plus directement les électeurs – le jour de l’élection présidentielle.

Racollage anti-abstention

Quoi de mieux que taper dans le racolleur pour pousser à l’action ? Depuis le début de l’année les russes ont eu le droit à plusieurs campagnes de communication dans les différents médias les incitant à voter.
La palme du racollage revient sans conteste à l’édition russe du magazine Maxim, qui vise donc spécifiquement un lectorat masculin tout juste en âge de voter. Dans sa dernière édition le magazines avait publié deux photos de mannequin seins nus dans un bureau de vote, avec la légende « Bienvenue dans le monde des adultes ! »

Un opportun regain des tensions internationales

On a rarement fait mieux que l’union sacrée pour fédérer un peuple derrière son prédisent. Très récemment le royaume uni, qui accuse le kremlin d’avoir orchestré l’empoisonnement d’un ancien espion sur son territoire, a renvoyé plusieurs diplomates russes soupçonnés d’être des espions. On peu noter que le kremlin a habilement instrumentalisé ces sanctions ; d’une part en promettant des représailles et d’autre part en appelant les russes à faire corps derrière l’exécutif. Ce regain de tension international arrive à point nommé pour mobiliser l’électorat russe.

(1) La constitution russe interdit au président d’effectuer plus de deux mandats consécutivement. C’est pourquoi Vladimir Poutine a laissé en 2008 sa place de président à Dimitri Melvedev, qui était alors son bras droit. Poutine a néanmoins continué à exercer le pouvoir de la même manière, mais en tant que ‘chef du gouvernement’, l’équivalent de notre premier ministre, de 2008 à 2012 avant de se représenter comme président en 2012 à l’élection présidentielle.

(2) les oblasts sont la forme la plus courante d’entité fédérée de Russie.

(3) https://www.nouvelobs.com/monde/presidentielle-russe/20120328.OBS4820/presidentielle-russe-ces-statistiques-qui-demontrent-une-fraude.htm

(4) http://www.liberation.fr/planete/2018/03/01/presidentielle-des-photos-et-videos-sexy-pour-appeler-les-russes-a-voter_1633128

À quoi sert l’Union Européenne ?

À quoi sert l’Union Européenne ?

On pourrait penser qu’en dehors de nous fournir un espace de libre circulation pour partir en vacances – en ayant la générosité de nous permettre d’utiliser nos téléphones sans frais supplémentaires – l’Union européenne nous apporte peu.
Certes, devant les difficultés de s’entendre sur une politique extérieure commune, il semble difficile d’attribuer à l’Union Européenne la capacité de défendre des intérêts communs des pays européens sur la scène internationale.

Tant que les pays membres continueront d’agir comme s’il s’agissait d’une « Europe à la carte », il semblerait que l’Union Européenne soit condamnée à rester en panne. Devant les divergences des intérêts nationaux des pays membres on pourrait se demander si l’Union Européenne sert encore à quelque chose pour les Etats, les entreprises ou les Européens. Nombreuses sont les personnes à penser qu’il faut la réformer. Nombreux sont ceux qui pense qu’il faudrait la quitter.

L’Union Européenne n’est pas un acteur géopolitique comme les autres, car elle est considérée comme un instrument créé par des Etats, par l’intermédiaire d’une accumulation de traités signés dans des contextes différents afin de servir leurs intérêts.
Cependant, ces intérêts divergent, ils sont contradictoires et évolutifs.
Les Anglais semblent ainsi penser que l’Union Européenne ne sert plus leurs intérêts, ce qui n’est pourtant pas le cas des Écossais.

L’Union Européenne est indispensable sur le plan économique 

En revanche, tout n’est pas au point mort. Certes l’Union européenne est confrontée à de sérieux problèmes politiques mais elle n’en demeure pas inutile, notamment sur le plan économique. Si certains encore lui reprochent d’avoir favorisé la concurrence déloyale entre les entreprises européennes, il ne faut pas oublier que c’est aussi grâce à elle que des entreprises ont pu prospérer voire même se créer.
C’est bien d’une impulsion européenne et de la mise en commun de savoirs provenant de citoyens européens qu’est né Airbus, le plus grand constructeur d’avions en forte concurrence avec Boeing.

L’UE au cœur de la politique environnementale

L’Union européenne sert aussi les intérêts de ses citoyens notamment sur les plans sanitaire et environnemental : elle est le plus gros contributeur de l’institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) qui a travaillé sur un vaccin pour le virus Ebola lors de la crise en 2014 et qui travaille aujourd’hui sur un vaccin pour le sida.
L’Union est aussi à l’initiative de 80% de la politique environnementale des pays membres et est assez exigeante en la matière. Elle avait menacé la France de poursuites et de sanctions financières devant la Cour de Justice Européenne pour manquement à ses engagements dans la lutte contre la pollution aux nitrates. L’Union européenne est également à l’origine de la directive Reach de 2007 sur les substances chimiques qui oblige les producteurs à fournir des preuves de la non toxicité de leurs produits. Une des premières réticences à l’accord de libre-échange américain était bien d’ailleurs la crainte des consommateurs européens de se retrouver avec de la nourriture à partir d’OGM, preuve que l’Union Européenne protège davantage ses consommateurs que les Etats-Unis en ayant une réglementation plus stricte.

L’Union européenne aura à nouveau du sens dans l’esprit des citoyens lorsqu’ils prendront conscience que l’Union Européenne n’a pas cessé de servir leurs intérêts. Mais d’ailleurs qui sont nos eurodéputés ? Comment marchent les subventions ? Beaucoup encore l’ignorent…

BDS 2018 : L’interview gégexclusive des Cara’binch

BDS 2018 : L’interview gégexclusive des Cara’binch

TBS Press ne pouvait pas terminer la publication de ses interviews de listeux en passant à côté de la révélation de ces Campagnes. C’est pourquoi la rédaction te propose une interview exclusive de ces valeureux chasseurs, qui nous livrent ici leur vision très personnelle de ce que doit être le Bureau des Sports de Toulouse Business School…

Comment avez-vous trouvé le nom de votre liste ?

Ce fut un sujet long et laborieux : on voulait absolument faire un thème autour de la chasse et des beaufs, mais on était en manque d’inspiration (quelle idée de demander à des chasseurs d’utiliser leur tête aussi…). Au départ, on comptait partir sur un thème porc, du style « Les Sporcinets » (vrai nom des Sportzy) ou « La Sportcherie », avec comme slogan Balance ton Sporc. Ceci a fait largement consensus chez les chasseurs car le porc est l’animal totem du mode de vie de nombreux d’entre nous. Sauf qu’un de nos meilleurs Gégés nous fit remarquer que notre chère pieuvre omnipotente avait eu l’humour plus vif que nous sur ce coup… Bien lui en a pris, manquerait plus qu’on ait gardé ce thème, on aurait eu l’air con par la suite, par exemple au sémineige, de reprendre mot pour mot les idées de Poulpy ! On s’est donc rabattu sur un nom qui illustre deux de nos plus grandes passions, la chasse à la gallinette et la 8.6 : Cara’binch était né !

Raconte-nous une anecdote à propos de votre liste ou de vos rallyes

Nos chasseurs sont virils, nos chasseurs sont beaufs, mais nos chasseurs ont leur part de fragilité (mé on é pa PD OK ?), et ceci se manifeste par leur adoration de la déesse blonde, j’ai nommé Cascada. Ainsi, dès le WEI, Cascada commença à faire des ravages : transcendés par ce rythme divin, plusieurs de nos Gégés nationaux se sont surpris à s’incruster dans un bungalow de jeunes femmes puis de danser dans une chambre aussi noire que l’humour de Tom Varrasso, jusqu’à aboutir au summum de leur art : se déshabiller au refrain pour poursuivre la choré aussi nu qu’un Sportbélix sur le toit de l’école.

La passion pour Cascada n’est jamais partie et c’est ainsi que ce chef d’œuvre sympho-nique devint plus tard l’hymne des Cara. Pour la choré, la légende dit qu’elle a été inventé en une seule et unique prise lors d’un repas de Noël plus qu’arrosé par sept Gégés aussi rond que le biceps de Vincent Lamela…

Gégé, dis-nous-en quoi tu ferais un excellent président

Chez nous, pas de président, car chez les chasseurs, la hiérarchie est simple : en bas, les proies, en haut, ceux qui ont le fusil. Et même si certains fusils sont plus gros que d’autres, les chasseurs sont avant tout des copains, et pas de chef chez les copains.

Pourquoi ta liste doit gagner et surtout pourquoi tes concurrents devraient perdre ?

La liste Cara’binch est la seule liste BDS de l’histoire de TBS à militer pour que la chasse devienne un réel sport dans la « 8e » meilleure école de commerce de France (le SIGEM, il y a que ça de vrai !). On cherche aussi à être un BDS transparent sur nos valeurs : Ethanol, Dogs et Sporcisson.

En ce qui concerne les Fi(s)t (Fuc)King, pas besoin de montrer pourquoi ils vont perdre, ils le font tout seuls. Essayez de bouger votre petit cul au Foyer les enfants, c’est peut-être la clé du succès 😉

BDE 2018 : l’interview des 2 listes

BDE 2018 : l’interview des 2 listes

Nous y sommes : les campagnes touchent à leur fin et il va falloir voter pour votre BDE préféré. Vous ne savez toujours pas qui choisir entre Brastiz et Alphas ? Votre cœur balance et vous êtes toujours perdus ? Les deux listes nous ont accordés un peu de leur temps pour répondre à nos questions et voilà quelques éléments qui pourront peut-être vous aider !

BRASTIZ’LEIROS :

Comment avez-vous trouvé votre nom de liste ?

Le thème de la liste a fait consensus assez vite. Le Brésil, ça nous fait tous rêver. Par contre, on a du procéder de manière démocratique pour choisir le nom et les débats ont été houleux ! Pour la petite histoire, on a failli s’appeler les Chappadiños !

Raconte-nous une anecdote à propos de votre liste ou de vos rallyes.

Une anecdote sur les rallyes… Notre chère mascotte Armand devait aller faire une course au Mirail. Tellement dans son rôle, Armand a oublié d’enlever son déguisement ! Il a fallu lui recoudre sa tête de perroquet quand il est rentré…

Thibaut, en quoi penses-tu que tu ferais un excellent président ?

Je n’ai pas la prétention de dire que je suis un excellent président  ! Un bon président, c’est déjà ça. En tout cas le fait d’être sérieux et rigoureux tout en étant décontracté et fêtard, c’est ce que je suis ; et c’est le profil qui correspond à un bon président de BDE. Mais si je suis un bon président, c’est avant tout parce que j’ai une bonne liste !

Pourquoi ta liste doit gagner, et surtout pourquoi l’autre liste devrait-elle perdre ?

Notre liste doit gagner parce qu’on se donne à fond ! On y met tout notre cœur pour vous fournir un service de qualité pendant les rallyes, lors de l’OB, de l’AW, pour les cadeaux… Et le tout avec le sourire du Brésil ! Pourquoi le BDE B devrait perdre ? C’est pas gentil comme question ! En plus, ils font du bon travail aussi !

ALPHA GIN TAU :

Comment avez-vous trouvé votre nom de liste ?

Nous voulions un thème qui reflète notre complicité, notre esprit d’équipe et l’ambiance et les valeurs que nous souhaitons transmettre à TBS. Nous avons opté pour celui des confréries américaines. Pour respecter la tradition, il nous fallait un nom composé de trois lettres grecques. Cependant, pour se démarquer des fraternités vues au cinéma, nous avons inventé une lettre : le « Gin » afin d’intégrer le jeu de mot « Gin To » avec la lettre « Tau ».
Quant à la troisième lettre, la meute survit, le loup seul périt. Alors quoi de mieux que la lettre « Alpha » ?

Raconte-nous une anecdote à propos de votre liste ou de vos rallyes.

Que choisir ? Un plan à trois dans les toilettes pendant notre EM ? Le testament de la Choune ? La navette staff qui tombe en panne sur le périphérique après notre SAT ? …
Une chose est sûre : ces campagnes auront été animées, et ne elle ne sont toujours pas terminées ! …

Sonni, en quoi penses-tu que tu ferais un excellent président ?

J’aime ce que je fais. Ma liste m’a accordé un privilège, j’en suis conscient et honoré. Je connais mes responsabilités et les endosserai. Je suis déterminé et sais garder mon sang froid en cas d’imprévu. Lister BDE, c’est aussi savoir s’adapter, être réactif et ne pas se laisser déstabiliser. Je fais mon maximum pour répondre à ces critères et c’est ce que je transmets aux membres de ma liste. Mais ce qui fait de moi un bon président, c’est avant tout la très bonne team qui m’entoure, ils sont imaginatifs et surmotivés.

Pourquoi ta liste doit gagner, et surtout pourquoi les autres listes devrait-elle perdre ?

Nous sommes plus déterminés que jamais à gagner ces campagnes afin de devenir le prochain BDE de TBS. Si nous sommes entrés en campagne en outsiders, c’est grâce à notre humilité, notre ambition et notre organisation que nous en sommes là aujourd’hui. Nous ne reculerons devant rien pour innover, sortir des sentiers battus et vous surprendre avec des événements toujours plus nouveaux et qualitatifs tout au long de notre futur mandat.

BDA 2018 : L’interview des deux listes

BDA 2018 : L’interview des deux listes

Vous avez été éblouis à l’amphi de créa et ne savez plus pour qui voter ? Hé oui, on adore les deux listes BDA mais le moment de se décider pour l’une d’entre elles arrive à grands pas. Rien de tel qu’un article de TBS Press pour vous éclairer dans votre choix ! On laisse la parole aux deux listes qui vous font part de leur expérience dès leurs débuts !

INTERSTELL’ART

Comment avez-vous trouvé le nom de votre liste ?

Je me rappelle avoir eu une très longue discussion avec l’équipe au moment où on devait trouver notre nom. C’était sûr, on était vraiment déterminés à partir sur le thème de l’espace, on trouvait ça trop fou et on espérait vraiment pourvoir embarquer tout le monde dans notre vaisseau, c’était l’univers de tous les possibles. J’étais coincée dans les bouchons le jour où on parlait de ça et seule dans ma voiture je me suis alors mise à repenser à ce film que j’avais vu avec ma sœur trois jours plus tôt. Interstell’art. Je l’ai proposé à l’équipe et on s’est mis d’accord en une fraction de seconde. C’était un peu une évidence.

Raconte-nous une anecdote à propos de votre liste ou de vos rallyes !

Côté anecdotique c’est très dur parce que je n’ai pas la meilleure mémoire qui soit. Mais une chose qui m’a marquée, c’est les résultats d’admission au premier dossier de soutenance. La tension était palpable, on voulait tous tellement continuer dans notre aventure. J’étais allée traîner au foyer avec Hélène, Mathieu et Matthieu ce soir-là. C’est à peu près à la moitié de mon demi-pêche que je reçois un appel du Luxembourg. Je ne comprenais pas trop, j’ai pensé avoir des problèmes d’argent graves quand j’ai vu Luxembourg, j’ai un peu flippé et j’ai pas répondu. C’est au troisième appel que je finis par décrocher et entendre Annalena m’annoncer qu’on est validés. Quand je suis rentrée dans le foyer je ne pouvais plus contenir ma joie. « On passe les gars, on est validés ! ». L’expression sur leurs visages était si vive et extatique qu’on n’a pas pu s’empêcher de se mettre à danser comme des zouaves. L’aventure pouvait commencer et ça c’était beau.

Astrid, dis-nous ce qui ferait de toi une excellente présidente !

Je ne pense pas faire une excellente présidente parce qu’il s’agit d’après moi de quelque chose d’impossible. Je pense néanmoins être à même de diffuser un message de tolérance, de force et proposer, avec mon équipe des projets inédits et réalisables. Viser l’excellence c’est bien mais il faut aussi connaître ses limites, c’est une chose que j’ai apprise à mes dépends. Je me demande souvent trop parce que je veux bien faire les choses, je veux pouvoir présenter quelque chose de parfait du début à la fin, parce que oui on m’en demandera toujours plus qu’un autre, mais la perfection, personne ne peut réellement l’atteindre. Concernant le Bureau des Arts, je ferai toujours de mon mieux pour inspirer et transmettre des valeurs de partage aux autres étudiants de TBS, mais aussi mon équipe et c’est cela je pense, qui me différencie d’un(e) autre.

Pourquoi ta liste doit gagner et surtout pourquoi l’autre liste devrait-elle perdre ?

Aujourd’hui la question ne se pose plus de savoir qui a fourni le plus de travail qu’un autre. Pour en arriver à ce stade, je pense qu’on a tous du y mettre le même acharnement. Si nous devons gagner aujourd’hui, d’après moi, c’est parce que nous avons su depuis le début porter une attention particulière aux détails et que nous nous voulons ouverts au plus de personnes possible. Interstell’art, c’est d’abord la découverte mais aussi l’union et le partage. Je pense que nous sommes réellement assez diversifiés pour qu’une majorité d’étudiants se reconnaisse en nous. Concernant la potentielle défaite d’autres listes et le pourquoi, je pense que ce n’est pas une question à laquelle je peux répondre, seul l’ensemble de l’école pourra déterminer quelle liste se démarque le plus. Toutefois, perdre les élections d’un bureau, c’est d‘abord gagner beaucoup, c’est en apprendre davantage sur soi et ses limites, c’est aussi effectuer une rétrospective constructive sur ce qui n’a pas marché et comment améliorer cela à l’avenir. Alors pourquoi perdre, quand on n’a qu’à y gagner ?

WOND’ART LAND

Comment avez-vous trouvé le nom de votre liste ?

Le nom Wond’Art Land a plutôt fait consensus chez nous. En effet, nous l’avons choisi et nous y avons réfléchi tous ensemble lors de nos premières réunions, et le thème d’Alice et du psyché et apparu dans les premiers choix. Avant de nous décider définitivement, nous souhaitions y réfléchir un maximum, se laisser le temps de trouver d’autres idées, mais systématiquement lors des sondages, le nom Lewis ressortait comme une évidence !

Raconte -nous une anecdote à propos de votre liste ou de vos rallyes !

Car nous sommes une liste des plus sérieuses, nous nous entraînons assidûment. Mais c’était sans compter sur notre César national, aka notre batteur, qui un jour de répétition en salle de musique, nous surprit tous vêtus en djellaba. Bien alcoolisé et n’ayant pas dormi, qu’il nous expliqua son périple : Saint-Pi, Nimp, Arnaud B, et le marché (pour acheter du pâté qui nourrit le sans-plomb). Ah oui, la batterie n’était pas montée. On vous laisse imaginer Cez’ en galère.

Mélissa, dis-nous ce qui ferais de toi une excellente présidente !

Les Wond’Art ont placé leur confiance en moi pour mon organisation et mes grandes capacités de travail. Ils savent qu’ils peuvent profiter de leur art sereinement, que j’assurerai le bon fonctionnement de l’association. Je suis également a l’écoute et fédératrice : il est important d’assurer une bonne communication au sein d’une équipe de 35 personnes, afin de toujours garder notre unité et une bonne ambiance au sein de notre famille. Enfin, je ne cède jamais au stress, qualité très pratique quand on a un poste à responsabilités !

Pourquoi ta liste doit gagner et surtout pourquoi l’autre liste devrait-elle perdre ?

Notre liste regorge de créativité et de talents plus variés les uns que les autres, ce qui nous assurera de développer le BDA encore plus, lors d’événements inédits et nouveaux que nous vous présenterons très bientôt ! Tout le monde ici s’est réuni pour partager son art. Les Interstell’art ont aussi un très bon niveau, mais nous, nous sommes tous fous ici, et nos 35 personnalités sont ici pour vous divertir et vous ouvrir à leur univers, celui de l’Art.