TBS PRESS

Qui sommes-nous ?

Une dizaine d’étudiants ultra motivés d’horizons divers qui se rencontrent ça donne ça : un blog éclectique, alimenté chaque semaine, et qui s’adresse à toi, oui toi, petit étudiant de TBS qui as soif de curiosité !

Archives

Un écrivain dont on a pu lire sous la plume « le vrai rideau de fer c’est entre les riches et les miteux » s’indignerait-il de la percée électorale du FN, réaction authentiquement saine –en ce qu’elle ne s’exprime pas sous la forme de la violence- au sentiment de dépossession qui habite le citoyen dans un monde qui semble totalement échapper à son emprise et à sa morne réalité ?

 

A l’heure du « Front républicain » – authentiquement antirépublicain en ce qu’il exclut de facto 30% des français parmi les plus paupérisés par la mondialisation du débat et de l’espace public-et de l’indignation médiatique généralisée devant le retour annoncé et fracassant des « heures les plus sombres » de l’Histoire, il semble pertinent de se poser la question de quel aurait été l’alignement électoral et politique du plus grand écrivain du 20 ème siècle à nos jours. Toutefois, afin de répondre à cet épineuse problématique, nous allons tenter d’expliciter la vision du fait politique –voir la vision du monde- que laisse entrevoir les écrits céliniens.

 

Un style subordonné à sa perception du monde 

 

Force est de constater qu’on serait dans un premier temps tenté de rattacher Céline à la tradition dite des écrivains « anarchistes de droite », thèse que viennent soutenir les milieux littéraires peu après la parution du Voyage, et qu’accrédite Céline lui-même (« je suis anarchiste jusqu’aux poils, je l’ai toujours été et ne serai jamais rien d’autre », « j’adhère à moi-même tant que je peux »), proclamant même qu’il est « un homme à style », et non un homme à idées. Néanmoins, s’il y a chez Céline une véritable défiance vis-à-vis de l’action collective, source de son anti-stalinisme virulent dont il tirera un pamphlet écrit au retour de son voyage en URSS en 1936, il sait également le solipsisme résigné et la révolte individuelle impossible, d’où l’incroyable rage verbale qui anime ses écrits politique, ce que seul Trotski, qui, dans « Novelist and politician », nous livre une magistrale analyse de l’ambivalence intrinsèque de la vision du monde de Céline, avait anticipé à la lumière de la lecture du Voyage : « Céline n’écrira plus d’autres livres ou éclatent une telle aversion du mensonge et une telle méfiance de la vérité. Cette dissonance doit se résoudre. Ou l’artiste s’accommodera des ténèbres, ou il verra l’aurore ». La révolte célinienne est une révolte individuelle, voulue légère, qui nait des étincelles de poésie, des fusées de poésie que nous offre le texte célinien, tant la haine « métaphysique » de la lourdeur –qui chez Céline renvoie à l’angoisse de la mort, du dépérissement- le pousse à dénoncer les impasses du communisme politique :  « le communisme matérialiste, c’est la Matière avant tout et quand il s’agit de la matière c’est jamais le meilleur qui triomphe, c’est toujours le plus cynique, le plus rusé, le plus brutal ».

 

Alors que la critique littéraire a fait de Céline l’écrivain de l’abjection, du nihilisme triomphant suite à l’effondrement de la civilisation européenne, la voix du ressentiment n’est pas la seule à se faire entendre dans le Voyage ou encore dans « Mort à crédit ». S’il y a parfois dans le texte célinien « de la haine à tout faire et pour rien, assez pour faire sauter un monde », le sourire de Bebert est « bien une gaieté pour l’univers », et le suprême dévouement d’Alcide envers sa nièce contient bien « assez de tendresse pour refaire un monde ». Si Céline, véritable « Rabelais à réacteur » -d’où sa tendance à « grossir » sa vision du monde, de sorte que ce qu’il nomme l’ « hénaurme rire » est une pierre angulaire de son style- fait écho à Flaubert en ce qu’il « va au gueuloir », il y a dans la « petite musique célinienne », véritable rigodon littéraire, une jubilation du mot, une joie de la syllabe, de sorte que c’est la voix de la compassion qui résonne parfois le plus dans le voyage : « si les gens sont si méchants c’est peut être seulement parce qu’ils souffrent… ». De fait, nul autre que Céline n’a mieux usé du principe de non-contradiction du roman –d’autant plus que les illustrations de Tardi sont parfois si proches du texte célinien qu’on jurerait se trouver devant une œuvre à deux voix et viennent souligner les accents si contradictoires du texte célinien- et c’est bien la ponctuation (les fameux points de suspension qui donne cet aspect si fluide et aérien au texte célinien) et l’ ‘ « hénaurme rire » qui permettent d’oublier pour de brefs instants de gaieté, des bribes de poésie –d’où la récurrence de ce que j’appellerais « l’irruption d’une tendresse », le « surgissement de l’émotion » dans le texte célinien- l’oppression de la matière, du solide, de ce qui pèse : l’homme est « de la pourriture en suspens », et c’est pourquoi Céline fait éclater la phrase académique, rompt avec le point, lui substituant sa « petite musique », fait vivre toutes les infinies nuances de la langue française que des années de conformisme littéraire petit-bourgeois avait fait taire : « L’émotion dans le langage écrit !…Le langage écrit était à sec, c’est moi qu’ai redonné l’émotion au langage écrit ». Poétique célinienne qui atteint son apogée dans « Normance », ou, dénigrant toutes les conventions syntaxiques, il façonne un nouveau lyrisme –« l’émotif rendu » qui annonce ses ambitions esthétiques premières : « retrouver l’émotion du parlé à travers l’écrit », soit la constitution par la fluidité textuelle d’un véritable « métro émotif ».

 

C’est cet excès de compassion, que Kerouac avait d’ailleurs parfaitement identifié, déclarant même que « Céline était vraiment l’écrivain le plus compatissant de sa génération », cet absolu de révolte pure qui le pousse à vitupérer contre le monde entier dans ses pamphlets devant l’évidence du dépérissement des êtres qui le ramène à ce constat d’abjection. C’est cette impasse, cet aporie, qui le mène vers, ou du moins conditionne, la haine qui habite ses pamphlets, et il y a dans ces écrits assez de fougue et de vindicte pour détruire un monde : ce sont de véritables épitaphes désabusés de la civilisation européenne. Toutefois, si l’argumentaire tenu par Céline dans ses pamphlets camoufle le jeu qui se tient dans ses romans entre les deux voix précédemment évoquées, Céline impose son verbe, et son talent de prosateur génial se met alors au service de la harangue, « l’hénaurme rire » fait souvent irruption dans les pamphlets céliniens et l’on retrouve même dans « Bagatelles pour un massacre », au milieu des suppliques et des éructations, un morceau d’anthologie sur la ville de Saint-Petersbourg : « Graves personnes…de prodigieuses foulées…qui ne voyaient qu’immensité…Pierre…Empereur des steppes et de la mer !…Ville à la mesure du ciel !…Ciel de glace infini miroir… »

 

Céline et son programme politique 

 

Si « Mea culpa » est véritablement le texte de rupture de Céline avec la gauche française révolutionnaire, qui ne lui pardonnera jamais son anti-stalinisme forcené à l’époque ou Aragon et ses vues sur le régime soviétique avaient pignon sur rue dans le monde littéraire hexagonal, Céline pose dans son quatrième et dernier pamphlet « Les beaux draps » les bases de ce qu’il nomme le « communisme à la française », le « communisme Labiche » en six points :

 

1)Le plein emploi par la nationalisation des banques, des mines, des chemins de fer et des industries, « les fainéants en prison »
2)Les 35 heures pour tous ; « 35 heures c’est maximum par bonhomme et par semaine au tarabustage des usines, sans tourner complétement bourrique » (à en faire pâlir Martine Aubry, renvoyée à ses occupations domestiques)
3)L’égalité des salaires : 100 francs par jour pour tous, « dictateur compris », 150 pour les couples 200 pour les couples avec enfants
4)Un logement pour tous : tous propriétaires d’un pavillon personnel avec 500 mètres de terrain ; « Il faut du communisme Labiche, du communisme petit-bourgeois, avec le pavillon permis, héréditaire et bien de famille » ; « Je trouve ça parfaitement légitime que le bonhomme il veuille être tranquille pour la fin de ses jours. C’est normal. Et la sécurité de l’emploi…C’est le rêve de chacun »
5) Tout le monde fonctionnaire, avec retraite assurée
6) Réforme de l’éducation, qui d’après lui permettrait d’éviter les affres de la cuistrerie, et ainsi permettrait de renouer avec la légèreté et la grâce. Ainsi déclare-il dans « Les beaux draps » : « La France est demeurée heureuse jusqu’au Rigodon », faisant de la création artistique un lien social d’usage : « Sans création continuelle, artistique, et de tous, aucune société possible, durable, surtout aux jours d’aujourd’hui, ou tout n’est que mécanique, autour de nous, agressif, abominable ».

 

Le docteur Destouches témoignant d’une infinie compassion et précaution envers ces patients fait écho à l’écrivain Céline et sa compréhension de la vacuité de la vie des pauvres, de la nécessité de l’enracinement, comme en atteste sa vision du fatum et de la misère humaine : « Elle a toujours existé, d’accord, mais dans le temps, on l’offrait à un dieu..[..]Aujourd’hui, dans le monde, il y a ses millions de miséreux, et leur détresse ne va nulle part ».  La vision des rapports sociaux et des petites gens chez Céline est celle d’un authentique déclassé –son père avaient des prétentions aristocratiques, bien que Louis-Ferdinand ai exercé au dispensaire de Clichy, en faisant ainsi nécessairement un médecin des pauvres-, qui a toujours refusé les honneurs et méprisé la course à la gloriole qui semble avoir motivé l’œuvre de nombre de ses contemporains scribouillards. On peut sans mal affirmer que Céline entretient avec les petites gens une relation que l’on pourrait qualifier « d’attraction-répulsion » -vision que l’on retrouve par ailleurs chez Simone Weil (notamment dans « La condition ouvrière » et dans « Conditions premières d’un travail non serviles »)-, soit la fine et entière compréhension de la vacuité et de la misère de leur existence, tout en fustigeant leur incapacité à s’élever à son propre niveau de génie, produisant ainsi une critique acérée du moralisme bourgeois : « Le prolétariat héroïque égalitaire n’existe pas, c’est un songe-creux, une faribole », tant il savait que l’impératif de survie et de subsistance motivait les actes du prolétariat, qu’il a lui fréquenté et même parfois chéri : « Le peuple il n’a pas d’idéal, il n’a que des besoins ». Afin de mieux cerner la vision du prolétariat célinienne, osons un détour théorique, ici salvateur, à travers la pensée clouscardienne, exprimée dans « Néo-fascisme et idéologie du désir » : « Si le prolétaire est en situation éthique, cela n’a rien à voir avec la théologie ou avec les catégories morales. C’est, je le répète, l’extorsion de la plus-value qui fait le prolétaire [..] Très simple formule extorsion de la plus-value implique ?privation de consommation du prolétaire = fondement éthique de la revendication du producteur (fondement éthique du marxiste). Dès lors, on est à même d’affirmer que Céline à une lecture des rapports de classe authentiquement marxiste, du fait qu’il comprend que c’est bien l’extorsion de la plus-value qui fonde le manque de consommation (par rapport à ce qu’il produit) du prolétaire donc le prestige de l’opprimé, bien que toutefois il ait de tout temps combattu avec vigueur et dédain la moralisation des rapports de classe : « Il n’y a que des exploiteurs et des exploités, et chaque exploité ne demanderais qu’à devenir exploiteur ». Inlassable pourfendeur de « la vacherie humaine », sa fougue verbale semble masquer son inclinaison pour la tendresse et la compassion, compassion qui nait d’une vraie haine de l’affliction, qui le pousse à fustiger le communisme politique soviétique (« tout ça c’est encore l’injustice rambinée sous un nouveau blaze, bien plus terrible que l’ancienne », « Mea culpa ») tout en réhabilitant le communisme en tant que système de pensée permettant de créer une véritable « transcendance sociale » : « Je me sens communiste de toute fibres […] Mais s’il s’agit du vrai communisme, du partage de tous les biens et peines du monde dans la plus stricte égalité, alors je m’en ressens comme personne ». Céline, patriote pacifiste, savait que les basses et rageuses saillies nationalistes qui fleurirent durant l’entre-deux guerre vouées à flatter l’inclinaison naturelle des hommes à la barbarie, furent le terrain fécond de « la vacherie des hommes », et dénonça –toujours du fait de sa relation « d’attraction-répulsions envers les humbles et les damnés de la terre- la flagornerie socialisante à l’égard du prolétariat. Il fustige ainsi dans « Mea culpa » le populisme bourgeois –parfaitement antipopulaire au demeurant- qui sévit dans les milieux artistiques et culturo-mondains des années 30 : « Pourvu qu’on le flatte Popu prend tout ! Avale tout ! Il est devenu là-bas hideux de prétention, à mesure qu’on le faisait descendre plus profond dans la mouscaille, qu’on l’isolait davantage ! […] Depuis la fin des croyances, les chefs exaltent tous ses défauts, tous ses sadismes, et le tiennent plus que par ses vices : la vanité, l’ambition, la guerre, la Mort en un mot. […] On le fait crever par la misère, par son amour-propre aussi ! »

 

Le « Voyage au bout de la nuit » s’inscrit ainsi dans la tradition des romans picaresques, c’est une authentique épopée des « gueux » -Paul Nizan, ardent défenseur de Céline, le qualifia de « roman des gueux »- roman à propos duquel Staline déclara que c’était le « seul roman prolétarien » de l’histoire de la littérature. Bardamu est donc un fils de Panurge : Il porte en lui la même veulerie, use de la même splendide et désarmante gouaille, dont les attitudes magnanimes se heurtent à la brutalité du réel. Bardamu est donc un instrument de la transposition célinienne (que ce soit de son style ou de sa vision du monde, les deux étant absolument indissociables, comme nous nous sommes efforcés de le démontrer auparavant) , et outrepasse ainsi la simple retranscription biographique : Bardamu –mû par son barda-, fait l’apprentissage de la « lourdeur de l’existence », du vice, de la lâcheté humaine à travers ces voyages iniatiques dolents que sont le « Voyage au bout de la nuit » et « Mort à crédit ». Filiation avec Rabelais  revendiquée par Céline, qui, -inspirant grandement Bukoswki- a toujours clamé que « mettre sa peau sur la table » était la précondition indispensable à toute littérature : « ce qu’il y a en effet de bien chez Rabelais, c’est qu’il mettait sa peau sur la table, il risquait. La mort le guettait et ça inspire, la mort ! ».

 

 Céline et son positionnement politique vis-à-vis des milieux littéraires d’entre deux guerres 

 

Si la critique littéraire a –abusivement- fait de Céline un impitoyable contempteur des vices du peuple (« Aujourd’hui, dans le monde, il y a des millions de miséreux, et leur détresse ne va nulle part.. », interview avec Pierre-Jean Launay), Louis-Ferdinand fut avant tout un implacable dénonciateur de la vanité mondaine. C’est pourquoi la vision du monde de Céline peut également être explicitée par sa relation torturée avec l’intelligentsia de son temps, et notamment par l’accueil critique que reçurent  le « Voyage au bout de la nuit » et « Mort à crédit ». Simone de Beauvoir, dont nous connaissons tous l’ascendance et la sensibilité populaire, ainsi que la justesse de son combat politique, déclara à propos de « Mort à crédit » -après avoir accueilli avec grand enthousiasme le Voyage- : « Mort à crédit nous ouvrit les yeux. Il y a un certain mépris des petites gens qui est une attitude préfasciste. » Mépris petit-bourgeois latent qu’on retrouve dans la critique d’Henry de Régnier, parue dans « Le Figaro » en janvier 1933, qui qualifie « Mort à crédit » de « marathon de la crotte », et fustige l’emploi de l’argot –contresens majeur, l’emploi de l’argot chez Céline n’est qu’un outil au service de la fluidité de sa poétique, extrêmement travaillée –  qu’il juge artificiel et nauséabond : « Une sorte d’affreux langage populo, dont la vulgarité fabriquée sonne d’ailleurs faux et dont la platitude ne se relève que par les scatologies ordurières sur lesquelles on marche à chaque pas ». Fort peu nombreux furent ceux qui comprirent, tel que Céline l’annonça à Gallimard lorsqu’il lui fit parvenir le manuscrit du Voyage, que ses romans étaient du « pain pour un siècle de littérature », d’où la rancœur tenace vis-à-vis du monde littéraire français que Céline laisse transparaître dans « Bagatelles pour un massacre » : « Les critiques, ils sont bien trop vaniteux pour vous parler d’autre chose que de leur magnifique soi-même. C’est un spectacle de grande lâcheté que de les voir, ces écœurants, profiter de votre pauvre ouvrage pour se faire reluire ! Les torves fumiers ! ». D’où sa réponse cinglante à L.Nakou et A.Vidal qui viennent le démarcher pour prendre la succession d’Henri Barbusse à la tête de l’association des écrivains et artistes révolutionnaires : « la différence qui me sépare de vous, c’est que, moi, je n’ai aucun espoir ! Je ne crois pas que le monde puisse devenir meilleur ».

 

Prosateur génial, commentateur avisé d’une époque morbide, pamphlétaire incandescent, Céline désarme, interroge, donne à voir le spectacle absurde de ce ballet brutal et pourtant si fécond que fut le 20 ème siècle. Arguant être à « un écrivain à style », masquant ainsi toute l’acuité de sa vision des rapports de classe et de force politiques, Céline a clos le chapitre littéraire français (« comment peut-on écrire autrement » déclare à propos J.M.G Le Clézio), laissant la littérature orpheline de sa « symphonie émotive » si caractéristique, à la merci de la névrose et de l’arrivisme petit-bourgeois (d’où l’insupportable féminisation du monde des lettres depuis la fin des années 1960, dont la carrière d’une Marguerite Duras est symptomatique). Son style-et donc sa vision du monde- ne laisse ainsi  guère présager une hypothétique adhésion célinienne à l’esprit Charlie, ou encore aux poncifs éculés de la social-démocratie qui sévissent dans nos admirables contrées. Pacifiste patriote, anarchiste autoritaire, élitiste et d’une sensibilité authentiquement populaire, Céline semble échapper à toute catégorisation politique. Toutefois, nous nous efforcerons de prouver dans un second article que cette vision du monde n’est pas étrangère à celle d’un homme politique –et par prolongement de son parti- qui n’a pu se soustraire au qualificatif de «bête immonde » qui lui a été accolé par nos élites culturo-mondaines, dont Céline fustigeait déjà la « lourdeur » : « Le monde est plein de gens qui se disent des raffinés et puis, qui ne sont pas, je l’affirme, raffinés pour un sou » (« Bagatelles pour un massacre ») .

 

On en avait vu des auteurs… Bien frisottés, bien mis, pontifiants et fats. Mais des écrivains, jamais….

Le pélican unijambiste