BDS 2018 : L’interview gégexclusive des Cara’binch

BDS 2018 : L’interview gégexclusive des Cara’binch

TBS Press ne pouvait pas terminer la publication de ses interviews de listeux en passant à côté de la révélation de ces Campagnes. C’est pourquoi la rédaction te propose une interview exclusive de ces valeureux chasseurs, qui nous livrent ici leur vision très personnelle de ce que doit être le Bureau des Sports de Toulouse Business School…

Comment avez-vous trouvé le nom de votre liste ?

Ce fut un sujet long et laborieux : on voulait absolument faire un thème autour de la chasse et des beaufs, mais on était en manque d’inspiration (quelle idée de demander à des chasseurs d’utiliser leur tête aussi…). Au départ, on comptait partir sur un thème porc, du style « Les Sporcinets » (vrai nom des Sportzy) ou « La Sportcherie », avec comme slogan Balance ton Sporc. Ceci a fait largement consensus chez les chasseurs car le porc est l’animal totem du mode de vie de nombreux d’entre nous. Sauf qu’un de nos meilleurs Gégés nous fit remarquer que notre chère pieuvre omnipotente avait eu l’humour plus vif que nous sur ce coup… Bien lui en a pris, manquerait plus qu’on ait gardé ce thème, on aurait eu l’air con par la suite, par exemple au sémineige, de reprendre mot pour mot les idées de Poulpy ! On s’est donc rabattu sur un nom qui illustre deux de nos plus grandes passions, la chasse à la gallinette et la 8.6 : Cara’binch était né !

Raconte-nous une anecdote à propos de votre liste ou de vos rallyes

Nos chasseurs sont virils, nos chasseurs sont beaufs, mais nos chasseurs ont leur part de fragilité (mé on é pa PD OK ?), et ceci se manifeste par leur adoration de la déesse blonde, j’ai nommé Cascada. Ainsi, dès le WEI, Cascada commença à faire des ravages : transcendés par ce rythme divin, plusieurs de nos Gégés nationaux se sont surpris à s’incruster dans un bungalow de jeunes femmes puis de danser dans une chambre aussi noire que l’humour de Tom Varrasso, jusqu’à aboutir au summum de leur art : se déshabiller au refrain pour poursuivre la choré aussi nu qu’un Sportbélix sur le toit de l’école.

La passion pour Cascada n’est jamais partie et c’est ainsi que ce chef d’œuvre sympho-nique devint plus tard l’hymne des Cara. Pour la choré, la légende dit qu’elle a été inventé en une seule et unique prise lors d’un repas de Noël plus qu’arrosé par sept Gégés aussi rond que le biceps de Vincent Lamela…

Gégé, dis-nous-en quoi tu ferais un excellent président

Chez nous, pas de président, car chez les chasseurs, la hiérarchie est simple : en bas, les proies, en haut, ceux qui ont le fusil. Et même si certains fusils sont plus gros que d’autres, les chasseurs sont avant tout des copains, et pas de chef chez les copains.

Pourquoi ta liste doit gagner et surtout pourquoi tes concurrents devraient perdre ?

La liste Cara’binch est la seule liste BDS de l’histoire de TBS à militer pour que la chasse devienne un réel sport dans la « 8e » meilleure école de commerce de France (le SIGEM, il y a que ça de vrai !). On cherche aussi à être un BDS transparent sur nos valeurs : Ethanol, Dogs et Sporcisson.

En ce qui concerne les Fi(s)t (Fuc)King, pas besoin de montrer pourquoi ils vont perdre, ils le font tout seuls. Essayez de bouger votre petit cul au Foyer les enfants, c’est peut-être la clé du succès 😉

Restriction du port d’armes aux États-Unis : un idéal encore utopique ?

Restriction du port d’armes aux États-Unis : un idéal encore utopique ?

Les États-Unis, nation d’abondance et de richesse, véritable terre d’opportunités, berceau des nouvelles révolutions industrielles et numériques, n’ont cessé (et encore aujourd’hui) de nous faire rêver. Qui n’a jamais eu envie de visiter New York ? Ou d’admirer les paysages sans fin de la Californie ? En effet, cette « terre promise » continue et continuera de nous émerveiller, de nous transporter. Néanmoins, certaines polémiques viennent troubler la tranquillité qui semble y régner. Le mois dernier, Stephen Paddock, a ouvert le feu sur la foule depuis sa chambre d’hôtel, une soixantaine de personnes ont alors trouvé la mort à Las Vegas, lors de la tuerie la plus meurtrière de l’histoire des Etats-Unis à ce jour.  Un évènement qui vient une nouvelle fois raviver les débats sur le port d’armes dans le pays. Alors, quelle place doit-on accorder à cette pratique dans la société américaine? Faut-il supprimer ce droit, considéré par les Américains comme un des fondements de leur liberté ?

Un symbole d’indépendance et de liberté

Le port d’armes, garanti par le 2e amendement de la constitution américaine est considéré comme un symbole de l’indépendance du pays, et par conséquent, une liberté fondamentale qui ne cesse de rappeler aux Américains la force de leur peuple. Ancré dans toutes les mentalités, cet amendement est indiscutable. La National Rifle Association, se targue de répéter qu’il ne s’agit que de la pure défense. Le puissant lobby pro-armes à feu soutient cette hypothèse tout comme les entreprises spécialisées dans le secteur, à l’image de la Boise Gun Company, dont un des managers ne cesse de clamer que « ce ne sont pas les armes qui tuent, ce sont les hommes ».

Enfin, n’oublions pas qu’au pays du dollar «gun is good for business», avant d’être la défense d’une liberté, la vente d’armes génère un chiffre d’affaires de 7 à 8 milliards de dollars par an et produit environ 11 000 emplois, ce qui a de quoi décourager toute réforme pour l’annulation des ventes.

Véritable symbole de la société américaine et business aux impacts non négligeables, la préservation du port d’armes semble irréfutable. Cependant, celle-ci est également au cœur des polémiques du pays et  facteur de fracture, entre une Amérique garante des droits fondamentaux et une plus réformiste.

Un droit de plus en plus contesté

On compterait environ 88 armes pour 100 personnes. Les États-Unis, pays où les violences par armes à feu sont quotidiennes, sont parmi les États occidentaux, celui où la proportion de tués par balle est la plus élevée. Las Vegas, Orlando, Aurora ou Colombine ne sont que des exemples de tuerie parmi d’autres. Mais, à chaque fois, les problèmes que pose le 2e amendement sont montrés du doigt. Sans aller jusqu’à remettre en cause le droit du « carry guns », certains s’inquiètent de leur prolifération et voudraient mettre en place un contrôle et une régularisation plus juste. C’est ce qu’Obama avait d’ailleurs tenté de faire mais sans succès : tout vendeur aurait dû posséder une licence et vérifier le passé judiciaire de l’acheteur. Une vérification sur la santé mentale de certains était aussi requise. L’ancien président n’a cependant pas réussi à mettre en place une législation suffisamment stricte et il en va de pair que ces mesures ont été abandonnées avec l’élection de Donald Trump.

Le président a en effet placé le débat au cœur de sa course à la maison blanche allant jusqu’à dire qu’ «à Paris, personne n’avait d’armes à part les terroristes, mais si les spectateurs avaient eu une arme et le droit de l’avoir sur eux, la situation aurait été différente » concernant les attaques terroristes de Novembre 2015.

Mais alors une solution est-elle actuellement possible ? Peut-on attendre du président des États-Unis un revirement sur ces promesses de campagne au vu des récents évènements ?

Une solution est-elle possible ?

Même après la tuerie de Las Vegas, la situation semble toujours favorable au droit du port d’armes pour deux raisons.

En premier lieu, Trump a été élu grâce au lobby des armes : la NRA a contribué à sa campagne et continue de soutenir les Républicains : 205 Républicains sur 435 membres de la chambre des représentants auraient reçu des donations. Loyal et reconnaissant, le président ne peut aller en sens inverse.

Enfin, même si certaines personnalités sortent de l’ombre pour exprimer leur défaveur à la continuation de la politique sur le port d’armes, ceux-ci ne représentent pas la majorité des Américains et l’opinion publique reste actuellement, et comme elle l’a toujours été, favorable à ce droit.

Ainsi, même si constamment contesté, le port d’armes n’en demeure pas moins un symbole de liberté fondamentale pour les Américains. Liberté, qui comme le dit Tocqueville « répand dans tout le corps social une activité, une force, une énergie». L’arme à feu reste célébrée comme un objet culturel, des westerns et rodéos aux foires et salons organisés. Le sujet interpelle, divise et choque mais piétine si ce n’est qu’il ne reste figé. Reste alors à savoir si, un jour, un compromis sera trouvé entre la liberté que ce droit procure et la dangerosité qu’il engendre.

 

Texte de « EOLE » – Concours de la meilleure plume TBS 2017

Texte de « EOLE » – Concours de la meilleure plume TBS 2017

 Le jour où Dieu cessa de pardonner

 

Il est des plaisirs orgiaques et des jouissances abusives qui ne durent pas.
Le silence règne en maître sur les toits de cette auguste cité. Ce royaume, dont la puissance et la gloire étaient autrefois comparables au soleil, n’est désormais plus qu’un décor silencieux. Les justes qui y travaillaient au service de l’Eternel et au bénéfice d’un progrès moral universel ont perdu leur légitimité et furent chassés. La race bénie de l’Eternel n’a dorénavant plus le droit de siéger sur les trônes au côté de son Créateur.
Vidé de ses troubles, ce désert céleste se revêt aujourd’hui de débauche. Le fruit de la vigne pourrit sur son pampre, les arbres comestibles ont désormais le goût amer de l’apostasie et le tronc de l’arbre de la connaissance, qui apportait jadis à toute conscience morale le jugement du bien et du mal, est maintenant creux.
Quelles audaces ont ourdi une telle catastrophe ?
L’obscurantisme et les guerres, la cupidité et la violence, le maquillage de la vérité et la haine de l’autre.
Le jour où Dieu cessa de pardonner, le paradis devint vide.
Eole
Texte de « AVF » – Concours de la meilleure plume TBS 2017

Texte de « AVF » – Concours de la meilleure plume TBS 2017

Devinez, qui voilà ! Absence de matière ou excès de faux-semblants ? Quoi qu’il en soit, la vidéo gag a assez duré. Videz vos poches, et faîtes le plein d’humilité. Faire le vide intérieur, pourquoi pas, mais tourner dans le vide, je n’y crois pas. Débat vide de sens, ça c’est certain. Envie de quitter la France, allez-y un par un. Tu n’es pas venu(e) pour souffrir, ok, l’espoir est roi. Le client ? Peut-être pas. Pour l’étourdir, nul besoin de se cacher, il avance les yeux fermés. Mais pour se comparer aux autres c’est une autre affaire, il les lui faut grands ouverts. Les vis-ma-vie-de, j’en suis las, utilité proche de celle d’un vide ananas. Zappeurs compulsifs, tous les mêmes et y en a marre, arrêtez ce tintamarre. Le silence est d’or, encore plus aujourd’hui, un effort. Mais l’absence de sons n’exclut pas toute signification. Vide de paroles mais pas dénué de sens, ou quand l’être se détache de son apparence. Vide-ordures ou télé-réalité, et si le recyclage ne s’arrêtait pas aux émissions TV. Avoir un passage à vide c’est une chose, mais ne réduisons pas les filles au rose. Commençons par un vide sanitaire, mais restons terre-à-terre. Adieu les bactéries, adieu les soucis ? Faut-il encore identifier l’essence de leur prolifération, pour ne pas lutter en vain comme des cons. Les migrants sont tes amis, mais un like sur Facebook n’a pas suffi. Tu préfères une vie de chien ou une envie de rien ? En route pour le vide intersidéral, j’espère que tu as fait le plein.

avf
Texte de « DEAN MORIARTY » – Concours de la meilleure plume TBS 2017

Texte de « DEAN MORIARTY » – Concours de la meilleure plume TBS 2017

Les notes s’entremêlent quand ses doigts se cassent sur le piano et j’aperçois ses poignets se

tourner brusquement
Comme s’il essayait de rattraper une note comme on rattrape quelque chose qui nous
échappe des mains.
Mais le son s’exhale, indiscipliné, cacophonie indolore dont l’écho est dépourvu de
quelconques sentiments.
Et j’aimerais ressentir ces notes qui me prennent le cœur, qui arrêtent le temps, qui rendent
tout si soudain,
J’aimerais que tu joues sans t’arrêter pour qu’enfin je sente mon souffle se couper, mes
pensées se voiler, le décor s’obscurcir, mon ventre se serrer et que je ressente le poids, le
poids du vide.

 

Applique-­?toi, redresse-­?toi, courbe tes mains et caresse les notes, effleure le Do mais écrase
le La, une dualité si subtile vous direz,
Mais indispensable pour que les notes s’imprègnent des lieux et créent cette atmosphère
particulière où on peut s’abandonner,
Et pour que le creux s’installe, cette profondeur insondable qui permet de s’évader l’espace
de quelques mesures.
C’est le souffle de la main qui crée cet espace entre chaque note, si séduisant, un silence à
contre temps, une infime brisure
Qui écorche, oui, mais libère de cette obsession du bonheur, de ce cercle vicieux qui nous
pousse à courir en rond autour d’un questionnement continuel. Et si la réponse au bonheur
était cet espace, cet espace vide ?

 

Car là on tâtonne, on se lasse, on court sans jamais ralentir, on tourne sans jamais s’arrêter
et chaque jour qui passe on a l’impression qu’à tout moment on peut se prendre un mur.
Plus on cherche à être heureux, plus on y pense et moins on l’est, nourris par cette
impression frustrante d’être incomplet.
Comment être sûr de faire le bon choix, celui qui mène au bonheur, celui qui fait que le
tumulte de nos pensées se transforme en murmure ?
La valse des notes, cette virgule qui sépare les sens, s’abandonne alors à la tâche d’étreindre
ce creux dans nos ventres, si douce vacuité.

 

Du haut de ses subtiles sonorités, désireux de s’élargir, ce vide nous élève vers la réponse à
cette quête sans fin,
Il libère des préoccupations qui gangrènent l’esprit et, même si dans ce grand rien on croirait
se noyer, on arrive finalement à respirer.
Une question se dessine alors sur les notes blanches et noires, comment sait-­?on qu’on est
heureux ? Comment en être certain ?
Quand le pied bat l’air, que la main caresse les touches et que le silence relie les sens, la
vacuité de l’instant frappe alors l’inconscient. Le vide rend heureux car, sans miroir, il suffit
tout simplement, juste l’espace d’un instant, qu’on oublie de se poser la question.

 

Dean Moriarty